Les leçons à retenir de la Shoah, une question d’oreille et de liberté


Une fois de plus, Israël est consterné par son gouvernement qui bafoue la justice et le bon sens ; une fois de plus, Netanyahou procède à un lâcher d’assassins en échange de rien. Il y a quelques semaines, j’ai lu dans Hamodia en français que la Shoah  n’avait jamais été aussi bien enseignée. Quels en sont les conclusions et les implications pratiques et morales à retenir pour notre génération ?

Yéochoua Sultan

D’un côté, l’intérêt pour la question répond à un commandement de la Torah : «Rappelle-toi et n’oublie pas ce que t’a fait Amalek, en chemin, lors de ta sortie d’Egypte» (Deutéronome XXV, 17). Par extension, Amalek devient tout peuple non-juif ou individu qui haït viscéralement et irrationnellement le Juif au point de chercher à le détruire par tous les moyens : et cet ordre ne concernera plus la seule sortie d’Egypte, mais aussi bien celle de Babel ou encore de l’exil d’Edom, même si cette dernière est peut-être encore pour beaucoup de dirigeants surtout physique pour le moment, quand on constate le caractère d’esclave d’un Premier ministre qui n’a même plus la volonté et encore moins la force de faire respecter un minimum de justice lorsqu’il libère par trois fois une trentaine d’assassins, sachant également que la Cour suprême ne garantit ni la justice ni l’application du droit, comme nous l’avons envisagé précédemment.

Curieusement, c’est à l’occasion de chaque grande sortie de l’exil qu’Amalek se matérialise dans toute son horreur. Son grand-père, Esaü, lui montre le chemin en s’attaquant à Jacob au moment où il quitte son exil à Haran pour rentrer chez lui, en terre de Canaan (voir Genèse XXII, 23). Nous relevons donc trois attaques notoires d’Amalek à chacune des fins de nos exils que nous marquons à diverses périodes de l’année : Pessah, avec Amalek qui nous attaque à la sortie d’Egypte ; Pourim pour Aman, dont l’ancêtre Agag avait valu à Saül son bannissement de la royauté, et, s’il est permis de les placer sur un même plan, le jour de la commémoration de la Shoah ou encore le kaddish général du 10 tévet pour les victimes du nazisme et de régimes complices dont les dates de décès n’ont pu être retenues.

Mais quel devrait être pour nous, sur le plan pratique et moral, la grande leçon de la Shoah? A ce propos, nous en limitons les répercussions trop souvent aujourd’hui à une certaine idée de notre indépendance politique. C’est d’ailleurs le motif principal, voire unique, invoqué par nos représentants politiques, dans leurs discours solennels, aussi bien à la date de la veille de l’indépendance que lors des commémorations de la Shoah. Ils font allusion plus qu’ils ne revendiquent notre droit à la guerre pour empêcher que nous ne soyons, D. préserve! de nouveau semblables à des montons menés à l’abattoir, «considérés comme du menu bétail voué à être égorgé» (Psaumes, XLIV, 23)…….. [la suite]

http://www.israel-flash.com/2014/01/les-lecons-a-retenir-de-la-shoah-une-question-doreille-et-de-liberte/

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