Cancer de l’ovaire : un traitement prometteur en provenance d’Israël


Cancer de l'ovaire nano-médicament

Le Professeur Dan Peer, directeur du laboratoire de Nanomédecine du Département de Recherche cellulaire et d’Immunologie de l’Université de Tel-Aviv, a développé un nouveau mécanisme thérapeutique rapide et efficace pour combattre l’un des cancers les plus agressifs et mortels chez les femmes, le cancer de l’ovaire.

Avec son équipe, les doctorants Keren Cohen et Rafi Emmanuel du laboratoire de nanomédecine, et Einat Kisin-Finfer et Doron Shabat du Département de Chimie de l’UTA, il a mis au point un nouveau traitement composé de nanoparticules nommé “gagomères” (gagomer en anglais) fait de graisses et recouvert d’une sorte de poly-sucres. Ces “gagomères” s’accumulent directement sur les tumeurs et libèrent les médicaments de chimiothérapie qu’ils encapsulent, produisant des effets thérapeutiques considérables.

Publiée ce mois-ci dans la revue ACS Nano, l’étude de Peer a un double objectif : d’une part améliorer l’efficacité des traitements anti-cancéreux en les dirigeant vers une cible précise, et de l’autre, réduire les effets secondaires indésirables de ces thérapies.

Le Professeur Peer explique que le manque d’efficacité des traitements chimiothérapiques est dû au fait que les médicaments ne sont pas absorbés ni maintenus dans la tumeur suffisamment longtemps pour la détruire. Très souvent, ils sont presque immédiatement éjectés par la cellule cancéreuse qui reste intacte, causant par contre des dommages considérables aux organes en bonne santé situés autour.

La nouvelle thérapie mise au point par Peer et ses collègues multiplie par 25 la quantité de médicament accumulée dans la cellule, et provoque une baisse impressionnante des toxines absorbées par les organes sains. Testés en laboratoire sur des souris, les gagomères opèrent un changement dans la résistance aux médicaments des cellules cancéreuses. Les récepteurs de ces cellules reconnaissent le sucre qui revêt le composé, lui permettant de libérer lentement de minuscules particules de médicament chimiothérapique. Grâce à l’accumulation du médicament, les cellules nocives commencent à mourir dans les 24 à 48 heures.

“Les tumeurs deviennent très vite résistantes aux médicaments” explique Dan Peer. “Après les trois premières séances de chimiothérapie, elles commencent à les éjecter par un mécanisme de survie. Un grand nombre de patientes rechutent, et finissent par mourir à cause de ce processus. Nous avons voulu créer un système d’administration de médicament sûr, qui n’endommage pas le système immunitaire ni les organes”.

Le Professeur Peer a été personnellement touché par la maladie lorsque sa belle-mère est décédée d’un cancer de l’ovaire à l’âge de 54 ans. “Malgré toutes les séances de chimiothérapie, elle n’a pu survivre qu’un an et demi”, “Elle est morte en raison de la résistance aux médicaments des tumeurs agressive. Notre objectif est de combiner la pharmacologie et la technologie pour arriver à créer un médicament moins toxique et plus ciblé qui combatte cette résistance. Nous espérons que cette innovation sera exploitée prochainement lors d’essais cliniques sur des cancers très agressifs”.

Cancer de l’ovaire : un traitement prometteur en provenance d’Israël

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