Analyse du discours de Mahmoud Abbas

Il y aurait trop à redire sur le discours du 29 novembre à l’Assemblée générale de l’Onu du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour perdre son temps ici à le décortiquer. Mensonges, omissions et mauvaise foi y paradent librement. Il est en revanche intéressant de s’arrêter sur sa profession de foi quant aux négociations et à la paix qu’il propose.

« Nous adhérons à la possibilité de négocier une solution durable au conflit, conformément aux résolutions de la légitimité internationale. Ici, je déclare que l’OLP est prête à retourner immédiatement à la table des négociations sur la base des termes de référence adoptés basés sur la légitimité internationale et une cessation complète des activités de colonisation».
En clair, les pourparlers devront tourner autour d’un retrait aux lignes d’armistice de 1949 dénommée abusivement« frontières de 1967 » et d’un arrêt total du développement des implantions existantes qui, au final, deviendront israéliennes sur le papier. Ceci sans oublier l’exigence d’un abandon de la ville sainte de Jérusalem, renoncement inimaginable aux yeux du peuple juif dans sa quasi totalité.
Seuls les plus naïfs attendront donc la reprise de ces négociations !
Le plus grotesque n’est pourtant pas sur ce point.

« L’objectif du peuple palestinien est la réalisation de ses droits nationaux inaliénables dans son État indépendant de Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale, sur tout le territoire de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, occupée par Israël pendant la guerre de juin 1967, en conformité avec les résolutions de la légitimité internationale ainsi que la réalisation d’une solution juste et convenue à la question des réfugiés palestiniens conformément à la résolution 194, tel que stipulé dans l’Initiative de paix arabe, qui a présenté la vision consensuelle arabe pour résoudre le cœur du conflit israélo-arabe et de parvenir à une paix juste et globale ».
Non content de réclamer « la réalisation des droits nationaux inaliénables dans l’état de Palestine »,il lui faut également une « solution juste sur la question des réfugiés »basée sur une résolution onusienne non contraignante et, de surcroît, ne mentionnant nullement le terme ‘’palestinien’’. Chacun comprendra, par cette exigence, que l’Etat du peuple juif devra, au nom de cette ‘’Paix’’,solutionner ce ‘’problème’’ à ses dépens. Un problème qui n’en serait pas un s’il ne s’agissait pas d’incorporer, non pas les véritables réfugiés de 1948 maintenant quasiment disparus, mais des centaines de milliers de leurs descendants. Un problème consciencieusement entretenu par le monde musulman (et la communauté internationale) dans l’objectif unique de submerger l’état juif par la démographie et, ainsi, obtenir ce qu’il n’a pu obtenir par les moyens de la guerre.
A savoir la fin d’Israël transformé en un énième état musulman.
Quel être censé peut croire un seul instant que le peuple israélien va accepter l’oukase des frontières d’Auschwitz, l’abandon du premier lieu saint de leur foi et l’immigration de centaines de milliers de musulmans revanchards et haineux ? Quel être censé peut croire que les Israéliens abandonneront « leurs droits nationaux et inaliénables » et qu’ainsi la paix adviendra ?
Le conflit va donc encore perdurer des années jusqu’à ce que les pays occidentaux, la France en tête, par manque de courage et intérêts mercantiles cèdent à nouveau aux exigences de l’Ouma et fassent plier l’état juif.
A l’état d’Israël de prendre les devants et de poser ses propres conditions afin de contraindre les puissances occidentales, censées défendre les droits de l’homme, à s’élever contre l’éradication de l’état du peuple juif.
Ne pas s’atteler à cette tâche sera prendre un risque pour la pérennité du pays.
source : Victor Perez

Corruption palestinienne : le Congrès américain s’inquiète et veut un suivi complet sur l’aide annuelle à Ramallah

« L’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas a déposé près de 13 millions de dollars, reçu de la part des contribuables américains, sur un compte bancaire secret. Abbas utilise également ses connections politiques et le processus de paix stagnant à but lucratif. » Les experts du Moyen-Orient qui ont témoigné devant le Congrès américain n’y sont pas allé de main morte la semaine dernière !

« Abbas s’est enrichi au cours de ses sept années de son mandat par le biais des transactions foncières secrètes, et a aidé ses deux fils à gagner des millions de dollars grâce à leurs participations dans des sociétés qui tirent profit de l’aide américaine, » ont dit les experts lors d’une audience de la commission des affaires étrangères intitulé «La corruption au sein de l’establishment politique palestinien. »

« Yasser et Tareq, les deux fils de Mahmoud, ont utilisé leurs liens gouvernementaux pour obtenir des contrats et traitements spéciaux pour les partenaires d’affaires, » selon Jonathan Schanzer, vice-président pour la recherche à la Fondation pour la Défense des Démocraties.

« Ce que nous savons de la corruption palestinienne, c’est la pointe de l’iceberg – le plus gros est encore bien caché » a t-il ajouté.

« Abbas a « utilisé sa position de pouvoir pour faire profiter ses poches », a déclaré Steve Chabot, le président de la sous-commission parlementaire des Affaires étrangères sur le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. « Notre politique doit viser à autonomiser ceux qui cherchent à servir le peuple palestinien au lieu de lui-même. »

« Bien que M. Abbas et l’Autorité palestinienne sont considérés comme une alternative sécuritaire et plus modérée à la terreur que le groupe Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, le régime corrompu d’Abbas a empoisonné les pourparlers de paix car il cherche à s’emparer du pouvoir, » affirment l0es experts et les législateurs américains.

« Le choix cohérent du président palestinien Mahmoud Abbas est un chemin qui lui a permis de conservé son bureau », a déclaré Gary Ackerman, membre du sous-comité. « En tant que principal bailleur de fonds politique pour les Palestiniens, nous devons être extrêmement préoccupé sur le fait que notre aide ne doit pas être un soutien à un régime corrompu. »

« L’administration Obama ne surveille pas correctement les 600 millions de dollars apportés aux palestiniens tous les ans » a ajouté pour sa part Schanzer. « Washington devrait tout simplement reconnaître qu’il y a un problème », a t-il dit. « Le personnel du Consulat Américain de Jérusalem-Est sait que les élites palestiniennes sont corrompues. Mais pour des raisons qui ne sont pas tout à fait clair, le Département d’Etat n’a pas encore émis une déclaration dans le but de résoudre ce problème. »

Elliott Abrams, un ancien conseiller de sécurité nationale de George W. Bush, a raconté les négociations d’arrière-scènes qu’il a eues avec les dirigeants arabes qui ont refusé de soutenir les institutions corrompues de l’Autorité palestinienne.

« Je peux vous dire de ma propre expérience, que les gouvernements arabes du Golfe se demandent souvent « pourquoi devrions-nous leur donner de l’argent quand leurs représentants vont simplement le voler? », a déclaré Abrams, qui a noté que 82% des Palestiniens croient que leur gouvernement agis de manière contraire à l’éthique.

Selon les experts américains, « le président palestinien a planqué au moins 39 millions de dollars dans un compte bancaire secret en Jordanie, selon des informations parues dans la presse arabe et ailleurs. Seulement Abbas et deux de ses plus proches confidents ont accès au compte. Sur ce compte, au moins un tiers représente de l’argent donné directement par les américains. »

Des sites d’opposition palestiniens au gouvernement de Ramallah allèguent, de leurs côtés, que M. Abbas a obtenu 160 millions de dollars provenant de la vente des biens immobiliers de l’OLP au Liban.  Selon ces informations palestiniennes, « Mahmoud Abbas possède également des propriétés somptueuses d’une valeur de plus de 20 millions $ dans la bande de Gaza, en Jordanie, au Qatar, à Ramallah, en Tunisie, au Maroc et aux Emirats Arabes Unis », selon la recherche de Schanzer.

Abrams a noté dans son témoignage que le président Abbas a d’ailleurs interdit toute enquête financière sur lui, ses fils, et leurs pratiques commerciales.

Les deux Abrams et Schanzer ont également souligné leurs préoccupations avec PalInvest, un Fond d’investissement palestinien créé pour soutenir les institutions palestiniennes. Ce fond d’investissement à pour membre du comité directeur au moins un des deux fils de Mahmoud Abbas. « Mes plus graves préoccupations proviennent des indications que le fonds n’est pas aussi transparent ou indépendant qu’il est destiné à être. En plus de son fils au Conseil d’administration, les autres membres sont tous, sans exception, ses amis et alliés. »

Nathan Berdigo – JSSNews

source : jssnews

Le CDH, l’ONU, la gauche, Toulouse et les Juifs.

Oury Wesoly, tenant de l’idéologie de cette gauche fétide éloignée de tout bon sens et des valeurs universelles, est-il entrain de comprendre son erreur de lecture sur le conflit proche-oriental ? Rien n’est moins sûr ! Dans un article intitulé « Pourquoi Israël a bien fait de rompre avec le Conseil des Droits de l’Homme » celui-ci en vient à applaudir le gouvernement haï de droite de Benjamin Netanyahou : « (…) on ne peut, une fois n’est pas coutume, qu’être en accord avec la décision du gouvernement israélien de rompre avec ce« bidule » qui est une insulte aux Droits qu’il prétend protéger».

« Bidule » serait le Conseil des Droits de l’Homme, organisme de l’Organisation des Nations Unies ? Ce machin qui, tire plus vite sur Israël qu’il ne rédige la moindre résolution sur la Syrie, l’Iran, le Soudan, l’Arabie Saoudite, etc. ?  Cette qualification n’est-elle pas, habituellement, l’apanage exclusif de l’Onu attribué par cette droite, forcément ‘’extrémiste’’, que Wesoly exècre ?
Une caractéristique octroyée quasiment depuis que l’Onu est, et qu’il semble découvrir au coin d’un énième abus !
Ce journaliste file t-il donc un mauvais coton ? Pas du tout ! Son problème est que sa logique ne lui permet point d’adopter totalement, sauf à perdre définitivement sa crédibilité, l’optique des antisémites que regorgent ces instituts.
Bien que mis devant l’évidence par la décision du CDH de commettre une nouvelle mission d’enquête devant blâmer au final l’état juif, il n’en continuera pas moins, dans le même article, à dénommer les villes et villages de Judée et Samarie « colonies »,à qualifier les habitants de « colons » et parlera de Tel-Aviv, plutôt que Jérusalem, comme le centre décisionnaire politique israélien !« L’an passé, le Conseil n’a jugé devoir s’exprimer la Libye, pourtant en pleine guerre civile. Il n’a pas cru nécessaire de condamner la répression en Iran. Mais il a voté six résolutions condamnant Tel-Aviv »(sic).
Pas de doute pour Wesoly ! La ‘’Cisjordanie’’ doit être judenrein, Jérusalem une ville à diviser etJérusalem-Ouest pas même la capitale de l’état qu’il dit aimer !
A se demander ce qui l’a conduit de façon subliminale à voir ainsi tout règlement pacifique de ce conflit ? N’est-ce pas, un peu, ce Conseil des droits de l’homme de l’ONU disqualifié, selon lui, « pour mener une enquête sur les territoires occupés »? Ce conseil qui « semble suivre les traces de la Commission »l’ayant précédé et où «ce sont les dictatures, surtout moyen-orientales, qui y font la loi. Et l’OCI, l’Organisation de Coopération Islamique (…) y jouit d’un pouvoir exorbitant ».
Comment s’étonner, nous dit-il ingénument ensuite, «que ce Conseil soit guidé par un tropisme anti-israélien ? ».N’est-ce pas, cependant, les mêmes pays antisémites qui mènent à la dérive le bateau onusien ? N’est-ce pas ces mêmes cinquante-sept états islamistes, mais pas seulement, qui déversent leurs énergies dans la diffamation continuelle de la seule véritable démocratie de la région proche-orientale ? N’est-ce pas ceux-ci qui ont inoculé dans nos mémoires «Israël nazi», «apartheid»,«criminel de guerre», «criminel contre l’humanité», «colonisateur»,voire l’antisionisme, cette plaie qui voit en tout juif un complice de ceux qui ont, évidemment, « volé la terre des Palestiniens » ? Ce peuple dont nul ne connaît son histoire ni les frontières de son pays avant 1948 si ce n’est 1967 !
Ces qualificatifs, loin d’être exhaustifs de la haine qui entoure la nation du peuple juif, ont été véhiculés,expliqués, justifiés par ces tenants de cette gauche idéologique fétide que semble applaudir Oury Wesoly. Une haine mortelle fabriquée artificiellement dont s’est revendiqué Mohamed Mehra pour « venger les enfants de Gaza » à Toulouse et qui n’a pas découragé JCall -dont ce journaliste est membre- entre autres organisations juives à participer à la manifestation de ce dimanche 25 mars à Paris. Une association de prétendus‘’intellectuels’’ défilant aux côtés, entre autres, du MRAP, LDH,le Front de Gauche (FG) et autres Europe Ecologie Les Verts (EELV). Tous des antisionistes patentés mais nettement plus fréquentables à leurs yeux que les six mille manifestants de Toulouse du même jour marchant suite à l’appel du Crif et des organisations juives de la ville pour la «défense des valeurs républicaines, l’union contre le terrorisme, la haine et l’extrémisme».
Dans son article, presque plein de bon sens pour une fois, Oury Wesoly assure que le CDH « a aussi réussi  ce tour de force d’unir toutes les formations politiques israéliennes autour de Benjamin Netanyahou ».Cela perdurera, à n’en pas douter, tant que la gauche israélienne mais aussi la gauche juive de diaspora ne s’opposeront pas aux oukases d’une capitulation exigée d’Israël et ne se dissocieront pas nettement de ceux qui ont chargé la barque du Sionisme pour mieux cacher leur antisémitisme.
Demain n’est malheureusement pas l‘avant-veille de cette décision.
source : Victor Perez

ONU : Malgré l’embrasement de la Syrie et du Proche-Orient, L’ONU maintient son attention permanente sur Israël

Par Hillel Neuer

Témoignage de UN Watch à la 19ème session du  Conseil des  droits de l’homme livré par le directeur général Hillel Neuer, le 19 mars 2012,  en vertu du point 7 à l’ordre du jour, «Situation des droits de l’homme en  Palestine et dans d’autres territoires arabes occupés ». La version  orale a été abrégée en fonction de la limite de temps alloué de 2 minutes.

Je vous remercie, Monsieur le  Président.

Il y a trois ans à Téhéran, puis l’an dernier de  Tunis à la place Tahrir, et au moment où on se parle à Hama, Homs et Deraa, des  millions de jeunes hommes et femmes ont bravé les balles et les coups pour  revendiquer pacifiquement leurs droits; après des décennies de corruption, de  cruauté et d’oppression, ils réclament dignité humaine et liberté.

Alors qu’ils rompent les chaînes de leur  servitude, plusieurs lèvent la tête et se demandent: Où était le monde? Au fil  de toutes ces années où nous avons été emprisonnés par de brutaux tyrans qui  piétinaient nos droits de l’homme fondamentaux, où était l’Organisation des  Nations unies?

Nous devons dire la vérité à ces jeunes gens  courageux et idéalistes. Nous devons leur dire en toute franchise:  malheureusement, le monde avait pour politique de détourner le regard de votre  souffrance.

Nous devons leur dire: en dépit de sa mission  déclarée de protection des droits de l’homme, lorsque confrontés aux graves  violations des droits de l’homme par la Libye du colonel Kadhafi, la Syrie  d’Assad, l’Égypte de Moubarak et d’autres, l’ONU et ce Conseil avaient pour  politique de détourner le regard.

En effet, jusqu’à l’avènement du printemps  arabe, les abus commis par ces gouvernements n’ont pas fait l’objet de la  moindre résolution, enquête ou session d’urgence du Conseil.

Nous devons aussi leur dire: c’était pire que  cela. La politique épousée par ce Conseil de session en session consistait à  permettre à ces gouvernements d’agir et d’être traités comme s’ils étaient des  défenseurs des droits de l’homme. En 2003, la Libye du colonel Kadhafi a été  élue présidente. En 2010, elle a été réélue à ce Conseil.

Le point à l’ordre du jour de la réunion  d’aujourd’hui, le seul qui cible un seul pays, Israël, est  le symbole vivant de cette politique illogique et immorale.

Pendant des décennies, tandis que des milliers  étaient torturés en Libye, en Syrie et en Égypte, le seul pays à faire l’objet  d’un ordre du jour permanent était Israël. En vertu de ce point, les pays qui  présentaient les résolutions et soulevaient les accusations étaient eux-mêmes  les transgresseurs.

Et pourtant, malgré tout ce qui s’est passé  cette dernière année, malgré la prise de conscience soudaine que des centaines  de millions de personnes vivant au Moyen-Orient étaient victimes de leurs  gouvernements, ce Conseil vient de renouveler son ordre du jour permanent sur  Israël.

Ce Conseil a décidé qu’aucun point à l’ordre du  jour n’est  nécessaire pour la Syrie, l’Iran, la Libye, l’Arabie saoudite  ou quelque autres pays au Moyen-Orient ou dans le monde. Seulement Israël.

Et c’est pourquoi, aujourd’hui, nous posons la  question: Que serait-il arrivé si… ?

Que serait-il arrivé si le monde, l’Organisation  des Nations unies et ce Conseil avaient mis en lumière les abus des brutaux  dictateurs du Moyen-Orient et leur avaient demandé de rendre compte de leurs  actes?

Que serait-il arrivé si au cours  des dernières décennies les systèmes de répression de ces tyrans avaient été  exposés ? Que serait-il arrivé s’ils avaient été dépouillés de toute légitimité  internationale. Si le monde avait exercé de la pression à leur encontre ?  Seraient-ils toujours au pouvoir?

Le président Assad serait-il encore au pouvoir?  Serait-il encore en train d’assassiner ses propres citoyens aujourd’hui?

Je vous remercie, Monsieur le Président.

Hillel Neuer -unwatch – Adapté par  CERJI/CIJA

source : Israel-Flash

Jean Ziegler, l’ennemi onusien d’Israël, mis dans l’embarras par deux militants juifs des droits de l’homme.

Jean Ziegler est l’un des plus virulents ennemis de l’Etat d’Israël au sein des instances internationales onusiennes.

Ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme à l’ONU de 2000 à 2008, auteur en 2004 d’un rapport portant des accusations très graves et partiales contre Israël sur la situation sanitaire et alimentaire à Gaza ( accusation de punition collective, de violation du droit à l’alimentation, politique délibérée d’affamer la population). En 2006, il réitére dans un nouveau rapport les mêmes accusations contre Israël suite à la seconde guerre au sud-Liban sans dénoncer les crimes d’agressions contre les populations civiles du Nord d’Israël commis par le Hezbollah et sa responsabilité dans ce conflit. Il ne cache pas son engagement pro-palestinien. Il siège même dans le très controversé « Tribunal Russel sur la Palestine », créé par Leila Shaid, un tribunal d’opinion n’ayant aucune valeur juridique internationale dont le seul but est de délégitimer l’Etat d’Israël.

Il est, depuis 2009, le vice-président du Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Actuellement il fait la promotion de son dernier livre « Destruction massive – Géopolitique de la faim », un pamphlet contre ce qu’il nomme « les ennemis de la faim », à savoir les grandes puissances américaines et chinoises, certaines institutions internationales comme le FMI, l’OMC ou la Banque Mondiale.

Samedi 3 décembre, il est invité à Paris, à la librairie « Résistances », une librairie pro-palestinienne, pour présenter son livre. Au cours de cette présentation, il se livre une fois de plus à une attaque en règle contre Israël devant un public d’une centaine de personnes tout acquis à sa cause.

Sauf que voila, malheureusement pour lui, sont présents dans la salle, deux militants juifs des droits de l’homme, Yohann Taïeb et Jonathan Curiel, connus, entre autre, pour avoir contraint Stéphane Hessel à s’expliquer sur son amalgame sur les Juifs et les crimes de guerre dans son livre « Indignez-vous ! »  ou bien pour leur intense campagne médiatique qui a permis la comptabilisation de Guilad Shalit dans l’ensemble des grands médias français au nombre des otages français dans le monde, qui l’interpellent après la présentation de son livre sur une différence de traitement criante entre Israël et les pays arabes.

Ils demandent donc à Jean Ziegler de s’expliquer, et visiblement à juste titre, sur le fait que dans son livre, il consacre cinq pleines pages et consécutives sur ce qu’il appelle le « ghetto de Gaza », un chapitre presque hors sujet avec le thème principal de la spéculation financière sur les terres agricoles des pays pauvres, et seulement cinq petites lignes, à demi-mot sur la responsabilité des pays arabes dans ce néo-colonialisme.

Depuis quelques années, sous prétexte de vouloir sécuriser les besoins alimentaires de leur peuple, plus d’une dizaine de pays arabes, en grande partie de la région du Golfe, se sont lancés dans l’achat de terres arables dans des pays pauvres du monde, essentiellement en Afrique. Sur les 10 pays les plus accapareurs de terre, six sont des pays arabes qui ont accaparé plus de 50 milles km2 de terres arables, soit à titre de comparaison, huit à dix fois l’équivalent de la bande de Gaza et de la Judée-Samarie.

Un quart de ces terres seulement est utilisé pour nourrir leur peuple, le reste sert à l’exportation vers les pays occidentaux ou pour la production de bio-carburant. De plus, les conditions d’achats de ces terres sont très critiquables, ces pays n’hésitent pas à corrompre les gouvernements des pays cibles, les terres sont confisquées aux paysans locaux, des centaines de milliers d’individus sont déplacés, et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de rester sont exploités par les pays accapareurs.

De plus en plus d’instances internationales, d’ONG spécialisées sur cette question, dénoncent et pointent du doigt la lourde responsabilité des pays arabes dans cette bombe humanitaire et écologique à retardement. Cette question a visiblement mis dans l’embarras ce haut dirigeant onusien qui n’a pu que reconnaître, publiquement, qu’il aurait dû en parler beaucoup plus dans son livre, mais il ne l’a pas fait, alors qu’il avait en sa connaissance toutes ces informations sur la part de responsabilité des pays arabes.

Coïncidence, ce sujet fût l’occasion pour l’Etat d’Israël de remporter une bataille diplomatique morale ce 1er décembre à l’ONU. En effet, suite à une proposition faite par Israël dans les domaines du développement technologique agricole et de la lutte contre la faim dans le monde, une résolution a été adoptée par 102 pays, auxquels il faut rajouter 35 pays musulmans qui se sont abstenus au dernier moment, comprenant qu’ils ne pouvaient pas, décemment, voter contre une proposition de ce type.

Le texte israélien va dans le sens de la politique menée par le secrétaire-général de l’ONU Ban ki-Moon pour lutter contre le fléau de la faim dans le monde. Israël a proposé toute une série de mesures destinées à améliorer l’accès des pays africains aux technologies agricoles modernes qui profite, du reste, également, aux pays arabes. Le vote de cette résolution est une victoire morale exemplaire pour l’Etat d’Israël qui ne cesse, chaque jour, depuis son indépendance, de contribuer au progrès de l’Humanité.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

source : jssnews

Prosor: «Il faut un puits de vérité pour arroser la paix, mais nous continuons d’assister à une sécheresse de la vérité dans les discussions de l’ONU»

Dans un puissant discours adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies, mardi 29 novembre 2011, à l’occasion du 64e anniversaire du plan de partage, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, a affirmé que l’organisation exacerbe le conflit israélo-palestinien plutôt qu’elle ne le résoud.
«Il faut un puits de vérité pour arroser les graines de la paix», a déclaré Ron Prosor. «Malheureusement, nous continuons d’assister à une sécheresse de la vérité, dans les discussions de cet organe à propos du conflit israélo-palestinien ». L’ambassadeur a tenu à rappeler certaines vérités historiques, quelques semaines après la tentative unilatérale de Mahmoud Abbas de faire reconnaitre un Etat palestinien.
« La résolution onusienne 181 mentionne l’Etat Juif pas moins de 25 fois. Durant 64 ans, les dirigeants palestiniens n’ont pas osé utiliser ce concept, ne fût-ce qu’une seule fois. [ …]Quand les Palestiniens prétextent que les implantations sont l’obstacle principal à la paix, il s’agit d’une falsification historique. Pour preuve, jusqu’en 1967, la Judée-Samarie faisait partie de Jordanie, et Gaza de l’Egypte. Le monde arabe d’alors n’a pas levé le petit doigt pour la création de l’Etat palestinien », a rappelé Ron Prosor.
L’ambassadeur est également revenu sur la question des réfugiés : « La différence entre les deux populations a été, et est encore, qu’Israël a absorbé les réfugiés dans sa société, tandis que nos voisins ne l’ont pas fait. […] Les camps de réfugiés en Israël ont donné naissance à des villes. Les camps de réfugiés dans les pays arabes ont donné naissance à plus de réfugiés palestiniens… et dans la grande majorité des pays arabes, les Palestiniens n’ont aucun droit de citoyenneté », a-t-il insisté.
«La question fondamentale sous-jacente du conflit depuis 64 ans n’a pas changé. Cette question est la suivante: Est-ce le monde arabe – et en particulier les Palestiniens – acceptent qu’Israël est là pour rester et restera l’Etat-nation du peuple juif? Il est encore difficile de savoir si leur objectif est la construction d’un nouvel état, ou la destruction d’un Etat existant », a-t-il poursuivi.
Source : Jerusalem Post
source : CRIF

Le Conseil de Sécurité de l’ONU rejette la création d’un Etat Palestinien par 9 voix contre 6

par

Oui je sais.

Vous entendrez sur toutes les télévisions dès ce Week End que la candidature des Palestiniens à l’ONU a été refusée par les Etats Unis.
Ce n’est pas vrai.
Et cet article est là pour remettre la vérité à sa place au cœur de l’information.
Les médias veulent que vous pensiez que le monde entier se situe du coté des Palestiniens, qu’Israël est rejeté par la communauté internationale, qu’il est isolé comme un Etat voyou – et qu’il n’a plus que les Etats Unis comme allié.
Pour vous vendre cette propagande, seul le refus des Etats Unis est mentionné dans les premières dépêches publiées ce matin dans les médias français. Les médias de Grande Bretagne sont plus honnêtes, et le très anti-israélien Guardian affirme que "les Palestiniens n’ont pas eu assez de oui pour ne serait-ce que réclamer une victoire morale". Mais les journalistes français ont déjà commencé à mentir sur le vote.
La réalité, vous la lirez peut-être, enfouie au quatrième paragraphe des articles qui traiteront du sujet.
La voici en clair sur Dreuz.info : Le « Non » et les abstentions l’ont emporté par 9 voix, contre 6 pour le oui.
Il fallait 9 « Oui » sur les 15 membres du Conseil de sécurité pour que la résolution soit acceptée, les abstentions comptent comme un non.
Le Veto des Etats Unis n’a pas été nécessaire.
La réalité est que les quinze membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ne sont pas d’accord sur la candidature des arabes qui vivent en Palestine.
Au moment où j’écris ces lignes, le vote de chaque Etat n’est pas connu.
On sait cependant que lors des discussions, certains états membres ont déclaré que le candidat « n’est pas un Etat pacifique prêt, ou capable, de remplir les obligations de la Charte de l’ONU ». D’autres constatent « qu’il n’a pas de limites géographiques claires ».
Jeudi dernier, on savait que la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Liban approuvaient la candidature des arabes de Palestine. La France, la Grande Bretagne et la Colombie avaient annoncé qu’ils s’abstiendraient (ce qui revient à voter non), et les Etats Unis avaient annoncé qu’ils voteraient non.
On ne savait pas, jeudi dernier, quelle serait la position du Nigeria, du Gabon, de l’Allemagne, du Portugal et de la Bosnie, car leurs gouvernements étaient encore indécis.
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
source : dreuz

Nous étions inquiet de la position qu’adopterait à l’ONU Barak OBAMA

Mais voila, Barak OBAMA tenant à sa réélection n’a pas tergiversé. Il s’est opposé à la    demande palestinienne de reconnaissance unilatérale d’un état palestinien.

Mais le pays qui toujours nous crèvera le cœur par les positions adoptées par ses président et diplomates, c’est la France.

Oui prétextant la peur de troubles dans la région, Nicolas Sarkozy a proposé un poste d’observateur pour les palestiniens.

Je vous invite a regarder la vidéo suivante. Vous y verrez Nabil CHAAT le  ministre des affaires étrangères de l’autorité palestinienne, déclarer, que jamais ils n’accepteront deux états pour deux peuples. Il dit qu’il ne peut accepter d’abandonner les 1 500 000 palestiniens vivant à l’intérieur des frontières d’Israël.

Il dit qu’il ne peut accepter de ne pas ramener les réfugiés sur les terres d’origine.

Voila, notre président connaît sans aucun doute ces données. Mais sacrifier Israël pour le quai d’Orsay et nos successifs gouvernements n’a jamais été un problème.

Souvenez vous de la mauvaise foi de Charles de gaulle qui avait dit, après avoir de la façon la plus injuste, décrété un embargo sur le seul client, en arme, de la France, de cette époque, nous avions dit au représentant Israélien qu’il ne devait surtout pas attaquer, il parlait de la guerre des six jours de 1967, que si Israël était attaqué nous interviendrions. Autant dire nous vous enterrerions.

Nous savons tous que l’Islam ne peut accepter un état non musulman dans la région. Qu’Israël ne doit absolument faire aucune concession. Que toutes les concessions se sont avérées dangereuses. Le retrait de Gaza est payé chaque jour par les habitants du sud d’Israël.

Et pour que tous en soient convaincus je vous invite à regarder la vidéo mentionnée plus haut. Et pour montrer que le monde n’est pas peuplé que de gens injustes et malhonnêtes, je vous propose aussi la vidéo d’une journaliste Italienne qui en quelques phrases remet les choses en place.

source : bonasavoir

Comme un air de défaite à l’ONU pour les Palestiniens ?

Dépeche de l’AFP, 21 septembre 2011 :

Les Palestiniens vont « donner du temps » au Conseil de sécurité pour statuer sur leur demande d’admission à l’ONU d’un Etat de Palestine avant d’explorer d’autres voies, comme se tourner vers l’Assemblée générale, a déclaré mercredi le négociateur palestinien Nabil Chaath.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé pour sa part qu’un vote au Conseil de sécurité n’interviendrait probablement pas avant « plusieurs semaines », ajoutant que ce délai pourrait être « mis à profit pour développer une stratégie ».

« Le président (palestinien Mahmoud) Abbas repartira très probablement en Palestine après son discours » vendredi à l’Assemblée générale, qui doit coïncider avec le dépôt de la demande d’adhésion, a indiqué M. Chaath à la presse à l’ONU.

Une éventuelle demande à l’Assemblée générale pour obtenir un statut amélioré d’ »Etat observateur non membre », comme l’a proposé mercredi le président français Nicolas Sarkozy, n’interviendrait qu’ensuite, a-t-il expliqué.

« Le président (Mahmoud) Abbas veut que personne ne nous soupçonne de manquer de sérieux si nous nous adressons aux deux instances en même temps. Il donnera donc du temps au Conseil de sécurité pour examiner notre demande d’admission à part entière, avant d’aller à l’Assemblée générale », a ajouté le responsable palestinien.

« Si nous échouons, nous continuerons à frapper à la porte du Conseil de sécurité plus tard. Mais quand irons-nous à l’Assemblée générale? C’est une décision qui n’a pas encore été prise. Nous irons très probablement », a-t-il précisé.

« Si à un certain moment, qui n’a pas été décidé, nous considérons qu’il y a eu un délai injustifié, nous irons à l’Assemblée générale (…) S’il n’y a pas de décision ou un veto, nous irons à l’Assemblée générale », a poursuivi M. Chaath.

« M. Abbas présentera la demande et rentrera pour réunir sa direction et décider quand aller à l’Assemblée générale et sur quelle base exactement », a-t-il dit.

M. Abbas doit rencontrer mercredi en fin d’après-midi le président américain Barack Obama, qui s’efforce de dissuader les Palestiniens de déposer leur demande d’adhésion, à laquelle son administration a prévenu qu’elle opposerait son veto si nécessaire.

M. Chaath a indiqué que le président palestinien réitèrerait à cette occasion sa détermination à engager les procédures pour adhérer aux Nations unies.

M. Sarkozy a proposé mercredi que la Palestine accède au « statut intermédiaire d’Etat observateur » à l’ONU, parallèlement à des négociations israélo-palestiniennes pour parvenir à un accord de paix « définitif » d’ici un an.

M. Obama a pour sa part récusé toute alternative aux négociations de paix, dans l’impasse depuis plus d’un an, déclarant qu’il ne concevait « pas de raccourci » pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

source : nosnondits

La vraie signification du vote onusien

par Emmanuel Navon

Article paru dans Le Monde, 20 Septembre 2011, écrit par Emmanuel Navon, professeur à l’université de Tel-Aviv

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, justifie son choix de l’unilatéralisme par l’absence de négociations avec Israël. Son attitude rappelle l’anecdote du délinquant qui, après avoir assassiné ses parents, présente au tribunal comme circonstance atténuante le fait qu’il est orphelin. Depuis l’élection presque simultanée du président américain Barak Obama et du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Mahmoud Abbas a refusé de négocier avec Israël.

Son prétexte principal a été la poursuite des constructions israéliennes dans les territoires occupés. Or Mahmoud Abbas négocia avec le gouvernement d’Ehoud Olmert sans exiger un gel de ces constructions. Et lorsque le gouvernement Nétanyahou finit par accéder à l’exigence de Mahmoud Abbas, ce dernier continua de boycotter les négociations avec Israël sous prétexte que le gel ne s’appliquait pas à Jérusalem. Ce n’est pas un hasard si Barack Obama, dont l’un des premiers appels téléphoniques en tant que président fut pour Mahmoud Abbas, ne lui a pas adressé la parole depuis le mois de février.

Pourquoi Mahmoud Abbas fuit-il les négociations ? Parce que les négociations précédentes entre Israël et les Palestiniens ont toujours eu pour effet de révéler que ces derniers refusent d’abandonner le « droit au retour », et donc de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. C’est la raison pour laquelle Yasser Arafat rejeta la proposition de paix d’Ehoud Barak en juillet 2000 ainsi que le plan Clinton en décembre 2000.

Et c’est également la raison pour laquelle M. Abbas rejeta la proposition de paix d’Ehoud Olmert de 2008, proposition qui aurait abouti à la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 (avec des échanges territoriaux), à la division de Jérusalem, et à l’entrée de milliers de réfugiés palestiniens en Israël. M. Abbas lui-même révéla la véritable raison de son rejet dans une interview auWashington Post, en mai 2009 : le fossé est « énorme », dit-il, entre la proposition Olmert et la position palestinienne, à cause de la question des réfugiés.

Sous couvert de l’expression humanitaire « droit au retour », les Palestiniens exigent qu’Israël intègre des millions d’Arabes, descendants supposés ou réels des réfugiés palestiniens de 1948. Parce que cette exigence (par ailleurs sans fondement en droit international) ferait d’Israël un Etat binational avec une majorité arabe, il est évident qu’elle est incompatible avec la solution de deux Etats pour deux nations.

Même les dirigeants les plus favorables aux Palestiniens comprennent cette incompatibilité et cette contradiction. Et même la gauche israélienne n’est pas prête à signer un accord de paix au prix d’un suicide national. Le président de l’Autorité palestinienne sait que le prix à payer pour un Etat palestinien dans le cadre d’un accord de paix avec Israël est l’abandon du « droit au retour ». C’est parce qu’il refuse de payer ce prix qu’il tente d’obtenir un Etat « gratuitement » par le biais de l’ONU. Cette tentative est juridiquement futile.

L’ONU ne peut pas créer d’Etats. Contrairement à une idée répandue et erronée, l’ONU n’a pas créé l’Etat d’Israël. Le vote de l’Assemblée générale du 29 novembre 1947 ne fit qu’approuver la recommandation du Comité spécial des Nations unies pour la Palestine (Unscop) de diviser le mandat britannique entre un Etat arabe et un Etat juif.

Comme toutes les décisions de l’Assemblée générale, il s’agissait là d’une recommandation, qui n’est pas exécutoire en droit international. Un vote de l’Assemblée générale sur la reconnaissance d’un Etat palestinien sera sans conséquence juridique. Par ailleurs, ce vote a déjà eu lieu, puisque le 15 décembre 1988 l’Assemblée générale a « reconnu » à une forte majorité (104 pour, 2 contre, 36 abstentions) l’Etat palestinien déclaré par Yasser Arafat à Alger en novembre 1988.

Seul le Conseil de sécurité peut décider de l’admission de nouveaux Etats à l’ONU. Or comment accepter un Etat qui n’existe pas ? La Palestine ne peut pas devenir un Etat sans déclarer préalablement son indépendance. Une telle déclaration (qui n’a toujours pas été faite par Mahmoud Abbas) constituerait une violation de l’article 31 des accords d’Oslo. Par ailleurs, l’Autorité palestinienne ne répond pas à tous les critères du droit international pour être considérée comme un Etat. Il n’y a pas un gouvernement palestinien mais deux (l’OLP à Ramallah et le Hamas à Gaza).

Quant au territoire palestinien, il n’est pas défini mais contesté, puisqu’il n’y a jamais eu d’Etat palestinien souverain dans le passé et que l’ancienne démarcation entre Israël et la Jordanie (entre 1949 et 1967) n’était pas une frontière internationale mais une ligne d’armistice temporaire.

Bien que juridiquement futile, le vote de l’Assemblée générale aura pour effet de légitimer l’idée que la création d’un Etat palestinien n’a pas à être conditionnée par la reconnaissance d’Israël comme Etat-nation du peuple juif. Les pays qui voteront pour cette résolution se rendront complices de la perpétuation du conflit et de la remise en cause du droit du peuple juif à disposer de lui-même.

source : nosnondits

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