Ariel Sharon 1928-2014


Jamais dans l’histoire d’Israël un personnage légendaire n’a été controversé comme Ariel Sharon. Depuis la création de l’Etat juif, il a fait partie du paysage militaire et politique d’Israël et a marqué de son empreinte l’histoire du Proche-Orient : les conflits armés, les champs de bataille et les combats pour la paix sur l’arène diplomatique.
Toujours en action, le guerrier victorieux est devenu un négociateur habile et l’un des principaux acteurs de la planète de ces dernières décennies. Son brusque départ de la scène politique a rendu difficile le déchiffrement de l’énigme Sharon et compliqué la situation au Proche-Orient.
J’ai rencontré Arik Sharon pour la première fois en 1965 alors que j’étais un jeune soldat dans les rangs de Tsahal. A l’époque, il était déjà colonel dans les paras et sa présence dans les camps militaires flanquait la trouille aux « bleus ».
Il venait d’être évincé du commandement Nord et était chargé de l’instruction des nouveaux militaires. Il supervisait avec une discipline de fer l’entraînement des troupes.
Je l’observais, au garde à vous. Il s’approcha et me posa quelques questions concernant les conditions du service. Je répondis brièvement en rougissant et avant de partir, Sharon me dit :
« Soldat, sache toujours te protéger et te défendre ! La tranchée que tu viens de creuser n’est pas assez profonde ! Prends garde pour la prochaine fois, car l’ennemi est lâche et impitoyable !»
Ses paroles directes aux soldats étaient toujours dites avec un intérêt sincère pour ses subordonnés ; ses propos prononcés en fronçant les sourcils et avec un sourire malicieux. On ne pouvait ni désobéir, ni blâmer, ni discuter. C’était le style typiquement Sharon qui accompagnera la longue et riche carrière du général baroudeur.
Né en Palestine en février 1928, Ariel, fils de Shemouel et Vera Sheinerman a une enfance agitée et tourmentée par les événements de l’époque. A Kfar Malal, sa famille habite sous une tente, sans électricité ni eau courante. Le père cultive la terre aride dans des conditions pénibles et le fils suit ses pas avec beaucoup d’admiration. Il observe comment son père défriche, plante, arrose et récolte. Il regarde la ferme s’agrandir et devenir après, un petit poulailler, une étable et enfin une écurie. Il s’imagine héros de western. Il se voit monter à cheval et galoper dans les prairies, faire du rodéo et lancer son lasso pour attraper le bétail en fuite. Il rêve de diriger un jour la ferme de ses parents et de devenir un cultivateur célèbre.
Solitaire, Ariel se tient à l’écart des enfants du village et s’amuse plutôt avec les animaux. Le fidèle chien de la ferme, Shiptz, est son meilleur ami……[lire la suite]

http://jcpa-lecape.org/ariel-sharon-1928-2014-2/

Ariel Sharon 1928-2014

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