En 2014, le rouge-brun sera tendance…Un mélange pas très beau à voir. Mais la mode a des impératifs qui ne sont pas toujours esthétiques.


ar tradition et par habitude, le rouge n’aime pas le brun qui le lui rend bien. Ces deux couleurs se sont pendant longtemps combattues et prétendent se combattre encore. D’un côté, les lendemains qui chantent. De l’autre, la bête immonde.

Mais ces deux couleurs ont en commun d’avoir beaucoup souffert. Le bien-aimé camarade Staline a fait énormément de tort au rouge. Et le regretté chancelier Hitler s’est employé avec persévérance à disqualifier le brun. Mais entre les deux il n’y a pas égalité. Le rouge, bien que passablement délavé et sale, se porte toujours avec succès. Le brun, lui, est obligé de se dissimuler et de clamer, à en perdre la voix, qu’il n’est pas brun. D’ailleurs, si l’on se réfère aux « Voyelles » de Rimbaud, on verra que le rouge y a l’apparence d’un « I » fièrement dressé. Le brun, pauvre brun, ne figure pas dans la palette du poète.

Mais les épreuves subies permettent à ces deux couleurs d’esquisser d’intéressantes tentatives de réconciliation. Elles ont beau se détester, elles ont tellement d’ennemis en commun que ça crée des affinités toujours inavouées et inavouables. Plusieurs nuances sémantiques les différencient. Les rouges aiment les peuples qui luttent contre l’impérialisme américain. Les bruns aiment les nations qui résistent au mondialisme initié par Wall Street.

Les rouges aiment les peuples arabes – et en particulier le peuple palestinien, nouvelle figure christique, substitut du prolétariat souffrant – qui se dressent contre la botte sioniste. Et à force d’aimer les arabes, ils en viennent à haïr les juifs, qu’ils n’appellent pas juifs mais sionistes. Les bruns, et c’est chez eux une option fondamentale dont les sources vont de Maurras à Pétain, n’aiment pas les juifs, orgueilleux et omnipotents maîtres du monde. Et à force de haïr les juifs qu’ils appellent juifs (car ils n’ont pas les minauderies des rouges), il leur arrive parfois d’aimer les arabes (mais pas ceux qui sont en France).

Les rouges détestent les banques apatrides et cosmopolites. Les bruns détestent les banques juives, toutes juives même celles qui ne le sont pas car les banques sont de naissance et par essence juives. Les rouges et les bruns ont deux Mecque en commun : l’Iran et le Venezuela. Ces deux pays, en effet, luttent  héroïquement contre l’idéologie dominante de l’impérialisme américano-sioniste. Les rouges idolâtrent les peuples à l’exception d’un seul, le peuple juif. Les bruns adorent les nations à l’exception d’une seule, l’État hébreu….. [la suite]

http://www.atlantico.fr/decryptage/en-2014-rouge-brun-sera-tendance-benoit-rayski-942277.html

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En 2014, le rouge-brun sera tendance…Un mélange pas très beau à voir. Mais la mode a des impératifs qui ne sont pas toujours esthétiques.

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