Les Démocrates mentent encore une fois à propos d’Israël

par Daniel Pipes National Review Online     11 septembre 2012

http://fr.danielpipes.org/11950/democrates-mentent-israel

Version originale anglaise: Democrats Fib Again about Israel Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

La semaine dernière a vu un différend portant sur Jérusalem lors de la Convention nationale démocrate qui, dans le contexte d’incidents similaires, fournit des indications importantes sur le fait que le parti se distancie en secret d’Israël.

L’histoire a éclaté le 4 septembre, lorsque le Washington Free Beacon [un site web américain, tendance conservatrice, fondé le 7 février 2012 par Matthew Continetti (NDLT)] a rapporté que «Jérusalem est passée sous silence» dans la plate-forme de 2012 du parti  émocrate. On en a parlé dans les journaux parce que, depuis que c’est devenu la la loi américaine en 1995 que «Jérusalem devait être reconnue comme la capitale de l’Etat d’Israël", chaque plate-forme des deux grands partis américains a réitéré ce point.  La plate-forme républicaine de cette année, par exemple, se réfère à «Israël, avec Jérusalem comme capitale.»

Les réponses à ce silence des démocrates sont venues rapidement:Jennifer Rubin dans le Washington Post a appelé cela «la déclaration de politique la plus radicalement peu      favorable à Israël par un parti important depuis la création de l’Etat d’Israël.» Nathan Diament de l’Union orthodoxe (juive) a jugé cela «extrêmement décevant." Paul Ryan a qualifié l’omission de «tragique». Mitt Romney (qui a parlé de «Jérusalem, capitale d’Israël» alors qu’il se tenait récemment à Jérusalem même) a regretté que tout le Parti démocrate ait fait sien le «refus honteux» d’Obama, «de reconnaître que Jérusalem est la capitale d’Israël»

Les Démocrates ont agi non moins rapidement. Le lendemain, le 5 septembre, les délégués à la Convention nationale démocrate ont dit que "le président Obama reconnaissait Jérusalem comme capitale d’Israël, et la plate-forme de notre parti le faisait aussi.» Le maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa leur a demandé, par vote à main levée, d’approuver par 2-contre -1 un amendement à la plate-forme du même genre, ainsi qu’un autre amendement.

              La parlementaire du Comité national démocrate Helen T. McFadden a donné des instructions à Villaraigosa, Tu dois édicter les règles et puis laisse-les faire ce qu’ils vont faire." Juste avant qu’il ne commence à parler, elle a répété son ordre: «règlemente !»

Lire la suite : therese-zrihen-zvir

Et si Obama était réélu ?

par Guy Millière

Je n’entends pas porter atteinte au moral de ceux qui me lisent, mais l’hypothèse d’une réélection de Barack Obama aujourd’hui me semble une probabilité très envisageable.

Je vois à cela plusieurs raisons. La première est le choix de campagne adopté par Mitt Romney et le Parti Républicain.

Entre une campagne dénonçant Barack Obama en mettant au jour ce qu’il est, ce qu’il a fait et ce qu’il entend faire s’il est réélu, et une campagne persistant à présenter Obama comme un « brave type » assez incompétent et menant une politique dont les résultats sont mauvais, Romney et le Parti on choisi la deuxième option. Dès lors, le danger très grave que représente Obama pour les Etats-Unis et pour le monde est dénoncé dans des livres, dans des films, dont celui de Dinesh D’Souza, mais pas dans la campagne de Mitt Romney. Obama peut dés lors mener campagne en répétant les thématiques énoncées dans le discours de Bill Clinton la semaine dernière : « j’ai hérité d’une situation catastrophique, j’ai entamé un redressement, celui-ci n’a pas encore vraiment porté ses fruits, mais le redressement est en marche, ce n’est pas maintenant qu’il faut changer d’équipe, surtout pour en revenir aux politiques qui avaient conduit à la situation catastrophique dont j’ai hérité ».

Il risque de devenir très difficile pour Mitt Romney de réfuter le discours d’Obama. Il faudrait pour cela expliquer les causes de la crise financière de 2008, ajouter qu’Obama n’a entamé aucun redressement mais enclenché une politique économique délibérément destructrice et souligner que quatre années de plus mèneraient plus loin encore dans la destruction. Rien de tout cela n’est fait. Il devient très tard pour le faire, et le faire impliquerait un virage profond dans la campagne. Je dois dire que je ne vois pas ce virage venir. La campagne de Romney commence à ressembler à la campagne perdante de John McCain voici quatre ans. Et cette ressemblance est inquiétante. Romney avait su se montrer mordant pendant les primaires. Il ne montre plus, aujourd’hui, ce mordant : comme si, face à Obama, il n’osait pas.

J’ajouterai que quand bien même l’élection se jouera sur des questions économiques, avoir quasiment délaissé le terrain de la politique étrangère sous prétexte que celui-ci est, dans les sondages, considéré comme un point fort d’Obama me semble être une grave erreur. L’échec d’Obama en politique étrangère est profond et catastrophique. Ne pas en dire un mot ou presque est tout aussi catastrophique que l’échec d’Obama. Mitt Romney a prononcé de superbes discours à Varsovie et à Jérusalem. Ce Mitt Romney là semble pour l’heure aux abonnés absents, ou presque. C’est, à mes yeux, consternant. La quasi élimination des thèmes de politique étrangère dans la Convention républicaine a laissé le terrain libre au travail de réécriture de l’histoire qui s’est opéré pendant la convention démocrate, sous l’égide de John Kerry. Qu’un parti démocrate gangrené par le gauchisme ait pu se présenter comme le parti du patriotisme et de l’armée est le résultat de cette navrante manœuvre.

Je dirai enfin que le premier mandat d’Obama a eu des conséquences et a transformé pour partie le peuple américain. Désormais cinquante pour cent des Américains, chiffre fatidique, ne paient pas d’impôt sur le revenu, et ont donc tout intérêt à ce que soient augmentés les impôts des autres, pour peu que leur soit promis un chèque du gouvernement. C’est à ces cinquante pour cent qu’Obama s’adresse en parlant de « fair share », part équitable que devraient payer les riches. Parmi tous les gens au chômage ou sortis des statistiques officielles de l’emploi, la plupart bénéficient de food stamps (bons d’alimentation), des soins médicaux gratuits constitués par le programme Medicaid, de pensions d’invalidité accordées en nombre massif depuis janvier 2009.

Obama est en train de constituer une majorité stable d’assistés permanents incités à voter démocrate moyennant rémunération. Ce type de fonctionnement conduit à la paupérisation, à la destruction de l’esprit d’entreprise et à un endettement qui débouche sur la banqueroute. C’est un fonctionnement qu’on connait fort bien en Europe. Un Etat des Etats-Unis peut être considéré comme un précurseur sur ce chemin : la Californie. L’Etat de Californie est en situation de dépôt de bilan, des villes s’y déclarent en banqueroute les unes après les autres, les dépenses « sociales » ne cessent d’y augmenter, tout comme les impôts et taxes de ceux qui paient des impots et des taxes, qui partent vers d’autres Etats dés qu’ils le peuvent. Les démocrates y disposent néanmoins d’une majorité solide.

La convention démocrate a été, comme je l’ai écrit, un carnaval gauchiste hideux pendant la journée, avec, pour finir la soirée, des discours plus modérés. Le carnaval gauchiste hideux était destiné à mobiliser fortement quelques segments de la population de façon à ce que leur mobilisation fasse la différence si nécessaire : les gays, les féministes militantes, les assistés sociaux. Les discours plus modérés étaient destinés à rassurer les indécis et à leur dire que, tout bien pesé, le parti démocrate était toujours un parti de centre gauche. Les sondages semblent indiquer que l’opération a plutot bien fonctionné.

Si on ajoute à tout cela le vote ethnique de la population noire et des deux tiers de la population hispanique, qu’Obama a voulu clairement séduire en régularisant près d’un million d’immigrants illégaux, le militantisme des grands médias en faveur d’Obama ainsi que celui d’une bonne partie de Hollywood, on comprend que la situation est difficile, très difficile.

Si on ajoute en outre que Romney, en ne répondant pas nettement et fermement à la campagne sordide de publicité négative lancée par Obama au cours des trois derniers mois a laissé, semble-t-il, Obama le définir comme un milliardaire insensible créant des chômeurs pour le plaisir de gagner davantage (la convention républicaine a constitué une réponse, mais n’a pas effacé les effets de la publicité négative), on comprend que la situation est plus difficile encore.

Si l’élection avait lieu aujourd’hui, Obama l’emporterait, peut-être même par un raz de marée. Dans l’essentiel des « swing states », Obama bénéficie d’une majorité courte, qui n’en est pas moins une majorité.

Il reste près de deux mois de campagne pour remonter le courant. J’espère que c’est ce qui se passera. Mais je dois le dire, je suis plutot pessimiste. Et je crains que le désastre Obama se prolonge et prenne des dimensions difficilement réversibles.

Il reste trois débats, plus un débat entre candidats à la vice présidence, un recours passif à la publicité, avec, du coté de Romney, des moyens financiers considérables. Mais je suis plutot pessimiste, oui. Je reviendrai dans un prochain article sur ce à quoi on peut s’attendre en cas de réélection d’Obama ; le moins que je puisse dire, vraiment le moins, est que ce n’est pas réjouissant.

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

source : Dreuz

Les Démocrates sont-ils encore des amis d’Israël ?

Une petite vidéo en anglais concernant l’inscription, dans la plateforme de la convention 2012 du parti Démocrateà Charlotte en Caroline du Nord, de la mention de Dieu et de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’état hébreu. Il a fallu trois ‘’votes’’ pour départager le public sur Jérusalem. Le troisième vote n’étant pas plus clair que les deux précédents, le Maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, n’en a pas moins tranché, pour autant, en faveur de leur approbation alors qu’une majorité des deux tiers était requise.

Il fallait, évidemment, satisfaire Barak Obama en course pour le vote de l’électorat juif. Un électorat qui devrait s’interroger sur le nombre de votes effectués !
source : Victor Perez

Les sympathies islamiques d’Obama

par Guy Millière

Ceux qui douteraient des sympathies islamiques de Barack Obama devraient prêter attention au repas de rupture du jeune de ramadan qu’il a organisé à la Maison Blanche vendredi soir dernier. Etaient invités tous les ambassadeurs des pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique à Washington, sans exception, les deux membres musulmans du Congrès, Andre Carson (je ne connais pas son prénom musulman, pris depuis sa conversion) et Keith Ellison, tous les membres musulmans de l’administration Obama (et il y en a un nombre certain, à commencer par Dalia Mogahed, « responsable du dialogue religieux auprès d’Obama, adepte fervente de la charia, artisane du rapprochement entre le Département d’Etat américain et les Frères Musulmans, et Huma Abeidin, première assistante d’Hillary Clinton au même département d’Etat, ancienne de l’Institute of Muslim Minority Affairs, organisation elle-même liée aux Frères Musulmans et codirigée par elle et Abdullah Omar Nasseef, ancien président de la Muslim World League, fondateur du Rabita Trust, dissous après qu’il ait été découvert par la justice américaine qu’il finançait le terrorisme djihadiste).

Lire la suite : UPJF

USA : Pour le Département d’Etat Israël et Jérusalem sont des entités distinctes !!!

Le Département d’Etat  américain a encore à essayer de perpétuer le mythe que Jérusalem ne fait pas partie d’Israël !

Le Département d’Etat a modifié une  communication officielle pour effacer le fait qu’il avait  considéré Israël et Jérusalem comme des entités distinctes.

Le communiqué indique maintenant: « . Agissant en vertu  du Secrétaire Kathleen Stephens, les voyages à  Alger, Doha, Amman, Jérusalem et Tel-Aviv… »

Dans Un communiqué précédent de la  libération, le Département d’Etat séparait   Jérusalem d’Israël.

Voici le communiqué de presse officiel, hier, le Département  d’Etat a annoncé que  »Agissant en vertu  du Secrétaire Kathleen Stephens, les voyages en Algérie, au  Qatar, en Jordanie, Jérusalem, et Israël… »

Continuant sa politique de longue date, le Département d’Etat  refuse de reconnaître Jérusalem comme capitale officielle  d’Israël, malgré une loi des États-Unis affirmant le  contraire.

Obama a fait face à la critique sur  la question l’an dernier, quand il a été révélé que la  Maison-Blanche avait rayé et effacé toutes les références à  Jérusalem faisant partie de l’Etat juif sur une collection  de photos sur son site Web.

Obama a également été fustigé par les dirigeants pro  israéliens et certains  du Capitole pour capituler  devant la pression du Département d’État, qui  s’est longtemps opposé à la loi américaine sur la question.

La position du Département d’Etat sur  Jérusalem est de jour en jour de plus plus en plus détachée de la  réalité de jour en jour.

Adapté par Aschkel pour Israël-flash – freebeacon

source : Israel-Flash

« Hollande et Obama » ; adaptation d’une histoire Yiddish intitulée « le Shad’han (le marieur) et le fils du Tsar »

Le parti socialiste est ulcéré par le soutien apporté à Sarkozy par la Chancelière Merckel, qui sera diffusé sur la télévision publique aux heures de grande écoute. Il doit trouver une riposte à la mesure de cette ingérence inadmissible d’un chef d’Etat étranger dans la politique française.  Harlem Désir a une idée et vient l’exposer à François Hollande

- François, il faut que tu fasses une émission avec Obama, diffusée sur toutes les chaines de télévision. C’est l’homme politique qui te donnera le coup de pouce décisif  pour te faire élire.

- Il n’en est pas question, lui répond Hollande, ce n’est pas parce que Sarkozy est aux abois que je dois accepter un soutien d’un Chef d’état étranger, fut-il Obama.

-  Mais ses idées sociales sont si proches des tiennes ; il pense comme toi que toutes les civilisations se valent. Il l’a suffisamment prouvé.

- Non, il n’en est pas question, trouves autre chose !

Hollande congédie Harlem qui ne renonce pas pour autant à le convaincre

- François tu es en baisse dans les sondages, il faut vraiment faire quelque chose. Je t’assure, Obama conserve en France toute sa popularité. Les Français l’adorent, surtout nos frères issus de l’immigration. Ca va te catapulter en tête.

- C’est éthiquement  inacceptable, bien que je reconnaisse que de tous les hommes d’Etat en exercice, Barack  est le plus proche des idées du parti socialiste

- Précisément, il est comme toi un ennemi du Capital, il est pour le mariage homosexuel, c’est un pro-palestinien jusqu’au boutiste, c’est le Président américain le plus à Gauche qui n’ait jamais été élu.

- Bon Harlem, tu m’as convaincu, vas arranger ça

Harlem Désir pousse un grand soupir de satisfaction : « Ouf, il ne reste plus qu’à convaincre Obama ».

source : Geopolitiquebiblique

Obama prie avec des musulmans à la Maison Blanche lors de la journée nationale de la prière

Désaccord ouvert entre les Etats-Unis et Israël : les grandes manœuvres conjointes annulées.

 

La discorde américano-israélienne à propos de l’action à mener contre l’Iran est passée en surmultiplié, dimanche 15 janvier, lorsque la Maison Blanche a annulé Austere Challenge 12, les plus grandes manœuvres conjointes que les Etats-Unis et Israël aient jamais mis sur pied, prévues pour se dérouler au printemps, en représailles causées par un commentaire de l’adjoint au Premier ministre, Moshe Ya’alon, lors d’une interview tôt dans la matinée à la radio. Il disait que les Etats-Unis étaient hésitants en ce qui concerne les sanctions contre la Banque Centrale Iranienne et le pétrole, par crainte que les prix du pétrole n’atteignent des sommets.

La bataille rangée entre Washington et Jérusalem est, à présent, ouverte, provoquant sans aucun doute des réjouissances à Téhéran.

Rien n’a été dit concernant les 9,000 hommes de troupes qui ont atterri en Israël, plus tôt ce mois-ci, pour un séjour de longue durée. Pas plus concernant la visite prochaine du Général Martin Dempsey, Président de l’Etat-Major interarmes américain, prévue pour jeudi.

L’exercice a été officiellement reporté du printemps 2012 au dernier trimestre de l’année, du fait de « contraintes budgétaires » – une formule diplomatique évidente pour parler d’une annulation. Cela a été diffusé en urgence à une heure inhabituellement précoce, selon l’horaire de Washington, d’après les    sources de Debkafile, pour souligner la désolidarisation totale de l’Administration Obama, concernant tout préparatif visant à frapper l’Iran et mettre l’accent sur sa position disant que si une attaque avait lieu, seul Israël devrait en être tenu pour responsable.

L’adjoint au Premier ministre a attisé davantage l’un des désaccords les plus aigus dans l’histoire des relations américano-israéliennes, au sujet des objections de l’Administration Obama à l’encontre d’une action militaire contre les installations nucléaires iraniennes sous quelque forme que ce soit. Ya’alon s’est aventuré en terrain miné, lorsqu’il a pointé du doigt que le Congrès américain avait fait preuve de résolution en adoptant la législation sur les sanctions avec un réel mordant. Mais [que] la Maison Blanche « hésitait ». IL a poursuivi en disant : « Une opération militaire est le dernier recours, mais Israël doit être prêt à se défendre par lui-même ».

Lire la suite : lessakele

Obama va envoyer 9000 soldats en Israël

Paru dans Le Canard enchaîné, le 11 Janvier 2012

source : nosnondits

L’abominable homme de la Maison Blanche

par Guy Millière

Ai-je besoin de dire ici que j’aime les Etats-Unis ? Je ne pense pas. Je pense que j’écrirai un livre un jour qui sera tout entier consacré à l’amour que je porte aux Etats-Unis d’Amérique. Cet amour date d’il y a longtemps.

Je n’oublie pas que sans les Etats-Unis, les Français parleraient allemand ou russe aujourd’hui. Je me rends toujours avec émotion sur les plages de Normandie, dans les cimetières où sont alignées les tombes surmontées de croix ou d’étoiles de David. Je sais que les Etats-Unis sont, selon la belle expression de mon ami Yves Roucaute, la « puissance de la liberté ». Je comprends tout le sens de l’expression d’Abraham Lincoln reprise par William Bennett pour en faire le titre d’un livre, The last best hope of mankind, le dernier meilleur espoir de l’humanité.
J’aime les Etats-Unis. C’est précisément pour cela que j’étais consterné le soir de l’élection de Barack Obama. Et Barack Obama, depuis, a amplement justifié ma consternation. En termes de politique intérieure, il a engagé la plus grande entreprise de destruction de tous les ressorts qui ont fait des Etats-Unis ce qu’ils sont. Il a porté l’endettement à des niveaux vertigineux. Il a détruit des emplois par centaines de milliers, conduit des entreprises à la faillite, placé des millions de gens en situation de dépendance, prolongé et accru la crise de l’immobilier, largement contribué à ce que les prix de l’énergie s’accroissent et à ce que la dépendance des Etats-Unis, qui auraient largement de quoi être autonomes sur ce plan, s’accentue.
Il s’amuse maintenant à des petits jeux cyniques et à des manipulations sordides. Il a proposé voici trois mois une « loi pour l’emploi » qui visait à ne créer aucun poste de travail supplémentaire mais à endetter encore bien davantage le pays. Il vient de proposer de prolonger les baisses d’impôts votées sous Bush pour une période de deux mois. Les Républicains voulaient un an de prolongation au moins. Obama a insisté pour que ce soit deux mois. Il a fait un chantage au blocage du gouvernement et les Républicains, hélas, ont cédé. Il a, aussi, fait procéder à une modification du calcul du taux de chômage qui permet de dire que ce taux a baissé alors que le nombre de personnes effectivement sans emploi a, lui, augmenté. De qui se moque-t-il ? De ceux qui publient les chiffres et qui disent que le « chômage a baissé », bien sûr. Mais puisqu’ils acceptent qu’on se moque d’eux…
En termes de politique étrangère, est-il besoin de tracer une esquisse ? La déstabilisation de l’économie américaine a accéléré la débâcle européenne et contribué à ce que se dessine une débâcle économique en Chine aussi (j’y reviendrai), ce tout en abandonnant l’Asie orientale au militarisme chinois. Le morceau de choix est néanmoins le Proche-Orient où l’Iran s’est rapproché de l’arme atomique et de la guerre, où l’Irak sans troupes américaines glisse vers la guerre civile, où la Syrie glisse vers le chaos, où la Turquie est elle-même au bord de l’accident économique tout en continuant à dériver vers l’islam radical et où l’Egypte est en plein effondrement. La Libye ? Elle est aux mains des Frères musulmans et, pour le secteur militaire, entre celles de gens d’al Qaida.
Obama ne parle pas d’islamistes modérés, ce qui le distingue d’Alain Juppé, le clown blanc du Quai d’Orsay : il ne parle pas d’islamistes du tout. Hillary Clinton, la voix de son maître, elle, reçoit les dirigeants de l’Organisation de la Conférence Islamique à Washington avec tous les honneurs dus à leur rang pour envisager des lois punissant le « blasphème », ce qui contredirait le Premier amendement à la Constitution. De qui se moque-t-on ? De ceux qui disent encore qu’Obama est un ami d’Israël. Et parmi eux, il y a des juifs américains, hélas.
J’aime les Etats-Unis. C’est pour cela que je souhaite très vivement que 2012 soit l’année où Barack Obama sera renvoyé vers Chicago, vers Hawaii, vers la planète mars, enfin n’importe où, pourvu qu’il ne soit plus à la Maison Blanche et pourvu qu’il cesse de nuire.
Les lignes de sa campagne pour 2012 sont tracées : la population américaine souffre, dira-t-il, tout particulièrement les classes moyennes. La faute à qui ? Aux milliardaires, bien sûr ! A Wall Street. Aux Républicains. Aux tea parties. Autre thème : le monde est en pleine turbulence. La faute à qui ? Au tsunami au Japon, aux milliardaires encore. Aux Républicains. A Wall Street. Aux tea parties. Y avait-il un pilote dans l’avion depuis janvier 2009 ? qui oserait poser cette question ?
Non seulement la campagne d’Obama sera mensongère, mais elle sera sale, tous les commentateurs le prévoient, et les risques de fraude seront bien réels (autre sujet sur lequel je reviendrai).
Dans de pareilles conditions, je dirai que celui qui sera le candidat républicain m’importe relativement peu pourvu que ce soit quelqu’un qui parvienne à éjecter Obama de son fauteuil.
Je fais une seule exception à cette règle : Ron Paul, qui est le seul candidat à proposer une politique étrangère pire que celle pratiquée par Obama, ce qui n’est pas une mince prouesse. Mais je soupçonne Ron Paul d’être un peu dérangé mentalement…
J’aurais une préférence pour Newt Gingrich. Je connais tous ses défauts et toutes ses erreurs. Mais je sais aussi qu’il a le soutien des fondateurs de la supply side economics, au premier rang desquels le grand Arthur Laffer. Je sais ce qu’il a accompli, contre vents et marées, au temps où il était Speaker of the House, au milieu des années 1990. Je sais qu’il bénéficie du soutien d’un homme que j’estime profondément, et que je tiens pour le plus grand penseur américain vivant, Thomas Sowell. Je sais qu’il est, en politique étrangère, sur une ligne néo-conservatrice claire et nette, et qu’il est de taille à reconduire le budget vers l’équilibre, tout en allant vers la flat tax, un impôt proportionnel. Je pense qu’il y a du Winston Churchill en Newt Gingrich et qu’en période de tempête il faudrait aux Etats-Unis un Winston Churchill.
J’aurais une préférence pour Newt Gingrich, mais j’accepterai tout à fait Mitt Romney. Son discours est souvent plus prudent que celui de Newt Gingrich. Il n’est pas de la trempe d’un Winston Churchill, mais il pourrait faire un bon Président. Le clan Obama lui reprochera sa religion, son passé de type Wall Street, et que sais-je encore, ce sera une campagne sordide et au couteau de cuisine, mais Mitt Romney est bien préparé. Il a une équipe solide. Il semble susceptible d’attirer les indécis et les « modérés ». S’il conduit Obama à la défaite, il aura ma gratitude et celle de millions de gens sur la terre.
Si les deux Chambres du Congrès passent aux mains des Républicains, ce sera presque parfait. Si des gens de la trempe de la nouvelle génération conservatrice, Allen West, Marco Rubio, Bobby Jindall, occupent des positions de responsabilité, cela s’approchera encore davantage de la perfection.
Les caucus de l’Iowa ont lieu ce mardi. Je commenterai les résultats ici dans les jours qui viennent. Je doute qu’il change la donne telle qu’elle semble être aujourd’hui. Romney devrait arriver en tête. Suivi de Paul. Suivi lui-même de Gingrich qui, au cours des quinze derniers jours, a reçu des tonnes de publicité négative en plein visage de la part de Romney et de Paul. Rick Santorum, qui n’a, je pense, aucune chance d’aller beaucoup plus loin se placera assez bien, sans doute. Peut-être se placera-t-il devant Gingrich en raison de la publicité négative susdite. Rick Perry a de l’argent, et s’il ne sera pas le candidat, restera dans la compétition, et entend compter.
Le processus ne fait que commencer.
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
source : dreuz
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 25 followers