Comme en 1948 et 1967, le monde est-il prêt à sacrifier l’Etat Juif ?

par Arnold Lagémi

Selon le général Kohavi, chef du renseignement militaire israélien,  200.000 missiles sont pointés sur l’ensemble du territoire israélien, par le Hamas, le Hezbollah, et l’Iran.  On pourrait imaginer avec candeur et naïveté que ces dangers, visant exclusivement les civils,  des déclarations de soutien ou d’amitié, voire des  confirmations d’alliance pleuvraient sur le bureau du Premier Ministre d’Israël. Rien de tout cela !

Ce silence n’empêche pas, pour autant, les USA de se préparer au conflit, sur un pas de danse, toutefois,  le menuet, en l’occurrence, un pas en avant et deux en arrière !  La France, est  également active dans le golfe arabo persique, entretenant une base militaire importante et, maintenant, sur place,  le « Charles de Gaulle ». Mais, dissipons les illusions. On sait  qu’en politique, les alliances et les amitiés sont fonction d’abord et essentiellement des intérêts.

Somme toute, le dictateur iranien n’a, pour l’instant qu’un seul objectif déclaré, l’élimination définitive d’Israël.

Si le maintien de l’Etat Juif,  associé, par plusieurs liens, à la paix du monde, avait été pris en considération, dès la première menace proférée, une opération militaire limitée se serait substituée à un conflit inévitable désormais, avec risque majeur d’extension.

N’importe quelle puissance n’aurait-elle pas réagi militairement, et sans délai, devant pareille menace ?

On attendait la Légion Etrangère, c’est le garde champêtre qu’on a envoyé !

Les nations ont commis une erreur de jugement. Elles risquent, cette fois, de la payer, bien plus cher que prévu !

L’intérêt du monde n’est-il pas, une fois de plus, d’abandonner Israël ?

Certes oui, mais depuis 1948 et 1967, l’histoire n’est plus la même, les enjeux sont différents et les rapports de force modifiés radicalement.

Mesure t-on, en France, par exemple, les conséquences de l’implication militaire française ? Le soulèvement généralisé des banlieues est prévisible avec ses graves conséquences pour l’ordre public. 

Est-on conscient qu’il suffirait à l’Iran de couler deux ou trois navires dans le détroit d’Ormuz pour empêcher la circulation des tankers et provoquer un choc pétrolier qui, le malaise économique aidant, provoquerait une crise mondiale ?

Seul Israël est concerné par le danger iranien immédiat et tout laisse à penser que,  jusqu’à l’inévitable, on laissera Israël faire le « nettoyage nucléaire » qui le menace directement, lui et aucun autre Etat !

L’indifférence générale à la survie de l’Etat Juif explique que, d’une menace,  qui n’aurait jamais dû prendre cette ampleur, on en arrive à supputer sur les risques et dangers d’une généralisation du conflit. En cette affaire, l’aversion au sionisme, maladie chronique de l’Occident, a masqué la présence des démons dont on ne pensait pas qu’au-delà d’Israël, c’est la paix du monde qu’ils menaçaient.

Comment ne pas sourire amèrement,  quand on songe à la « disproportion » entre les vociférations  du potentat iranien qui,  des tribunes internationales promet d’effacer Israël de la carte et les sanctions économiques mineures voire insignifiantes prises à son encontre par les nations.

La bombe atomique contre Israël, voilà le forfait ! Le châtiment : Suppression de facilités financières consenties à l’Iran ! On ne cache  plus son mépris !

On le voit, au comptoir du crime, le sang juif en 2012, ne vaut guère plus qu’en 1940. Ce sont ces mêmes nations  qui voulurent un Etat Juif, en 1948 mais assorti d’une façon,  et, dans de telles conditions,   que tout laissait à prévoir qu’il ne pourrait survivre à la Guerre d’Indépendance.

Il n’y a pas que la Solution finale qui menaça les Juifs d’anéantissement. Une certaine diplomatie aussi !

Dès les menaces iraniennes, on n’a pas laissé faire, pire,  on a voulu qu’il en soit ainsi ! Parce qu’on ne pensait pas qu’on dépasserait les limites circonscrites du Moyen et Proche Orient et, qu’au pire (ou au mieux) Israël seulement,  devrait affronter une coalition Arabe qui, pour « manger du Juif » aplanirait les différences doctrinales entre sunnites et chiites !

La liste des « coups tordus » fomentés par les nations contre Israël commence à être lourde !

Aujourd’hui, c’est la paix du monde qui est en danger par le risque majeur d’affrontement entre le monde arabe et l’Occident.

La grande erreur d’appréciation du « monde libre » c’est d’avoir encore et, malgré tout,  l’illusion de croire qu’un affrontement mettant seulement Israël en jeu,  épargnerait le reste du monde.

C’est à ses dépens que le monde découvrira que si,  Israël  est en danger, le monde est en péril !

Source : Arnold Lagémi

Israël deviendra t-il le gendarme du Proche et Moyen-Orient ?

Plus personne aujourd’hui ne met en  doute les capacités militaires israéliennes à atteindre l’Iran et à détruire ses infrastructures nucléaires. « Un possible raid israélien contre les installations nucléaires iraniennes peut être en mesure d’entraver les ambitions atomiques de la dictature islamique, mais il ne détruira pas son programme nucléaire » a déclaré récemment le général Martin Dempsey, chef de l’état-major interarmes américain lors d’une conférence de presse tenue au Pentagone.

Le prix Nobel de la Paix 2009 n’ayant pas réussi par sa main tendue à écarter tous risques nucléaires, les seules interrogations restantes sont donc, d’une part, celle de savoir si l’état hébreu doit attaquer seul, mais aussi les effets de cette incursion militaire sur la région et plus particulièrement sur son propre territoire.
Attaquer l’Iran ou non ?
Ne pas détruire le nucléaire iranien, que nul ne conteste plus, reviendrait de fait à contraindre d’autres états de la région à s’engager dans une course effrénée à l’arme atomique. Par ailleurs, cela sanctuarisera la politique effrayante de la théocratie des Ayatollahs ainsi que le terrorisme de ses affidés. L’Etat juif n’a donc aucun intérêt à laisser ses ennemis s’équiper de moyens le menaçant directement. Les sanctions n’ayant apparemment pas atteint leur objectif, ce dernier n’a, en conséquence, d’autre choix que de faire cavalier seul faute de véritables alliés.
L’Iran répliquera t-il en agressant les intérêts américains voire occidentaux ?
Sauf à se suicider, le régime en place se gardera bien de fermer le détroit d’Ormuz ou d’attaquer directement les bases US de la région. Sa seule réplique restera celle du terrorisme. Notamment à l’encontre des gazoducs, raffineries et puits de pétroles de la région. Menace qui restera minime et étalée sur le temps. En revanche, l’Etat d’Israël se verra bombarder par des missiles intercontinentaux. La plupart des fusées contrées par des anti-missiles et les représailles militaires israéliennes sur des objectifs précis et persuasifs ont de fortes chances de calmer, très rapidement, la vengeance iranienne.
La Syrie se joindra t-elle à l’Iran ?
Si Bachar el-Assad est encore au pouvoir, il y a quelques possibilités qu’il tente cette diversion pour réunir le peuple derrière lui. L’armée étant occupée ailleurs et divisée entre partisans et adversaires du régime alaouite, la menace balistique restera insignifiante. Il y a, par ailleurs, peu de chance que les armées de l’air, de terre ou de la marine se joignent à cette manœuvre car trop désorganisées. Par contre, si les Sunnites prennent la direction du pays le soutien à l’Iran chiite n’existera plus.
Que fera le Hezbollah ?

Le chef du Hezbollah, a précisé qu’une éventuelle attaque israélienne contre l’Iran provoquerait une riposte « énorme » de sa part. A tel point que la réaction israélienne signera probablement l’éradication de ce mouvement de la région. Hassan Nasrallah le sait. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Rien n’est moins sûr ! Il n’en reste pas moins que le véritable danger, s’il y a, viendra du sud Liban.
Le Hamas se joindra t-il à la meute ?
Au-delà de quelques cris de haine et roquettes, le Hamassait pertinemment qu’il perdra la bande de Gaza s’il faisait plus. Quel est donc son intérêt à mourir pour des chiites ? Aucun !
S’il est probable que l’Etat juif ne réduira pas à néant l’espoir atomique iranien, il est certain cependant que cet état sera touché, que des victimes seront à déplorer, que des infrastructures seront à reconstruire. Néanmoins, la somme en sera toujours moins élevée que vivant au côté d’une théocratie nucléarisée se voulant le leader d’une Umma rêvant de réaliser, enfin, l’objectif annoncé en1948. A savoir, jeter les Juifs à la mer.
Autre point capital ! Aucune fusée ne sera dotée d’ogive chimique. Les régimes iraniens et syriens, au-delà de leur folie meurtrière, sont très rationnels quant à leur devenir propre. Nasrallah tout autant !
Malgré ces évidences, des Israéliens ‘’bien intentionnés’’tentent d’empêcher le gouvernement en place de prendre la bonne décision. Du PrésidentShimon Pérès à l’écrivain Amos Oz en passant par un ancien chef d’état major Amnon Lipkin-Shahak, l’idéologie ‘’pacifiste’’ et de soumission, notamment à l’allié américain, se mobilise. Pour celle-ci, la parole d’Obamaest d’or, la légitimité du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahounulle et l’indépendance d’Israël pas encore vraiment effective à leurs yeux ! Deux millénaires de servitudes au bon vouloir des souverains n’ont pas définitivement vacciné ces bonnes ‘’consciences’’. Courber l’échine est encore un de leur réflexe.
S’il l’on ne connaît pas encore la décision du gouvernement israélien, on peut être certain, au vu du passé, qu’il ne laissera pas son peuple être le dindon de cette farce tragique. Mieux ! Il se transformera, par la force des choses, en gendarme du Proche et Moyen-Orient.
Un poste que le monde occidental a abandonné pour cause de servitudes au pétrole et à ses pétrodollars.
source : Victor Perez

L’imposture Olympique par Guy Millière

Les Jeux Olympiques de Londres ont commencé le 27 juillet. Ils seront au centre de l’attention des grands médias et de centaines de millions de gens jusqu’au milieu du mois d’août. On comptera les médailles. Les Français suivront les Français. Les Américains suivront les Américains. Les Russes suivront les Russes et ainsi de suite. On parlera des idéaux olympiques et du baron de Coubertin.Je dois le dire : je m’intéresse peu au sport. Et je m’intéresse moins encore aux Jeux Olympiques. J’y vois, à chaque fois qu’ils ont lieu une forme de jeux du cirque des temps modernes. Une grande distraction qui détourne les populations des vrais problèmes du monde. J’y vois, souvent, l’exaltation de formes plus ou moins étriquées de nationalisme, et je n’ai jamais compris la fierté qu’un pays entier pouvait porter à quelqu’un qui saute plus haut ou qui court plus vite : c’est, à chaque fois, un individu qui court et qui saute et qui s’est entraîné pour cela, et le pays n’a que fort peu à voir dans l’affaire.

Cette dimension nationaliste a, qui plus est, servi de nombreuses fois à cacher le pire ou à lui servir de façade : peut-on oublier que les Jeux de 1936 ont été, ainsi, un moment conçu pour la plus grande gloire du Troisième Reich et d’Adolf Hitler en un moment où celui-ci mettait en place l’emprise totalitaire qui allait déboucher sur une guerre mondiale et sur la shoah ?

Lire la suite : lepetithebdo

La Palestine, non, le Philistinisme, malheureusement oui !

Le jeudi 6 mars 2008 Ala al-Din Hashem Abou Dhaim, un Arabe israélien de Jérusalem-Est, membre d’une cellule du Hamas pénètre dans la Yeshiva Merkaz Harav, où 80 garçons fêtent  Adar Beth, le nouveau mois de l’année hébraïque, qui annonce la joueuse fête de Pourim.  Il vide le chargeur de son Kalachnikov et tue huit étudiants âgés entre quinze à dix-huit ans. Il avait  travaillé auparavant à la yeshiva du Merkaz Harav comme chauffeur. Il est abattu. Le Hamas, selon son porte-parole Abou Zouhri, a considéré qu’il s’agissait d’une « attaque héroïque » et de « réponse normale aux crimes de l’occupant et à ses meurtres de civils ». A l’annonce de l’attaque, des manifestations de joie ont éclaté dans la bande de Gaza. A Jabaliya, des hauts parleurs scandaient des slogans louant les auteurs de l’attentat.

Le vendredi  11 Mars 2011 à 21 heures – soit le 5 du mois d’Adar; Pourim est à venir -  Hakim Awad et Amjad Awad, respectivement lycéen et étudiant à l’université de Shehem, du village d’Awarta, pénètrent dans la localité d’Itamar voisine, attendent que les parents aient couché leurs enfants, entrent dans la maison du couple Fogel et égorgent 3 enfants dont un bébé, ainsi que les  deux parents. Leur objectif : tuer de l’Israélien ». Ils sont emprisonnés en Israël.

Toulouse, le  lundi 19 mars 2012, soit le 25 Adar ; Pourim a déjà été célébré, Mohammed Merah tue à bout portant trois petits enfants et un père de famille. Vous connaissez la suite

Bon, ça se passe en Adar, mois où selon la tradition juive Marbim Besim’ha, on redouble de joie. Mais ça aurait pu se passer à un autre mois, parce qu’aucun mois de l’année hébraïque n’est exempt de meurtres, de massacres et ignominies en tous genres. Il n’empêche que Pourim est là tout proche. Jadis les Hébreux avaient échappé au mois d’Adar à la Shoah que leur concoctait Aman.  Le Pour, le sort ou la chance, les en a épargnés.  Cela ne s’est pas reproduit dans les trois cas que je vous ai cités.

Qu’ont de commun les bébés, enfants et adultes juifs qui ont été massacrés à Jérusalem, Itamar et Toulouse au mois d’Adar. La réponse est simple : ils se situent dans la mouvance du Judaïsme qui s’applique à respecter et à appliquer la Torah et les Mitsvot (Commandements).

Vous me direz, les Juifs qui n’habitent pas dans les « Colonies de peuplement dans les Territoires occupés » et qui n’envoient pas leurs gamins dans des Yeshivot ou des écoles juives ont moins de chance de rencontrer sur leur chemin les ignobles sus nommés. Le Pour,  le Goral, selon la théorie des probabilités, leur est favorable. Alors, chacun son choix. Après tout, ce qui reste quand on a tout perdu c’est bien le libre arbitre.  Le problème est que si on veut l’exercer pleinement,  il faut connaitre avec précision le contenu des deux plateaux de la balance, pour décider de quel côté on veut la faire pencher. Or un ignorant des « choses juives » ne connait que le contenu d’un seul plateau; comment pourrait-il exercer son libre arbitre ?

Maintenant  quel  est le commun dénominateur entre  les Ala al-Din, les Awad et les Mohammed, à part bien entendu qu’ils sont d’ignobles assassins.

Il existe un concept, un peu passé de mode, qui s’appelle le philistinisme que l’on pourrait définir ainsi : « caractère de philistin, personne grossière, insensible aux arts et aux lettres, aux productions nouvelles de la culture ». En fait, la définition du vocable est plutôt élastique  et a beaucoup varié selon les époques;  rien donc  n’interdit d’apporter sa propre définition. Je vous propose la mienne : c’est le crétinisme sanguinaire

Il est clair que le vocable est issu des Philistins qui, manifestement n’ont jamais eu bonne presse. Rappelons qu’ils se sont installés jadis dans ce qu’on nomme aujourd’hui  la Bande de Gaza et que les Hébreux ont toujours eu maille à partir avec eux. Le géant Goliath que terrassa David était un Philistin, Samson, malgré sa force fut capturé par des Philistins. Ils étaient cruels, sanguinaires et croyaient à des divinités invraisemblables.

Qu’ont-ils laissé derrière eux ? Le terme « Palestine », imposé jadis par les Romains à la terre d’Israël  dont ils voulaient que s’efface jusqu’à la mémoire et, le Philistinisme, une vision du monde et de soi. Or la Palestine, en tant qu’Etat ou projet d’Etat, et, par voie de conséquence les Palestiniens qui l’habiteraient,  a été proprement ressuscité et réinventé en 1967 par …  les Israéliens,  et repris jusqu’à plus soif  par l’ONU. La Palestine n’a jamais existé en tant qu’Etat et jamais aucun Arabe ne s’est réclamé Palestinien, jusqu’à une période récente.  Mais bien que ce soit un concept creux, il n’empêche que l’on tue pour lui et en son nom. Et là on débouche sur le Philistinisme : crétinisme fait d’obscurantisme, d’ignorance et de superstition,  qui caractérise, non seulement  les assassins, mais aussi leurs admirateurs et leurs chambres d’echo qui sont légion et que l’on retrouve aisément  dans les  commentaires aux articles.  Les « J’nique  ta mère » sont en train de conquérir la France et, désormais ils disposent d’un héros martyr en la personne de M&M’s

Enfin, à qui profite le crime ? Sans conteste à notre vaillant Président qui a surfé jusqu’à plus soif sur cet épisode scabreux en  tordant  la vérité jusqu’à la dernière goutte. Non, Monsieur Sarkozy, le massacre d’enfants n’aurait pas pu se produire dans un Collège du 4ème Arrondissement de Paris. C’est un mensonge et une exploitation éhontée du deuil  qui frappe la communauté juive et Israël puisque les quatre assassinés possédaient la double nationalité. Et dire que vos chances d’élection ont été démultipliées grâce à ça. Les voies du seigneur sont vraiment impénétrables.

source : Geopolitiquebiblique

Confucius et les Mitsvot ou, l’homme qui ambitionnait de devenir un Mensch, un Junzi

Qui n’a pas entendu parler des Mitsvot ? Il y en a d’innombrables. Les Sages en ont comptabilisé 613;  Taryag en hébreu, pour reprendre la numérologie hébraïque. La classification la plus courante consiste à les scinder en deux catégories : Les « Faire » (Mitsvot Assé) et,  Les « Pas Faire » (Mitsvot Lo Taassé). Il y en a   248 d’un côté et 365 de l’autre. » Honores ton père et ta mère », serait un Commandement positif et,   « Tu ne commettras pas de rapt », qui est  la véritable signification de « Tu ne voleras point »  serait une Mitsva négative.  Et, ainsi de suite, si ce n’est que je n’aime pas trop la distinction entre positif et négatif, comme si les Mitsvot Assé avaient de la valeur et  les autres pas du tout.

Il existe une autre classification : les Misvot ben Adam lé Havéro, entre l’homme et l’homme, et les Mitsvot ben Adam la Makom, que l’on traduit généralement par « entre l’homme et dieu ». Le Rambam,  Maïmonide,  qualifie différemment la seconde série de Mitsvot. Il considère en effet que les Mitsvot entre l’homme et D. sont en fait les Misvot entre l’Homme et lui-même, dans la mesure où leur finalité n’est certes pas d’avoir une quelconque influence sur dieu, qui n’en a cure, mais de nous transformer et de nous développer, nous mêmes. Respecter, par exemple le Shabbat parce que D. s’est « reposé » ce jour,  n’influe en aucune façon sur le Créateur, qui selon moi , et d’autres , ne connait pas la fatigue, mais, a une incidence certaine sur la structuration de l’homme qui respecte le Shabbath, reprenant ce jour là des forces et, consacrant un septième de son temps à autre chose qu’à trimer.

Il est intéressant de noter que si le mot Makom, le Lieu, est un des termes par lequel on désigne D. il signifie aussi en hébreu courant « revenir au point de départ, remettre quelque chose à l’endroit d’où il vient et auquel il appartient ». Léahzir la makom, remettre en place. Donc, la définition du Rambam se tient et le choix de désigner D. par Makom dans ce cas précis, n’est évidemment pas fortuite; on aurait pu désigner D. par un autre de ses innombrables noms.

Cette conception rejoint une très belle phrase de Martin Buber (Buber 1965, page 219) qui dit: « We have recognized that just the same Thou that goes from man to man is the Thou that descends from the divine to us and ascends from us to the divine »

Laquelle des deux séries de Mitsvot est la plus importante ? Il est dit que le Jour de Kippour, communément appelé « Grand Pardon », les inconvenances envers D. sont pardonnées, mais les  indélicatesses (j’utilise ce mot à dessein n’aimant ni le mot faute ni le mot péché) envers son prochain ne le sont pas, à moins d’avoir entrepris auparavant la démarche de se faire pardonner par lui. Autrement dit,  D. n’intervient pas dans les querelles humaines ; à chacun de faire son boulot en apaisant le ressentiment de l’Autre vis-à-vis de soi. Il est évidemment plus aisé de se rendre à la synagogue le jour de Kippour rempli de bonnes résolutions … vis-à-vis de D. et de zapper sciemment ou inconsciemment toutes les crasses que l’on a pu commettre envers ses semblables

En parallèle aux Mitsvot qui proviennent du verbe « commander » Létsavot, il existe un autre concept fort dans la tradition juive, plus méconnu, qui s’appelle les Midot du verbe mesurer, Limdod.  Qu’est ce que ces mesures et en quoi ont-elles un quelconque rapport avec l’homme? Il s’agit de la juste mesure ou de la mesure juste qui doit régir les choses et le comportement des hommes Rapportez-vous à mon article sur juste milieu ou milieu juste.

De la même façon où une mesure, Mida, mesure, par exemple, avec précision les dimensions du Tabernacle ou du Chandelier du Temple, possèdant ainsi  un sens, face à une situation donnée, un Homme authentique doit se comporter d’une certaine façon (les tolérances sont admises pour les humains) et s’il se comporte différemment, il a tout faux ; comme une mesure erronée, qui ne signifie plus rien.

Les Sages se sont de tout temps demandé si les Mitsvot précédent les Midot ou, inversement. Les discussions sur ce sujet  abondent. Mais il me semble qu’au moins trois choses sont claires: Les 613 Mitsvot Commandements ont été communiquées aux Hébreux au Mont Sinaï,  à un moment précis de l’Histoire (même si quelques unes sont antérieures au don de la Torah) or, il devait bien exister des normes de comportement avant ce jour.  Les autres peuples de la terre qui n’ont pas pris sur eux le joug des Mitsvot  doivent bien posséder  quelque chose qui les remplace et, enfin, si un Hébreu a un comportement de sagouin ou un comportement  sanguin , les Mitsvot qu’il pourrait accomplir ont-elles une valeur et peuvent-elles être accomplies correctement ?

La pratique des Mitsvot réclame en règle générale à la fois un apprentissage, une maturité et même une certaine intelligence pour en saisir les nuances et leur juste application. Les Midot, par contre peuvent être travaillées dès le plus jeune âge. D’où l’expression « acquérir de bonnes midot ». Comme si on pouvait en acquérir des mauvaises !!

Les éducateurs juifs ont toujours été à cheval sur les Midot, qui devaient être enseignées aux enfants dès l’âge le plus tendre. En effet,  la Torah (Berchith 8/21) nous dit que Yétser Lév Haadam Ra Minéourav. L’homme ne naît pas bon, ou, plus précisément et littéralement, l’enfant, lui, naît carrément mauvais, car ses pulsions négatives l’entraînent vers le mal. Cette vision qui pourrait choquer certains, ne doit pas être comprise comme un constat d’échec pessimiste. Et alors, si l’enfant est mû par des penchants peu sympathiques, il a toute la vie devant lui pour s’améliorer !!

C’est à cette amélioration que se sont penchés les maîtres chargés de l’éducation des jeunes enfants.

J’ai découvert une bonne classification dans le site allianceforjewishearlyeducation.org ordonnée par Madame Frieda Hershman Huberman qui a développé  une liste de 18 Top Mitsvot et Midot particulièrement adaptés aux très jeunes enfants.  Il va s’en dire que le classement est par ordre alphabétique et non par ordre d’importance. Cette liste combine mitsvot et midot ; autrement dit ce qui a été ordonné par D. au peuple hébreu au Mont Sinaï et, les midot ; disons, les traits de caractère, pour faire simple, que l’enfant doit travailler afin de se comporter à la fois en Juif et en Ben Adam, en fils de l’homme. Je vous les reproduis :

Bal Tashchit,   Ne pas gaspiller ou détruire inutilement

Bikur Cholim,  Rendre visite aux malades

Chaver/Dibbuk Chaverim, Etre un bon ami, fidèle en amitié

Emet, Vérité, fiabilité

Chesed/G’milut Chasadim,  Montrer de la gentillesse, bonté

Derech Eretz, Devenir unMensch, être courtois et agréable

Erech Apayim, Ne pas se mettre en colère, être tolérant

Hachnasat Orchim, Hospitalité, accueillir l’étranger

Hashavat Avaida, Retourner les objets perdus à leur propriétaire

Hiddur P’nai Zakain, Respecter les anciens

Kibud Habriot, Horim Umorim, Respecter les hommes, honorer les maitres et les parents

Rodeph Shalom,  Rechercher la paix

Samai-ach B’chelko, Etre content de ce que l’on possède, de son sort

Seiver Panim Yafot, Présenter un visage, un abord agréable

Sh’mirat Haozen, Savoir écouter, éviter d’écouter les commérages, les ragots

Shmirat Halashon,  Faire attention à ce que l’on dit

Tzaar Ba’alai Chayim,  Montrer de la gentillesse envers les animaux

Tzedakah,  Agir avec justice, partager avec les pauvres

Que constate t-on  et quel est leur commun dénominateur ? En un mot on pourrait dire : Comment devenir un Mensch ? Le mot Yiddish Mensch est un mot magique, difficilement traduisible, même en hébreu, et qui trouve sa meilleure définition, selon moi, en anglais et, en… chinois, grâce à deux personnages éminents qui sont respectivement Kipling et Confucius.

Vous connaissez tous le fameux poème de Kipling « You’ll be a man my son », vous connaissez peut-être moins la définition que donne Confucius au terme Junzi. Elle en vaut le détour:

Confucius commence par préciser que qu’atteindre le niveau de Junzi est proprement impensable, même pour lui :   « La voie de l’homme de bien consiste en trois choses que je n’ai pas pu réaliser : son humanité ne connait pas le trouble, sa sagesse ne connait pas le doute, son courage ne connait pas la peur » (Lunyu XIX 28) Cependant «  l’homme de bien étudie pour se perfectionner dans la Voie (Lunyu XIX 7)

« Le Maître parlait rarement du profit, du destin, de la vertu d’humanité » ou, selon d’autres traducteurs : « Le maître ne parlait que rarement d’intérêt, que ce soit à propos de la destinée ou du sens de l’humanité » (cf A. Lévy) ; « Le maître parlait rarement de profit. Il célébrait la volonté céleste et l’humanité. » (cf P. Ryckmans)  (IX.1)

Tzeu koung ayant demandé ce que doit faire un homme honorable, le Maître répondit : « L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne. »( II.13)

Le Maître dit : « Le sage est calme et serein. L’homme de peu est toujours accablé de soucis. » (VII.36)

« Le Maître était affable mais ferme, imposant mais sans dureté ; courtois mais sans affectation ». (VII.37)

« Un homme honorable a surtout soin de trois choses : éviter la violence et l’insolence dans ses attitudes et dans ses gestes, garder une expression qui inspire confiance, prendre un ton dénué de vulgarité et de bassesse. Pour ce qui est des vases rituels de bambou ou de bois, il y a des officiers pour en prendre soin. » (VIII.4)

« L’homme honorable honore les sages, et est indulgent envers la multitude ; il encourage par des éloges les excellents et a compassion des faibles » (XIX.3)

Le Maître dit : « Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine. » (I.3)

Tseu koung ayant interrogé Confucius sur l’amitié, le Maître dit : « Avertis tes amis avec franchise, et conseille les avec douceur. S’ils n’approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. » (XII.22)

Ien Iuen ayant interrogé Confucius sur la vertu d’humanité, le Maître répondit : « Se maîtriser soi-même, et revenir aux rites de la courtoisie, c’est cela le sens d’humanité. » Ien Iuen dit : « Permettez-moi de vous demander quelle est la méthode à suivre. » Le Maître répondit : « Ne rien regarder, ne rien écouter qui soit contraire aux rites de la courtoisie ; ne rien dire, ne rien faire qui soit contraire aux rites de la courtoisie. (XII.1)

en quoi consiste la lucidité. Le Maître répondit : « Ne pas se laisser imprégner par les calomnies, ni se laisser meurtrir par les accusations ; cela peut s’appeler lucidité. (XII.6)

Ki Tzeu tch’eng¹ dit : « L’homme honorable l’est par nature. Qu’a-t-il à faire de la culture ? » Tzeu koung répondit : Culture et nature sont indissociables l’une de l’autre. Une peau de tigre ou de léopard ne se distingue pas d’une peau de chien ou de brebis, quand le poil est raclé ». (XII.8)

Tseng tzeu dit : « L’homme honorable rassemble autour de lui des amis grâce à sa culture, et les amis le renforcent dans la vertu d’humanité. » (XII.23)

Et ainsi de suite ; les caractéristiques de l’homme qui aspire à l’humanité abondent dans les Entretiens et chez les principaux successeurs de Confucius ; notamment  Meng Zi, baptisé Mencius par les Chrétiens.

Vous me rétorquerez que les Mitsvot sont spécifiquement réservées  aux Juifs et ne concernent en rien les autres peuples de la terre. Cela est exact pour  ce qui concerne les Commandements liés à la terre d’Israël  et au Temple, celles qui concernent ses Fêtes, celles qui se rapportent à des normes de pureté familiale ou à l’alimentation. C’est bien les Hébreux qui ont été délivrés d’Egypte et c’est eux seuls qui  doivent aimer et respecter  D. qui les a sortis de l’esclavage. Mais toutes les autres Mitsvot associées aux Midot, qui ont pour fonction de transformer l’homme en Mensh, autrement dit en quelqu’un « qui porte à l’achèvement les potentialités de son humanité » ( Michéle Moioli  «  Apprendre à philosopher avec Confucius page 123) sont de nature universelle. Or le personnage qui a le mieux défini cet homme pleinement humain est incontestablement  Confucius, à travers sa définition du Junzi.

Confucius nous raconte, qu’étant jeune, et pauvre,  il ne tirait pas sur tous les oiseaux qui étaient dans leur nid, ni ne péchait au filet, mais à la ligne. Tuer et prendre tous les animaux était contraire à sa volonté, et il ne le faisait pas. A partir du comportement de cet homme vis-à-vis des animaux on peut déduire comment il se comportait envers les humains. Ça c’est un Mensch.  Avis aux petits enfants et aux écologistes de tous poils.

source : Geopolitiquebiblique

Stefan Sweig et Theodor Herzl

par rachelsamoul

Il y a exactement 70 ans, le 22 février 1942, l’écrivain Stefan Zweig se donnait la mort au Brésil.

Le monde, ma propre langue est perdu pour moi. Ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est anéantie elle-même. Il fallait à soixante ans des forces exceptionnelles pour tout recommencer à nouveau et les miennes sont épuisées par des années d’errance sans patrie. Aussi, je juge préférable de mettre fin, à temps et la tête haute, à une vie pour laquelle le travail intellectuel a toujours représenté la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême sur cette terre. Je salue tous mes amis ! Puissent-ils voir encore les lueurs de l’aube après la longue nuit ! Moi, je suis trop impatient. Je les précède.

La lettre de suicide de Stefan Sweig ainsi que d’autres de ses manuscrits se trouvent à la Bibliothèque Nationale d’Israël, הספרייה הלאומית à Jérusalem.

Dans le Monde d’Hier sous-titré Souvenirs d’un Européen, Stefan Sweig(1881-1942) décrit l’Europe d’avant 1914 correspondant à l’époque de sa jeunesse, puis la guerre 14-18, l’après-guerre et le livre s’achève en 1939 lorsque la guerre est déclarée. Dans le chapitre Universitas vitae, il livre un portrait extraordinaire de Théodore Herzl, alors encore rédacteur en chef du journal la Neue Frei Presse à qui il apporte l’un de ses premiers textes:

« Je suis heureux de pouvoir vous annoncer que votre bel article est accepté pour le feuilleton de la Neue Frei Presse. » Ce fut comme si Napoléon sur le champ de bataille, épinglait à la poitrine d’un jeune sergent la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Cela parait en soi un épisode sans importance, mais il faut être viennois, et viennois de cette génération pour comprendre quelle brusque ascension cette faveur représentait pour moi. Dur jour au lendemain, j’étais promu, dans ma dix-neuvième année , à une situation éminente (…) »

Voici encore quelques extraits mais je vous recommande vivement si ce n’est pas encore fait de lire « Le Monde d’hier »

« Theodor Herzl avait vécu à Paris une expérience qui avait bouleversé son âme, une de ces heures qui change toute une existence: il avait assisté en qualité de correspondant à la dégradation publique d’Alfred Dreyfus, il avait vu arracher les épaulettes à cette homme pale qui s’écriait: « Je suis innocent. » Et à cette seconde, il avait su jusqu’au plus profond de son coeur que Dreyfus était innocent et qu’il n’était chargé de cet abominable soupçon de trahison que parce qu’il était juif. Or Théodore Herzl, alors qu’il était étudiant, avait déjà souffert dans sa généreuse fierté d’homme du sort des Juifs. Bien plus, grâce à son instinct prophétique et à ses prémonitions, il en avait souffert par avance dans tout son tragique à une époque où le danger ne paraissait pas vraiment redoutable, (…)

Si nous souffrons d’être sans patrie, édifions nous une patrie nous-mêmes. C’est alors qu’il publia sa brochure, L’Etat juif, dans laquelle il proclamait que toute assimilation, tout espoir de tolérance totale était impossible pour le peuple juif. Il devait fonder sa nouvelle, sa propre patrie dans son ancienne patrie, la Palestine.

Herzl se leva pour me saluer, et j’éprouvai ausitôt le sentiment instinctivement qu’il y avait du vrai dans le surnom de « roi de Sion » qu’on lui donnait par moquerie: il avait réellement une apprarence royale avec son haut front découvert, ses traits purs, sa longue barbe de prêtre, d’un noir presque bleuâtre, ses yeux mélancoliques d’un bleu sombre. Ses gestes amples, un peu théatraux ne semblaient pas affectés chez lui parce qu’ils étaient conditionnés par une noblesse naturelle, et il n’y aurait pas eu besoin de cette particularité pour me le rendre imposant. »

source : KefIsrael

En Chine aussi, on a cru au Dieu-Un, El Shaddaï, et on a raconté La Création, comme dans la Genèse

Vous ne me croyez pas n’est-ce pas, alors je vais essayer de vous le démontrer.

En l’an 1656 après la Création du Monde selon les Hébreux, soit 2100 avant l’ère ordinaire, eut lieu le Déluge qui engloutit la totalité de l’Humanité, à l’exception de Noé et de sa petite famille. Les trois fils de Noé et leurs épouses donnèrent naissance à l’humanité post-diluvienne; donc, aux Chinois aussi par définition. En descendant de l’arche sur la terre ferme, le premier geste de Noé fut d’offrir un sacrifice à l’Eternel, pour  le remercier de l’avoir épargné.

L’empereur Shun qui régna en Chine, plus ou moins à l’époque de Noé, avait également pour coutume de sacrifier un taureau sur l’Autel du Ciel au dieu Chang-Ti, et, cette coutume se perpétua en Chine jusqu’en …  1911.

Donc, pendant 4000 ans,  l’Empereur en place a eu pour coutume de sacrifier annuellement sur l’autel, une bête à corne. Quant aux Hébreux, les rites du sacrifice se perpétuèrent au Temple de Jérusalem, jusqu’à sa destruction, et continuent à être enseignées dans les Yeshivot, afin que la technique des sacrifices ne se perdit pas; on ne sait jamais.

A qui était destiné ce sacrifice. Pour les Hébreux, il n’y a point de doute: au Dieu Un, à qui les Hébreux attribuent une multitude de noms. Parmi ceux-ci figure El  Shadaï. Quelle est la signification de ce nom ?

Le Talmud de Babylone, traité Haguiga page 12 A, nous fournit une très jolie explication: Rav Yéhouda a dit : Quand le Saint Béni-soit-Il  créa le monde, il s’expandait  (du verbe «to  expand» en anglais ou Marhiv vé Olekh, en hébreu = allait et s’agrandissait), comme deux bobines de soie qui peuvent se déroulent sans fin si on ne les arrête pas, jusqu’à ce que le Saint Béni-soit-Il  lui crie STOP ou, Ca suffit ! Sans cette ferme injonction, le phénomène d’expansion n’aurait pas eu de fin.   Resh Lakish complète et nous dit: quel sens donner au verset (Genèse 35) « Je suis El Shadaï, Celui qui a dit à son monde Daï, Stop ! Shaddaï, est en effet  une contraction de Shéamar léOlamo daï , qui a dit à son monde « Assez » ! Resh Lakish enseigne: au moment où le Saint Béni soit-Il, a créé la mer, celle-ci allait en expansion, jusqu’à ce qu’Il gronde contre elle et qu’elle s’assèche, comme il est dit : « Il menace la mer et la dessèche, il fait tarir tous les fleuves ». Shaddaï est donc le Dieu créateur qui est obligé de contrôler sa création, faute de quoi elle n’en ferait qu’à sa tête; les mers occupant tout l’espace disponible.

Les Chinois anciens avaient aussi leur dieu créateur. On l’appelle indifféremment Tian qui signifie « Ciel » ou Chang-Ti, ou  Shang-Di, qui se prononçait sous la dynastie Zou ‘djanh-tigh’ ; prononcer Zhan-daï. Zhan-daï ou Shaddaï, les deux termes se ressemblent comme deux gouttes d’eau. De nombreux spécialistes, chrétiens essentiellement, ont pointé le doigt sur la proximité entre les deux mots.

Aux premiers âges on connaissait donc en Chine le Dieu créateur, suprême et unique. Il est le Dieu adoré par les Chinois anciens aux temps des dynasties Chang (1766 à 1122 av. JC) et Tcheou (1122 à 221 av. JC).

Qui plus est, les récits chinois sur Chang-Ti correspondent pratiquement mot à mot avec ceux du début de la Genèse : Chang-Ti a créé le ciel, la terre, les plantes, les animaux et l’homme. Il avait placé un « arbre de la Sagesse », celui qui en mangerait serait aussi sage que Lui. Mais l’homme pécha et fut chassé du Ciel, et Chang-Ti plaça un ange pour en protéger l’accès. Plusieurs écrits classiques chinois mentionnent aussi le déluge et la migration depuis la région de Babel.

Chang-Ti habite le ciel où il reçoit près de lui ceux qui ont pratiqué la vertu sur la terre. Il tient entre ses mains les destinées du Monde et détermine la Loi. Il est omniscient et tous les hommes ont recours à Lui comme au dispensateur des récompenses ou des peines. Il ne doit pas être représenté sous forme d’une idole. Mais, la relation avec Lui passe par des sacrifices, à cause du péché. L’un des plus anciens récits sur ce Sacrifice dit  « de la Frontière » (Border Sacrifice) se trouve dans le Shu Jing (Livre d’Histoire), qui aurait été compilé par Confucius.  Il y est écrit que l’Empereur Shun (qui régna de 2256 à 2205 avant l’ère ordinaire environ, lors de la première dynastie connue)  sacrifiait à Chang-Ti . Il reste encore à Pékin le Temple du Ciel vieux de 450 ans où, jusqu’en 1911, les empereurs y sacrifiaient annuellement un taureau sur l’Autel du Ciel.

Le problème  est que l’Empereur, se considérant comme le Fils du Ciel, s’arrogea le monopole exclusif de l’adoration de Chang-Ti,  devenant le seul médiateur entre Lui et le peuple. Ce privilège eut pour effet de détourner le peuple du Dieu créateur.  Pour combler le vide, le peuple se tourna alors vers d’autres dieux, et la Chine foisonna de dieux divers et variés.

Lire la suite : Geopolitiquebiblique

Forces de la lumière contre forces de l’ombre : l’échec onusien

Depuis de nombreuses années j’ai essayé de comprendre comment le monde avait pu être indifférent et insensible, fermant même les yeux, alors que les Juifs étaient transportés par train depuis toute l’Europe vers les camps d’extermination. Comment se peut-il que personne n’ait levé le petit doigt alors que le ciel de Pologne était noir de fumée sortant des fours crématoires. Les nations, puissantes et progressives, n’ont pas réussi à empêcher l’extermination des juifs d’Europe.

Mon hypothèse était que, puisque les victimes étaient juives, personne ne s’en souciait. Tout comme lorsque les juifs ont été laissés à leur triste sort au Moyen Age. L’avenue des Justes parmi les Nations au mémorial de l’Holocauste Yad Vashem est remarquablement courte. Six millions de Juifs ont payé de leur vie pour l’aliénation du monde, sa haine et son inhumanité.

Beaucoup de gens scrupuleux, qui ont vécu lors de la seconde guerre mondiale, espèrent que la leçon a été apprise et que nul homme ne sera jamais plus abandonné de cette manière. Ils croient que l’humanité ne tolérera plus jamais cela (des meurtres de masses orchestrés par des dictateurs cruels et sanguinaires)… Toutefois, les despotes barbares sont toujours là et reçoivent du soutien avec des armes de plus en plus meurtrières.

L’Organisation des Nations Unies est censée être un centre, un phare international de lumière pour combattre les forces des ténèbres. Mais cet espoir a été brisé. Alors que nous parlons, des milliers de personnes sont massacrées sans discernement par le feu des canons et des obus de mortier – et le monde est silencieux et paralysé. L’ONU ne peut pas prendre des mesures parce que la Russie et la Chine ont exercé leur droit de veto au Conseil de sécurité.

L’ONU s’est effondrée, ce qui prouve sans équivoque que c’est un corps insignifiant et inefficace. David Ben-Gourion a déclaré il y a plusieurs années que l’ONU était « une entité vide de sens ». La seule question qui peut encore unifier l’organisation internationale, c’est la haine d’Israël et du sionisme.

L’Iran est actuellement en train de produire des armes nucléaires de destruction massive. Chaque pays dans le monde sait que cela pose un réel danger, et pas seulement à Israël. L’uranium est enrichi dans des laboratoires souterrains fortifiés pour la construction de bombes atomiques à venir. Chaque jour qui passe fait qu’une frappe militaire est plus difficile à réaliser et compromet la vie de centaines de milliers de civils iraniens qui seront inévitablement dans la ligne de feu.

L’Occident tente de former une coalition et d’imposer des sanctions économiques contre l’Iran, mais encore une fois la Russie et la Chine font obstacle à la mise en œuvre de ces sanctions et fourni à l’Iran des outils pour contourner ces sanctions.

Toute personne raisonnable ne peut s’empêcher de se rendre compte qu’un axe  du mal extrêmement dangereux  se dessine. Les nations de la terreur bénéficient de l’appui d’énormes puissances mondiales, ce qui compromet la sécurité du monde entier. Une guerre régionale pourrait éclater à tout moment.

Un monde dépourvu de clarté morale ne peut pas se maintenir. Des armes meurtrières dispersées dans le monde, sans contraintes morales rigides, mettent en danger l’humanité tout entière. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions : la guerre froide n’est pas terminée, elle ne fait que se réchauffer.

Le tigre chinois, qui se réveille aux côtés de l’ours russe, est effrayant et menaçant. Dans des moments pareils, les Etats-Unis doivent faire preuve d’audace et de leadership face à ces superpuissances sombres. Les Américains ne peuvent pas se permettre de regarder de l’autre côté ou de démontrer sa vulnérabilité. Les Etats-Unis ont sauvé le monde lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont aujourd’hui chargés de la même mission pour préserver l’humanité. Il est impératif et urgent que les États-Unis mènent à bien cette mission. Les forces de la lumière n’ont pas beaucoup de temps avant que l’obscurité ne s’installe.

Celui qui croit en sa mission n’a jamais peur, mais cela exige des efforts et du travail. « Si ce n’est pas maintenant, alors quand ? » (Pirké Avot 1:13)

Amos Lerah – JSSNews

source : jssnews

Moyen-Orient : Quelle grande puissance le dominera ?

Par Aschkel et David Feldman

Avec la Russie qui envoie des navires de guerre pour décourager une intervention étrangère en Syrie, et la Chine qui s’implique de plus en profondément dans la confrontation Iran/Occident  -Une « grande puissance » politique est-elle  de retour au Moyen-Orient ?.

Lire aussi – Iran : La Triple-Entente Moscou, Pékin,Téhéran (sécuritaire, énergétique et monétaire) avec la bénédiction du Qatar ICI

Après que la Russie (URSS) ait été tirée vers l’arrière de la région à la fin de la guerre froide, les Etats-Unis et ses alliés occidentaux ont dû faire face à quelques rivaux extérieurs dans des tentatives d’influencer sur les événements.

Avec le retrait américain d’Irak, les puissances économiques émergentes remodèlent le monde et sont elles-mêmes aspirées toujours plus vers le Golfe Persique de par leurs besoins en énergie

«Ce que nous voyons aujourd’hui des États-Unis  est la perte de sa capacité de façonner les événements dans la région, même s’ils restent de loin la puissance militaire prédominante « , dit Walid Hazbun, directeur du Centre d’études arabes et du Moyen Orient à l’Université américaine à Beyrouth. «Vous en voyez d’autres (pays) combler l’écart. »

Les experts disent qu’il y a des résurgences de ce qui s’est passé au 19ème et 20ème siècle pour les ressources, le territoire et l’influence.

» Il n’y aura plus de joueurs dans le bac à sable », explique Hayat Alvi, maître de conférences pour les études du Moyen-Orient au Collège américain de Guerre Navale.  »Le Moyen-Orient a toujours été le lieu du « grand Jeu « … des puissances montantes qui s’engagent à tirer des opportunités et des avantages tout comme les puissances coloniales le firent. »

Alors que Moscou et Pékin sont restés diplomatiquement à l’écart des campagnes d’Irak de 1991 à 2003 et même l’année dernière de celle  en Libye, ils exigent désormais que leurs voix soient entendues.

Les deux capitales ont manifesté clairement leur intention d’éviter tout « changement de régime » ou intervention en Syrie, et le déploiement Russe de navires de guerre à  Tartous en Syrie ce mois-ci a attiré fortement l’attention,

Alors que certains responsables russes ont minimisé l’importance du déploiement, d’autres l’ont perçu comme un signal.

Les navires de guerre ont depuis évolués, et pendant que la violence continue de s’intensifier en Syrie, Moscou se retrouve sous une pression toujours plus grande afin qu’il abandonne son ancien allié.

Pendant ce temps, le succès des sanctions américaines et européennes contre l’Iran dépendent presque entièrement et dans quelle  mesure la Chine y adhèrera- avec des signes croissants que  Pékin utilise Téhéran comme un outil utile afin de  détourner la force militaire américaine d’Asie du Sud.

source : networkedblogs

Lisez jusqu’au bout….SURPRISE !!! Prendre des renseignements dans le doute

Effectivement il faut lire jusqu’au bout
Vous avez dit “ Le Pen “ ? alors prenez le temps de lire !!!!!!
Nouvelles règles d’ immigration… Mais lisez jusqu’au bout !!! vous allez être surpris !!!!

a
1. Il n’ y aura pas de programmes en langues étrangères dans les écoles.
2.. Toutes les annonces du gouvernement et les élections se dérouleront
dans la langue nationale.
3. Toutes les questions administratives auront lieu dans notre langue.
4. Les étrangers ne seront pas un fardeau pour les contribuables.
Pas de sécurité sociale, pas d’ indemnité de repas, pas de soins de
santé ou tout autre avantage public ne seront accordés.
Tout abus provoquera la déportation.
5. Les étrangers peuvent investir dans ce pays, mais le montant doit s’
élever au minimum à 40.000 fois la moyenne journalière de subsistance.
6. Si les étrangers achètent de l’ immobilier les possibilités sont
limitées. Certains terrains, en particulier les biens immobiliers disposant
d’ accès à l’ eau courante, seront réservés pour les citoyens nés ici.
7. Les étrangers ne peuvent pas protester chez nous.
Aucune manifestation, aucune utilisation d’ un drapeau étranger, aucune
organisation politique.
Aucune calomnie sur notre pays, le gouvernement et sa politique. Toute
violation conduira à la déportation.
8. Si quelqu’un pénètre dans ce pays illégalement, il sera traqué sans
merci. Arrêté, il sera détenu jusqu’à ce qu’il soit expulsé. Tous ses biens
sont saisis.
Sans pitié , inhumain , trop dur ?
Non non ce n’ est pas le FN .!!!
Les règles ci-dessus ne sont pas celles d’un quelconque parti d’extrême droite,

… ce sont les règles d’immigration en vigueur en Arabie Saoudite et dans les Émirats Arabes Unis .

Alors…?…..!…!!…!.!!..?
Vous êtes d’accord, maintenant ? Hé oui ils sont moins cons que les Français !
Alors, faites le savoir… !
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