Yom Hazikaron (Poème )

Par Jean Levy pour Guysen International News

S’il est un souvenir qu’il faut pérenniser,
C’est celui du Soldat, objet de nos fiertés.
Chaque année, ce jour là, un hommage est rendu,
A cette armée de Tsahal et à ses disparus.
Ces soldats d’Israël, porteurs de nos espoirs,
Défendent leur pays et se couvrent de gloire.
En ce jour de mémoire, on entend les sirènes
Hurler en Terre Sainte nos douleurs et nos peines.
Les Juifs du monde entier se sentent solidaires,
Et prient pour ces soldats, qui pour eux, font la guerre .
Car ne nous trompons pas, quand sous les balles ils tombent,
Ils défendent Israël et tous les Juifs du monde.
Alors, prions pour eux, qui aiment tant la vie,
Et prions pour tous ceux qui sont déjà partis.
Observons dans nos cœurs la minute de silence,
Cri de désespérance, mais aussi d’espérance.
source : Guysen

Brisures de Pnina Amit pour Yom HaShoah

Par rachelsamoul

Ce poème de la poétesse israélienne Pnina Amit traduit par Esther Orner a été publié dans le n° 8 de la revue Continuum, la revue des Ecrivains israéliens de langue française. La poétesse Pnina Amit vient de recevoir le prix de l’association des Ecrivains israéliens pour le recueil dont est tiré ce poème, Shvarim, שברים

Brisures

Mère (1)

Mieux que Dieu tu distinguais

le jour de la nuit

le jour – pour nettoyer cuisiner, travailler, payer,

[raccommoder

 

mettre de l’ordre et de l’ordre.

Et la nuit – pour le cri

 

et les pas de mon père.

Du valium, prend du valium. Dors

un peu. Dors.

 

Même plus que toi plus que Dieu

je suis

avant les mots.

 

Tohu

Mère (2)

Tes doigts ramassent et caressent les aiguilles perdues

[même

 

celles qui piquent.

 

Après que tu as été chassée affamée de tes propres mains

[tu as enterré ton aîné

 

Tu as perdu ta fille, tu cousais

cousais –

survivre et te retrouver, tu as dit

 

et je me souviens du feu, du cri de l’effondrement et

[comment

 

tu m’as perdue

 

ta mort  a dévoilé la vérité – tu m’as toujours retrouvée.

[Moi

 

je t’ai toujours perdue.

 

©Pnina Amit, traduit de l’hébreu par Esther Orner.

source : KefIsrael

Poème en partage: L’avenue de Yaël Globerman

par rachelsamoul

Yaël Globerman est une poétesse israélienne que j’ai découvert grâce à Esther Orner et son anthologie « Chacune a un nom » édité aux Éditions Caractères. Ce poème avait aussi été repris dans le Continuum n°6 consacré à Tel Aviv. Il m’émeut particulièrement.

L ‘AVENUE

Dans l’avenue du Roi David de vieux partisans

s’étalent sur des bancs comme des bougies tordues

ils s’éteignent dans les bras de jeunes philippines

leur racontant en polonais des choses

que de toute leur vie ils n’ont pas raconté à leurs enfants.

A deux pas d’ici, mon père

se tait chez lui parmi les photos de ma mère.

Son silence s’épaissit comme le verre d’une bouteille

que le temps a bouché. Si elle se brise, il  se brisera avec  elle

d’ici dix ans un tramway passera par là

des rails de fer se reposeront le long de l’avenue

comme une rangée de déambulateurs renversés sur la nouvelle pelouse.

Je marche sur une ligne brisée

Cracovie Tel Aviv Manille.

Quelque chose de plus fort que la nostalgie s’accroche à moi, guide mes pas

vers un banc de bois comme une navette spatiale :

un vieux monsieur parle, une jolie femme tout près.

Je viens je m’assois entre eux comme une enfant.

Il raconte, elle lève les yeux vers moi,

je comprends ses paroles à lui.

Je peux sentir ses cheveux à elle.

Les distances qu’auparavant je rêvais de traverser

font maintenant partie de l’absolu.

Trois étrangers sont assis sur un banc

comme dans une station. L’avenue galope devant nos  yeux

s’en va, comme nous, sans bouger.

©Yaël Globerman

Traduction: Esther Orner

source : KefIsrael

tu cours vers l’après

par rachelsamoul

Je ne sais pas si c’est le fait que je viens de fêter mes trois ans de retour en Israël (c’était le 3 aout 2008) ou si c’est seulement l’air du temps mais je me suis sentie en résonnance ave ce poème « tu cours vers l’après » de Marlena Braester.  Le voici donc dans ma catégorie: Poème en partage

Marlena Braester écrit en français en Israël alors que sa langue maternelle est le roumain. Elle traduit  de l’hébreu vers le français notamment Ronny Someck et Amos Oz . Marlena Braester est la présidente de l’Association des Ecrivains israéliens de langue française qui publie la revue Continuum.

« tu cours vers l’après » est un poème du recueil La lumière est ses ombres paru aux éditions Jacques Brémond en 2008.

tu cours vers l’après

entre

l’heure

qui précipite le jour

et

l’heure

qui précipite la nuit

le temps se met-il à passer plus vite

toi, tu cours devant toi sur l’étendue

en rafales de temps

en temps

car

disparus les chemins

entre l’heure

qui précipite la nuit

et

l’heure

qui précipite le jour

tu te ramasses au bout du souffle

au bout d’un futur de plus en plus antérieur

depuis

tu cours vers l’après

dans la tombée du jour

dans la tombée de la nuit

 

la lumière de la fin

se mêle

à l’éclat du commencement

©Marlena Braester

source : Kefisrael

Un poème de Bialik pour une famille assassinée

Comme une chape de plomb, aujourd’hui sur Israël. Comment comprendre qu’on puisse égorger un enfant dans son sommeil? Mon amie Esther Orner m’a parlé du poème  que  Bialik avait écrit après le pogrom de Kichinev en 1903. Je crois qu’il convient tout à fait aujourd’hui.

Tuerie

Cieux, implorez grâce pour moi !
S’il y a en vous un Dieu,
Et un chemin qui conduit à lui, Un chemin que je n’ai pas trouvé
Alors, priez vous pour moi !
Mon cœur est mort;
Plus de prière sur mes lèvres,
Plus de force dans les bras, plus d’espoir !

Jusqu’à quand ? Jusqu’où, Jusqu’à quand ?

Holà ! Bourreau, voici ma gorge, viens et tue !
Abats-moi comme un chien ! Toi, tu as un bras et un couteau
Et, moi, j’ai l’univers pour échafaud.
Frappe à la tête ! Que le sang du meurtre,
Le sang de l’enfant et du vieillard,
Gicle sur ta chemise

Et que jamais il ne s’efface !

S’il y a une justice, qu’elle paraisse aussitôt !
Mais si elle tarde, si elle n’éclate qu’après ma mort,
Après que, moi, j’aurai été détruit,
Je veux que son trône s’écroule
Et que les cieux périssent dans le mal éternel !
Quant à vous, scélérats, sustentez-vous de sang,
Allez et vivez de vos ignominies !

Maudit soit celui qui dira : vengeance !
Une telle vengeance, la vengeance du sang d’un enfant,
Satan ne l’a point encore inventé…
Que le sang se creuse un chemin sous terre,
Qu’il sape et ronge et mine dans les ténèbres
Les fondements délabrés de l’univers !

(Traduction de l’hébreu de J. Milbauer)

Paru dans l‘Anthologie de la poésie en hébreu moderne (Gallimard, 2001)

En souvenir de Hadass, 3 mois, Elaad, 4 ans, Yoav, 11 ans, Ruth Fogel, 35 ans, Udi Fogel, 36 ans égorgés à Itamar.

Roï, 8 ans et Ichai ont échappé au massacre. C’est Tamar 12 ans qui a découvert l’horreur.

source : KefIsrael

Terre Promise

La nuit se couche sur ma Terre Promise,
Sur mon piano, quelques notes de "Lettre à Elise".
Les étoiles soudain scintillent dans le ciel,
Et je lève les yeux vers ma ville éternelle.

Mon coeur ne bat que pour toi,
Ô ma Céleste Terre,
Mes souvenirs de toi
Ne seront jamais éphémères.

Pardonne mon exil,
Loin de ton existence,
Pardonne-moi de souffrir
loin de ton évidence.

Et un jour ou une nuit
Je reviendrais vivre avec toi,
Dans ce doux pays
Que j’appelle "chez moi"

merci à Psylov du forum Israelfr

ETRE ET AVOIR Pour ceux qui aiment la langue française!

 

Loin des vieux livres de grammaire, 
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit..
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été. 

Texte d’Yves Duteil

Auschwitz, le mot impossible

(poème de Rachel Franco)

Chaque fois, je tente de dire Auschwitz

Mais les mots se dérobent sous moi,

Retirant la  terre qui porte ma douleur,

Imposant un silence de mort à ma voix.

 

Chaque année, je prends le Ciel à témoin,

La terre me refuse son soutien;

Le corps des mots git dans les charniers

Mélangés aux  os de leurs corps décharnés.

 

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Oui, la terre a ouvert sa bouche,

Le gouffre les a avalés.

 

Je suis ce gouffre

Et cette chair brûlée,

Je suis ce cri qui meurt dans ma bouche,

Je suis leurs voix étranglées.

 

Cette année encore,

Approchant de l’abîme

Mes pieds au bord du Vide,

Je pleure et j’implore.

 

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Le Ciel s’est ouvert pour les engloutir

Et la nuit les a emportés.

 

Je suis une petite fille avec des nattes brunes,

Je marche dans la file, entourée de la brume;

Le regard fixé sur mes chaussures,

Je rêve de la belle lune.

 

 

Je suis cette petite fille avant que d’être née,

Je marche et  marche encore,

Il me semble que je marche pour l’Eternité;

Sur moi, brille une douce étoile en or.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

La terre et le ciel sont complices,

Leurs indifférences m’ont assassinée.

 

Dans les chambres à gaz, ils se déshabillaient,

Confiants aux crochets, juste pour un instant

Leurs vêtements retirés,

Répétant pour après, le nombre du crochet, inlassablement.

 

Je suis l´Instant qui attend

Leur retour depuis la nuit des temps,

Je suis leurs pauvres vêtements

Pendus aux crochets de leurs instants.

 

Laissez-moi dire,

Laissez-moi témoigner,

Sur la terre, ils  vont revenir

Pour en hériter et l’habiter.

 

Six millions de numéros

Gravés sur leurs peaux,

Tissent dans mon âme

Le vêtement de l’infâme.

 

Mes morts ne reposent pas

Et le monde continue de tourner,

La terre accuse le Ciel de sa beauté

Et le ciel accuse la terre de son iniquité.

 

Je voudrai savoir dire,

Mais je ne sais témoigner;

A nouveau, le monde accueille le pire,

Complaisant, il respire le Mal qui renaît.

 

L´étoile était bien jolie

Elle me parlait d’Infini,

Mais dans le regard des grands,

Elle signifiait la terrible nuit.

 

 

J´étais une petite fille au regard de lune,

Sa main tenait la mienne si fort;

Elle s’est pourtant perdue dans l’amertume,

Avec elle, j’ai perdu mon étoile d´or.

 

Je ne sais plus comment dire,

Les mots se sont échappés,

Je voudrai juste dormir

Et avoir rêvé.

 

Les forets sans honte glorifiaient le ciel,

Et les montagnes sentaient bon le petit bonheur

Tandis que sur des rails qui mènent vers l’horreur,

Les trains emportaient les enfants d’Israël.

 

Coupable, la nature est coupable

D’avoir permis outrageusement

Que la beauté du monde s’offre en spectacle,

Alors que l’odeur de la chair de mon peuple parfumait les villages avoisinants.

 

Non, je ne sais pas dire

Et je ne puis témoigner;

Je sais juste accueillir

Leurs présences oubliées.

 

Dieu a caché son visage,

Ils ont été anéantis;

Et moi, je n’ai plus d’âge,

Je suis la gardienne de leurs vies.

 

Mes larmes viennent de la nuit des temps

Et Dieu pleure avec moi,

Elles qui sont le fruit amer de tous leurs sangs,

Dieu refuse qu’elles ne sèchent jamais.

 

Je ne sais pas dire,

Je ne sais pas témoigner,

Je ne suis que délire,

Un hurlement qui se tait.

 

 

Je suis hier et je suis aujourd’hui,

Je suis cette petite fille perdue dans la nuit,

Je suis leurs voix étouffées,

Je suis leurs regards mutilés.

 

Je suis le gouffre béant,

Je suis ces corps qui tombent,

Je suis l’odeur de la chair calcinée,

Je suis votre part d’ombre.

Je ne saurai jamais dire,

Je ne sais que prier

Pour que jamais le Pire

Ne soit oublié.

Je devine le lieu de votre dernière demeure,

Enfants de mon peuple assassinés,

Bien-aimés qui me demandaient

De témoigner pour vous contre la terreur.

Vos sangs couleront dans les veines de l’arbre de Vie

Dont les belles racines plongent si près de Sa Lumière;

Vos âmes fleuriront dans le jardin de l’Infini;

Pour l’heure, elles éclairent mon cœur de votre douleur.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes…

Rachel Franco – 31 Janvier 2010

source : drzz

Depuis plus de trois mille ans

Depuis plus de trois mille ans

Les hommes, les femmes, les enfants.

 

Tous ont imploré le ciel

Pour que renaisse Israël

 

Après d’abominables épreuves

Ils ont enfin reçu la preuve

 

Que même dans la nuit la plus noire

Il faut toujours garder espoir.

 

Grace à de très durs labeurs

Avec les larmes et des pleurs  

 

D’un désert ils ont fait renaitre

Des champs ou les bêtes peuvent paitre

 

Ils ont construit un pays

Qui en tout point nous ravit

 

Un exemple de démocratie

La aussi ils ont réussit

 

Mais les forces de l’obscurité

Leurs suppôts nous ont envoyé

 

A l’ONU, ils se pavanent

Les deux plus grands  ânes  

 

Ahmadji Nedjab,  Kadafi

Pour le monde c’est un vrai défi

 

Ces deux plus grands dictateurs

Qui chez eux sèment la terreur

 

Le monde, un jour verra la lumière

Ce doit être notre seule prière

Un temps pour Tout ( poème de Rachel Franco )

Un temps pour Tout

En moi vibre la Sagesse de mes pères,

Qui donne à chaque temps de vie

La plénitude de la totalité

Et promet la Lumière

Après l´obscurité.

 

Il y a un temps pour Tout, certes

Mais qu´il est difficile à vivre

Le temps de la douleur, de la peine et de la mort;

Qu´il est difficile à vivre

Le temps de la bêtise, de la haine et de la guerre.

 

Un temps pour pleurer et un temps pour rire, dit  le Roi de la Sagesse.

Quand viendra le temps où les larmes seront consolées ?
Quand viendra le temps où les peines seront apaisées ?
Quand viendra le temps où  la joie seule habitera nos cœurs?
Quand viendra le temps de l´insouciance et du seul plaisir des rires partagés ?

Un temps pour détruire et un autre pour construire, dit-il encore.

Quand viendra le temps de l´Amour et des mains tendues ?
Quand viendra le temps où nos cœurs battront au rythme d une seule mesure?
En tous lieux, la langue fourbe attise la haine entre les peuples,
De tous cotés, la langue mensongère s´active dans son œuvre de destruction.

Un temps pour mourir et un temps pour vivre, je veux le dire.

Mais nous ne cessons de mourir à nous-mêmes,
Et restons dans l´attente d´une nouvelle naissance;

Nous ne cessons de rêver les yeux ouverts

Et la lumière tarde à se révéler.


Quand viendra le temps de vivre

Celui de la vraie vie,

Le Gan Eden, ici et maintenant ?

Quand viendra le temps de la clarté et de la paix ?

 

La pluie s´est évaporée,

Elle s´élève vers le ciel;
Elle s´offre à nos regards d´enfants

Comme une nuée céleste, inaccessible et  pourtant si proche.

Je ne puis m´envoler dans le ciel,
Mais je sais offrir mon visage, mon corps et mes mains ouvertes,
Je ne puis me sauver du monde de la haine et de la guerre

Mais je sais recueillir en moi la rosée du matin.

Est-ce là le temps de vivre ?

Ne me répondez pas et laissez-moi trouver le chemin !

La réponse est en moi;
Elle se cache dans mon cœur
Et se love dans mon âme.

 

Rachel Franco, 13 Octobre 2009

 


 
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