Faut-il une révolution pour réformer la France ?


Par Ivan Rioufol

Autant de morgue devient insupportable, de la part d’un gouvernement si peu compétent. Ce mercredi matin, Manuel Valls a appelé la droite « à se ressaisir ». La veille, il avait accusé le député (UMP) Claude Gloasguen d’un prétendu passé « d’extrême droite », selon le vieux procédé inquisitorial que le ministre de l’Intérieur se garde curieusement d’appliquer à l’extrême gauche, ouvertement violente et sournoisement antisémite. Ce deux poids deux mesures, coutumier chez cet ambitieux que les sondés de Paris-Match verraient bien à Matignon, s’ajoute aux bobards servis depuis l’élection de François Hollande sur la baisse du chômage et des déficits. Pierre Moscovici avait promis un retour du déficit à 3% en 2013, objectif repoussé ensuite à 2015. Michel Sapin s’était engagé sur une inversion de la courbe du chômage fin 2013. Si, ce matin au Salon de l’agriculture, ce dernier s’est contenté, plus prudent semble-t-il, de souhaiter « moins de chômeurs en fin d‘année », Moscovici persiste à s’accrocher à son objectif, que les experts jugent inatteignable. Après la Cour des Comptes, c’est au tour de la Commission européenne de sonner l’alarme. Elle a estimé, mardi, que le déficit serait encore de 4% cette année et de 3,9 % en 2015.  Concernant le chômage, Bruxelles ne voit aucune inflexion de la courbe ces deux prochaines années. Une stagnation à 11% est annoncée. Qui doit se ressaisir, sinon ce gouvernement d’amateurs ?

Le hollandisme est atteint du syndrome du Titanic. Il se croit pareillement insubmersible et va au naufrage. L’optimisme irrationnel dans lequel s’est réfugié le gouvernement le conduit à sa perte et, plus gravement, le pays avec lui. Il n’est pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que la France ne peut continuer à s’endetter- elle s’approche des 100% de sa richesse annuelle – et à vivre à crédit au prétexte que ceux-ci restent encore très abordables. La paralysie dont fait preuve le pouvoir, incapable de cibler les 50 milliards d’économies sur lesquelles il s’est engagé, s’apparente à un aveu de faiblesse et d’abandon. Il parait clair que l’Etat PS, qui voit son assise électorale se réduire de plus en plus à en croire les sondages, n’osera pas toucher à ses clientèles qui tirent profit de l’Etat providence. Les indispensables coupes claires chez les fonctionnaires ne seront pas faites. Mais l’iceberg approche. Il est énorme. Il pourrait se traduire, par exemple, par une sorte de mise sous tutelle de la France par Bruxelles. Ce n’est pas d’une « boîte à outils » dont la France a besoin, mais d’une révolution. Elle pourrait, qui sait ?, se faire par la rue, comme à Kiev, si la gauche au pouvoir, oligarchie coupée du peuple, devait persister à ne rien vouloir réformer d’un pays en faillite. Qu’en pensez-vous ?

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2014/02/autant-de-morgue-devient-insup.html?xtor=RSS-19

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