Roulette russe par Avraham Azoulay


Rien ne va plus dans notre paisible Moyen-Orient.

Les États-Unis s’affolent : après le choc provoqué par les propos de Bougy Yaalon sur l’attitude « messianique » de Kerry, ils lancent à présent un avis de recherche international pour retrouver le troisième partenaire du ballet des négociations, Abou Mazen. Celui-ci vient d’être localisé jouant à la roulette russe avec Poutine, qui se substitue, encore une fois, à l’oncle Sam. Obama est tombé de haut, lui qui a su soutirer maintes promesses d’Israël, se voit une énième fois doublé par le Kremlin. La Maison blanche compte les points marqués, comme pour la Syrie, l’Iran, l’Égypte. Elle s’agite, se démène, menace, et au final, se fait voler la vedette par Vladimir. Ni une ni deux, celui-ci ne s’encombre d’aucune procédure et n’a nul besoin de l’autorisation du monde « éclairé ». Il fixe les règles, les siennes bien sûr, progresse… et le comble, c’est que la planète va suivre et sûrement valider un plan de « paix » sans négociations.

Voilà, les jeux sont faits du côté oriental .En fait,l’atout du Fatah-Hamas, c’est de camper sur leur position et ne pas en bouger. Unis pour tout exiger, tromper, sans jamais rien donner… L’erreur que nous commettons, c’est de tenter de suivre les règles, celles de la démocratie et celles de notre morale juive, aux dépens de nos propres lignes rouges, trop souvent bafouées. Bibi et Shimon reviennent de Davos, le fameux rendez-vous économique mondial. L’un prône sans équivoque une simple  reconnaissance par les Palestiniens de l’État juif, le second, Pérès, lauréat du prix de « l’esprit Davos », offre en échange (de rien) un nouveau cadeau au désordre mondial : « Pourquoi s’entêter ? Même cette demande de reconnaissance est superflue… » Et voilà comment s’effondre une fois de plus notre fragile château de cartes, éliminant toute possibilité de revendication de notre part. À suivre un tel raisonnement, nous pourrions dire adieu à Jérusalem, à la vallée du Jourdain, au Golan, à la Judée-Samarie et souhaiter la bienvenue à tous les réfugiés du monde… Ainsi, la gauche présidentielle ne tire aucune leçon du passé, oubliant les victimes d’Oslo et du Goush Katif. Au contraire, elle semble apprécier ces sacrifices qui menacent en permanence notre existence, elle joue notre avenir à la roulette russe. Certes, le temps de faire paix, la paix maintenant, est bel et bien venu, mais la paix entre nous, d’abord !

roulette-russe

Il serait temps d’oublier ce complexe de Juif errant, ce syndrome d’exilés qui nous culpabilise et nous rend responsables de tous les malheurs du monde. Cessons d’attendre que le monde nous aime. Notre rôle se joue en premier lieu sur l’échiquier juif, et c’est à nos représentants de droite comme de gauche, religieux comme laïcs, séfarades comme ashkénazes, de se réunir pour parvenir à une stratégie commune et favorable à tous, avant toute initiative individuelle ou déclaration officielle face aux joueurs étrangers. Il est connu que la présence de D-ieu réside dans les foyers où règne le shalom. Alors ouvrons-Lui la porte, invitons-Le à un forum de l’avenir du peuple juif et permettons-Lui d’être le seul médiateur de la partie.

Avraham Azoulay

http://www.leptithebdo.net/2014/01/27/roulette-russe-par-avraham-azoulay/

Roulette russe par Avraham Azoulay

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