Régionalisation du conflit syrien : le Liban au bord de l’implosion ?

Kidnappings, confrontations entre les confessions sunnites et alaouites à Tripoli… La situation au nord du Liban paraît de plus en plus instable.

Atlantico : Les kidnappings se sont accentués ces derniers jours à la frontière syro-libanaise. Comment peut-on expliquer cette situation ?

François Constantini : Vraisemblablement, il s’agirait de réfugiés syriens kidnappés au Liban. Ils existent des services secrets au Liban, des groupes pro-syriens qui sont prêts à servir de bras armés au régime syrien dans le pays.

On peut donc supposer qu’il existe des groupes liés au régime syrien qui pratiquent des enlèvements comme il y a des groupes notoirement hostiles au régime syrien qui s’en prennent aux Alaouites. Il y a donc des vengeances réciproques qui s’exercent au Liban. Cela n’est pas étonnant quand on connait les liens historiques qui existent entre les deux pays.

Ces kidnappings ne sont-ils pas favorable au clan Assad ?

Certainement, l’objectif du régime syrien est de détourner l’attention. Toutefois, le régime syrien n’a pas utilisé le Liban comme bombe à fragmentation. On aurait pu penser que le régime allait pousser le Hezbollah à agir. Hormis la question de Tripoli qui existe depuis 30 ans, le Liban n’a pas été la caisse de résonance du conflit inter-syrien d’aujourd’hui.

Justement, vous faites allusion à Tripoli, cette ville a connu des affrontements entre les quartiers sunnites et alaouites de la ville. Vous confirmez donc que ce cas n’est pas nouveau ?

Ah non, en 1985 il avait une guerre entre « le mouvement de l’unification islamique » un groupe d’islamiques sunnites et de l’autre côté l’armée syrienne et les milices alaouites. Le PSNS, Parti pro syrien laïque qui existait au Liban s’était battu pour le contrôle de Tripoli (première ville sunnite du pays). L’influence syrienne a toujours eu du mal à s’établir dans cette ville. La ville de Tripoli est un point de situation très particulier, ce n’est pas nouveau, il vient d’être ravivé à la faveur du conflit interne syrien.

Lire la suite : Atlantico

Samy Gemayel : "Bachar al-Assad a les moyens de faire exploser le Liban"

Par Marc DAOU

La crise qui se poursuit en Syrie depuis mars 2011 suscite de plus en plus la crainte d’une contagion des violences au Liban. Le jeune député libanais Samy Gemayel confie ses inquiétudes à FRANCE 24.

Samy Gemayel appartient à une famille libanaise maronite indissociable de l’histoire de la politique libanaise. Neveu de l’ancien président de la République élu Bachir Gemayel, assassiné avant son entrée en fonction en 1982, et fils de l’ex-président libanais Amine Gemayel (1982-1988), il a été élu député du Metn (centre) en 2009. Il a pris alors la relève de son frère, Pierre, député et ancien ministre de l’Industrie assassiné en 2006.

Figure montante de la scène politique libanaise et de son parti, les Kataeb, Samy Gemayel est prisé par les médias, adulé par ses partisans et respecté par ses rivaux politiques. Il se caractérise par son franc-parler et vit sous haute protection au Liban, à Bikfaya (Mont-Liban), le fief de la famille Gemayel. De passage à Paris, il répond aux questions de FRANCE 24 sur les débordements de la crise syrienne au pays du Cèdre et les récents événements sécuritaires qui rappellent les heures sombres de la guerre du Liban (1975 -1990).
FRANCE 24 : Plusieurs évènements récents survenus au Liban, troubles sécuritaires, affrontements confessionnels et enlèvements d’étrangers, semblent indiquer que la crise syrienne touche de plus en plus votre pays. Le Liban est-il à l’abri d’un conflit armé sur fond de crise syrienne?
Samy Gemayel : Nous sommes en train de revivre aujourd’hui les mêmes conditions qui ont débouché sur la guerre du Liban qui a éclaté en 1975. Il y a une volonté de la part du régime syrien d’enflammer la scène libanaise afin de déstabiliser la région, à commencer par le Liban, et de détourner les regards de ce qui se passe en Syrie. Assad a les moyens de faire exploser le Liban. Il l’avait d’ailleurs promis à la communauté internationale. J’espère qu’il n’y arrivera pas, mais malheureusement, les Libanais participent à leur façon à ce projet, en envenimant la scène libanaise soit en défendant à tout prix le régime syrien, soit en s’y opposant.
On peut être contre ou pour Assad, mais ce n’est pas une raison pour se laisser entraîner ou engager notre pays dans la crise syrienne. Ainsi, un groupuscule d’hommes cagoulés et lourdement armés prend des étrangers en otage, convie les médias à une conférence de presse, et ce sans que l’État ne réagisse ou ne prenne des mesures pour y mettre un terme. Par sa passivité, le gouvernement libanais commet un crime à l’encontre des Libanais en livrant le Liban à des groupuscules armés qui peuvent à terme, si rien n’est fait, mener le pays à la guerre civile. Par conséquent, il sera tenu responsable de tous les débordements si la situation dégénère.
Pourtant, Beyrouth affirme mener une politique de "distanciation" de la crise qui secoue son voisin depuis mars 2011.
Depuis sa mise en place, ce gouvernement a prouvé à maintes reprises qu’il est l’allié du régime syrien. Par conséquent, nul ne peut prétendre être surpris qu’il agisse dans l’intérêt de Damas, aux dépens de la stabilité du pays et de l’intérêt de la population. La prétendue politique de distanciation du gouvernement par rapport à la crise syrienne n’est en réalité qu’un slogan commercial, puisqu’il a tout fait sauf se dissocier de la crise syrienne. Notamment en laissant nos frontières ouvertes au régime syrien comme le démontrent les fréquentes incursions et opérations de l’armée syrienne à l’intérieur de notre territoire, et en laissant des groupuscules armés agir à leur guise. Ce gouvernement ne peut pas prétendre être neutre sur la question syrienne.
Les chrétiens du Liban semblent divisés sur ce dossier. Certains estiment qu’il est préférable de soutenir le président Bachar al-Assad, tandis que d’autres militent pour la chute du régime baasiste en l’accusant de tous les maux du Liban depuis plusieurs décennies. Quel est votre point de vue sur la question ?
Je vais être très clair sur ce point, je suis contre Assad car je suis un démocrate. Aucun régime ne peut causer plus de mal au Liban que celui qui est en place. C’est très difficile de faire pire : 30 ans d’occupation militaire, des centaines de milliers de morts, des centaines de milliers d’habitations détruites, les caisses de l’État libanais volées… Et des assassinats de personnalités politiques lui sont imputables. Je crois que ce régime aura tout fait aux Libanais. Nous sommes pour le changement, nous sommes pour la démocratie en Syrie et dans le monde arabe en général. Mais si le régime démocratique qui lui succède porte au pouvoir des partis qui vont à l’encontre de nos principes politiques ou qui sont hostiles au Liban, nous ne lui apporterons pas notre soutien. Mais ce n’est pas pour cela que nous sommes contre la démocratie. Vous pouvez être contre la politique socialiste en France, mais cela ne va pas dire que vous êtes contre la démocratie, bien au contraire.
Le conflit en Syrie prend une tournure confessionnelle, et certains experts affirment qu’en dernier recours, le président Bachar al-Assad pourrait être tenté de créer un état confessionnel alaouite. Ce scénario est-il crédible selon vous ? Quelles en seraient les répercussions sur le Liban ?
La confessionnalisation de la crise syrienne est très inquiétante. Ce n’est pas une surprise, car nous vivons malheureusement dans une région où la religion joue un rôle primordial. Le scénario d’une partition de la Syrie n’a rien d’une fiction, il est très probable, car il va dans le sens de ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient. Je pense notamment à l’Irak qui n’a pas attendu la crise en Syrie pour aller dans ce sens là : les revendications autonomistes des communautés, notamment celle des Kurdes, y sont quasiment exaucées. C’est légitime, après le démantèlement de l’empire ottoman, les frontières de la région ont été tracées de façon archaïque puisque certaines communautés ont été dispersées dans plusieurs états alors que certains états ont été constitués de plusieurs communautés. Le Liban, qui est un état multiconfessionnel, peut évidemment être affecté par cette donne car ses différentes communautés vont être forcement influencées par ce qui se passe en Syrie. Les sunnites du Liban vont être influencés par les sunnites de Syrie. Les chiites vont suivre avec attention ce qui passe avec les Alaouites de Syrie et avec leurs coreligionnaires en Irak et Iran. Et les chrétiens, qui sont délaissés par tout le monde à l’instar de tous les chrétiens d’Orient, s’interrogeront également sur leur avenir. Notre génération doit discuter et penser un nouveau Liban, décentralisé et neutre, afin de mieux gérer son pluralisme.

Une historienne palestino-libanaise : Le Protocole des Sages de Sion est le fidèle reflet du judaïsme et de l´idée sioniste

Le 27 décembre 2011, l´historienne libano-palestinienne Bayan Nuwayhed Al-Hout signait un article du quotidien libanais Al-Akhbar, abordant notamment le sujet du Protocole des Sages de Sion et de son lien au judaïsme, au mouvement sioniste et à l´Etat d´Israël. (1)

Dans son article, Al-Hout affirme que le Protocole est le fidèle reflet de l´idéologie sioniste et de la pensée juive, son essence véritable étant l´aspiration juive à diriger le monde de diverses manières. Ainsi selon elle, "la question de l´authenticité des Protocoles n´est plus pertinente".

Al-Hout écrit : "Ceux qui jugent les Protocoles par le texte même pourraient y voir un conte imaginaire impraticable plus qu´un programme politique. Toutefois, ceux qui jugent le Protocole par leur esprit, et leur essence générale, s´apercevront qu´ils sont la reproduction exacte des déclarations et des écrits de dirigeants sionistes passés et présents, et des principes du mouvement sioniste."

Selon Al-Hout, "l´idée sioniste et les plans sionistes avant l´époque d´Herzl, pour ne rien dire de ce qu´il y eut après, comme [les plans de] Ben Gourion et de Begin, sont imprégnés de l´esprit des Protocoles et de leur essence générale. L´atteinte à la démocratie et l´éloge de la dictature sont les pierres angulaires de l´Etat selon Herzl. L´utilisation de l´argent à des fins politiques est sa méthode. Les médias, ou "la presse", selon le langage des Protocoles, ont été utilisés par Herzl et le sionisme, comme ont le voit dans (…) les médias occidentaux , notamment américains, actuellement sous contrôle sioniste."

Concernant le lien entre judaïsme et Protocoles, Al-Hout écrit : "[Les Protocoles] collent parfaitement [à la ligne] des grands rabbins à travers les âges, et au Talmud lui-même. Le Peuple élu est un concept talmudique fondamental ; celui-ci serait élu pour diriger et dicter." Al-Hout tenait des propos similaires dans son ouvrage Palestine : cause, peuple et culture, publié en 1991.

Son présent article entend réagir au propos d´Assad Abu Khalil, professeur de sciences politiques de l´Université de l´Etat de Californie, qui a dernièrement publié un article critiquant l´ouvrage de Gilbert Achcar Les Arabes et l´Holocauste. Il évoque aussi le livre d´Al-Hout. (2)

Abu Khalil accuse Al-Hout de fonder sa thèse sur les Protocoles, dont l´authenticité est mise en cause, ajoutant qu´elle suit la voie tracée par son père, Ajjaj Nuwayhed, également grand admirateur des Protocoles. Il convient de noter qu´Ajjaj Nuwayhed fut le premier à traduire les Protocoles en arabe dans son livre Le Protocole des Sages de Sion : textes, leaders et fondements talmudiques. Sa fille, Al-Hout, note dans son article qu´ "il fut l´un des premiers à révéler la nature raciste du sionisme".

Ajjaj Nuwayhed était connu pour ses liens avec le mufti Hajj Amin Al-Husseini, qui en avait fait son secrétaire général du Conseil islamique supérieur, ainsi que l´inspecteur général des tribunaux de la charia en Palestine. Nuwayhed fut également membre de la délégation palestinienne, dirigée par Al-Husseini, au sommet arabe de la Mecque de 1924. Il fut arrêté à plusieurs reprises par les autorités du mandat britannique en raison de ses opinions nationalistes et du contenu de ses ouvrages.

(1)   Al-Akhbar (Liban), le 27 décembre 2011

(2)   Al-Akhbar (Liban), le 17 décembre 2011

source : memri

Héritage nazi au Liban

Fondé en 1982, le Hezbollah a repris à son compte le salut nazi lors des défilés des miliciens de l’organisation  politico-terroriste chiite libanaise.

Lire la suite : Danilette

Le Liban porte plainte à l’ONU : “Israël n’a pas à se défendre des missiles tirés contre lui”

Le ministère libanais des Affaires étrangères a déposé une plainte contre Israël à l’ONU, pour avoir “violé la souveraineté libanaise le 29 Novembre 2011.” La plainte a été déposée par la mission permanente du Liban auprès de l’ONU et a pour but de créer une nouvelle série de sanctions anti-israéliennes au sein de l’Organisation des Nations Unies.

Dans le dépot de plainte, le ministre libanais se plaint des “tirs d’artillerie de l’Etat d’Israël sur le sud du Liban, une violation flagrante de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.” Selon le ministre, les tirs israéliens “sont une menace à la paix internationale et civile.”

Intéressant. Mais que s’est-il passé ce 29 novembre 2011 ?

Une salve de roquettes tirée depuis le Liban a frappé Israël… Ce qui a incité Tsahal a lancé des tirs de représailles sur des bases du Hezbollah.

En gros, le Liban se plaint de la réponse d’Israël à une attaque surprise de ses citoyens… Et refuse de s’excuser pour le cassus-belli créé par les Libanais eux-mêmes…

C’est un groupe dans la mouvance d’Al-Qaëda, les brigades de Abdallah Azzam, qui est responsable des tirs de roquettes (mais semble nier la revendication). Abdallah Azzam est considéré comme le père du jihad en Afghanistan. Il a été tué dans un attentat dans ce pays en 1989.

Quatre roquettes tirées du Liban-Sud se sont abattues, le 29 novembre dernier, en territoire israélien, provoquant des dégâts dans un poulailler et un début d’incendie rapidement maîtrisé, tandis qu’une autre roquette est tombée dans une localité mais sans exploser. L’artillerie israélienne a riposté en tirant des obus vers le sud du Liban. Les derniers tirs de roquettes vers Israël à partir du Liban-Sud remontaient à plus de deux ans. Le dernier incident à la frontière libano-israélienne remonte au 1er août 2011, quand des militaires Libanais avaient ouvert le feu sur des soldats israéliens élaguant un arbre du côté israélien de la frontière.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

source : jssnews

L’axe Syrie-Iran-Hezbollah frappe au Liban ce matin

par Michel Garroté

L’Orient-le-Jour signale que l’archevêché grec-orthodoxe à Achrafieh, un quartier chrétien de Beyrouth, a été vandalisé. Les auteurs ont volé des icônes, des crosses épiscopales, des calices, des documents ainsi que de l’argent appartenant à l’archevêché de l’église chrétienne grecque-orthodoxe (cf. liens en bas de page).

Par ailleurs, Mediarabe.info signale que deux attentats ont sérieusement endommagé, ce mercredi matin, un hôtel fréquenté par les étrangers travaillant à la FINUL et un débit de boisson appartenant à un chrétien, dans la ville de Tyr, au Sud-Liban (cf. liens en bas de page). Les commanditaires et les auteurs de ces attentats cherchent à rappeler aux pays membres de la FINUL (France et Italie notamment) et aux minorités (les chrétiens sont devenus minoritaires au Sud-Liban à cause du Hezbollah) les capacités de nuisance du régime syrien. Le premier attentat a sérieusement endommagé l’hôtel Queen Elissa, situé près de la plage de Tyr, et qui abrite une discothèque fréquentée par les étrangers, membres et employés de la FINUL. Cet attentat intervient au lendemain des menaces proférées par les agents de la Syrie au Liban, notamment Weäm Wahhab, qui ont à maintes fois rappelé la vulnérabilité de la FINUL.

Ils ont affirmé que « la chute du régime syrien entraînera le chaos régional et rien ne pourra alors garantir la sécurité des soldats onusiens ». C’est notamment confirmé par un ancien officier italien de la FINUL. Il redoute la multiplication de ces actes contre les Italiens et les Français notamment. En visant les soldats italiens, les terroristes et leurs commanditaires cherchent à profiter du vide gouvernemental en Italie et de la crise financière. Les terroristes espèrent ainsi forcer Rome à retirer ses unités. Selon l’ancien officier italien de la FINUL, Les Français de la FINUL sont menacés, en raison des positions de Sarkozy et Juppé sur le dossier syrien. Le deuxième attentat, simultané avec le premier, a visé un commerce, situé à l’entrée du quartier chrétien de Tyr, commerce appartenant à un chrétien. Cet attentat vise à terroriser la population libanaise et à la pousser à s’accrocher à la dictature syrienne et à la défendre, le dictateur syrien Assad étant présenté au Liban comme « le garant de la sécurité des minorités »…

Cet attentat intervient au lendemain de l’arrestation de cinq ressortissants syriens pro-Assad à Nabaa, un quartier de Beyrouth, qui ont reconnu leur implication dans une série de meurtres commis depuis septembre dernier. Ces cinq frères – dont trois avaient été naturalisés libanais en guise de récompense, sans rire, pour services rendus – étaient des agents des Services syriens et constituaient une cellule terroriste, affirment plusieurs sources libanaises proches de l’enquête. Depuis le mois de septembre, les cinq terroristes syriens ont commis onze meurtres dans des régions chrétiennes, pour terroriser la population chrétienne et diffuser un climat d’insécurité, en guise d’avertissement adressé aux Chrétiens souverainistes et indépendantistes, avertissement concernant « ce qui pourrait leur arriver en cas de chute de leur protecteur syrien ».

Le régime dictatorial syrien de Bachar Al-Assad, ses relais au Liban et en Occident, notamment Michel Aoun (ndmg – le chrétien le plus crétin de tout le Liban), le Hezbollah, ainsi que des intellectuels et des journalistes en Europe rappellent régulièrement ce qui est arrivé aux Chrétiens en Irak depuis la chute de Saddam Hussein, oubliant de préciser que le chaos en Irak était – et demeure – largement l’œuvre de la Syrie alaouite et de l’Iran chiite. Ces deux pays qui se disent fiers d’avoir mis en échec – et de continuer en partie à mettre en échec – la démocratie et la liberté d’inspiration américaine en Irak. Les agents et relais de la Syrie mettent également en exergue les violences qui visent les Chrétiens Coptes en Egypte. Mais ils font semblant d’oublier que ces violences ne datent pas d’aujourd’hui. Déjà sous Hosni Moubarak et Anouar El Sadate, les Chrétiens Coptes ne jouissaient pas d’une réelle sécurité.

Les nombreuses mises en garde contre le chaos qu’entraînerait la chute du régime syrien et les menaces contre la FINUL et les minorités, ont été mises à exécution à Tyr aujourd’hui, soit le jour où la Ligue arabe et la Turquie doivent prendre une décision capitale. La réunion turco-arabe qui se tient aujourd’hui mercredi à Rabat, au Maroc est un tournant décisif qui doit sceller le sort de Bachar Al-Assad. En outre, sur le terrain, l’Armée Syrienne Libre, composée de soldats ayant déserté l’armée d’Assad accentue la pression sur le régime dictatorial. La nuit dernière, une explosion a détruit l’antenne d’un service de renseignement de l’armée de l’air, le plus important et le plus redoutable service du régime Assad, à Harasta, à une trentaine de kilomètre de Damas. L’étau se resserre autour du régime alaouite d’Assad. D’où les avertissements musclés au Liban ce matin, dans des secteurs chrétiens, à Tyr et à Achrafieh. L’axe Syrie-Iran-Hezbollah est loin d’être brisé…

© Michel Garroté, rédacteur en chef de www.dreuz.info

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/731842/L%27archeveche_grec-orthodoxe_a_Achrafieh_vandalise.html

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2067

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/731800/Cinq_freres%2C_cinq_tueurs%2C_sous_les_verrous.html

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/731823/Ban_demande_l%27arret_des__incursions_syriennes_au_Liban.html

source : dreuz

Le Hezbollah décrète la mobilisation générale

Selon le journal koweïtien Al-Siassa, le Hezbollah a entamé ses préparatifs à une guerre. La milice chiite libanaise aurait ainsi annulé les congés de ses combattants et invité des milliers de ses membres, enjoignant par ailleurs à ses cadres de ne pas se divulguer, "au cas où une guerre éclatait". "Les unités armées du Hezbollah sont en état d’alerte maximale, spécialement les unités de missiles", ajoute le journal, apparenté aux opposants à l’organisations terroristes.

Selon le quotidien, Israël se serait aperçu de ces préparatifs et aurait intensifié ses survols du Liban. Le quotidien koweïtien “Al Seyassah” du mardi 15 novembre affirme que le Hezbollah a décrété la mobilisation générale.

Après avoir placé ses combattants en état d’alerte maximum, le Parti de Dieu a appelé les réservistes et demandé à ses dirigeants de se cacher. Un dispositif qui laisse planer le risque d’une guerre généraliséSelon le quotidien, ces mesures ont été prises depuis plusieurs jours, mais accélérées depuis le discours de Hassan Nasrallah, vendredi 11 novembre, à l’occasion de la Journée du Martyr.

A cette occasion Nasrallah a mis en garde contre toute tentative de s’en prendre militairement à l’Iran, réitérant sa confiance dans les capacités de la République islamique à riposter partout dans le monde.

Concernant la Syrie, Nasrallah a prévenu que toute guerre contre le régime s’étendra à toute la région, avec la promesse que la Résistance mettra en échec le plan américano-sioniste une nouvelle fois, comme elle l’avait vaincu en 1982, en 2000 et en 2006.

Depuis ce discours, les combattants du Hezbollah sont en état d’alerte, poursuit le journal, et les permissions sont annulées. Le plan B de la mobilisation a été mis en place, ce qui signifie que les batteries de missiles doivent être prêtes à l’emploi dans 12 heures maximum. Jamais ce niveau de mobilisation n’a été atteint, y compris lors de la guerre de l’été 2006.

Selon le journal, le parti a donné les ordres à ses dirigeants politiques pour se cacher (ils seraient terrés dans des abris souterrains spécialement conçus à cet effet, pour éviter les frappes aériennes et les liquidations. Et ce, pour que leur éventuelle disparition n’affecte pas le moral des combattants).

Le quotidien koweïtiens croit également savoir que toutes les équipes combattantes, et plus particulièrement les unités balistiques, sont mobilisées.  Ces mesures, conjuguées au ton du discours guerrier véhiculés par les responsables du parti contredisent les assurances de Hassan Nasrallah selon lequel Israël n’osera pas attaquer le Liban, de peur de la riposte douloureuse et ravageuse de la Résistance.

Cependant, selon plusieurs sources syriennes, « en cas de guerre régionale, le Hezbollah devra se passer des services de quelque 5.000 combattants d’élite, déployés en Syrie pour seconder les miliciens du régime de Bachar Al-Assad ». La semaine dernière, six membres du parti auraient péri dans des combats avec l’Armée Syrienne Libre composée de déserteurs de l’armée nationale.

Les mêmes sources ajoutent que « la milice Amal de Nabih Berri, président du Parlement libanais, a de son côté dépêché près de 3.000 de ses miliciens en Syrie, dans le même objectif ». Les opposants syriens assurent aussi que plusieurs dizaines de milliers de Gardiens de la Révolution iranienne sont postés en Syrie, particulièrement autour des casernes de l’armée pour empêcher tout mouvement massif de désertion.

Pour le moment, on ignore si la mort du général Hassan Moghaddam, le père du programme balistique (et/ou nucléaire) iranien, dans l’explosion de deux entrepôts de munitions, près de Téhéran, samedi 12 novembre, va affecter les capacités de l’Iran, ou au contraire, elle va conduire à une escalade régionale pour le venger, d’autant que de forts soupçons planent sur un rôle israélien dans ces explosions (sabotages).

Officiellement, ces déflagrations ont fait 17 morts, mais des sources arabes et iraniennes parlent de plus de 30 morts. L’importance des pertes subies s’expliquent par le déplacement du Guide Ali Khamenaï en personne aux obsèques des « victimes ».

La mise en état d’alerte du dispositif balistique du Hezbollah au Liban, comme le décrit le quotidien Al-Seyassah, pourrait servir dans trois conditions : venger le général Hassan Moghaddam, surtout si l’implication israélienne dans son assassinat était vérifiée ; riposter contre toute attaque contre l’Iran et ses installations nucléaires ; et enfin, en cas d’opérations militaires sous couvert de protéger la population en Syrie (un scénario libyen).

Mais selon d’autres sources, le Hezbollah pourrait provoquer une guerre préventive contre Israël, justement pour perturber le calendrier de l’Etat hébreu et l’empêcher d’anéantir le programme nucléaire de Téhéran.

Ces mêmes sources rappellent que le Hezbollah avait procédé à la même fuite en avant, un certains 12 juillet 2006, pour détourner l’attention du programme nucléaire iranien et retarder l’établissement du Tribunal international pour le Liban.

Rien ne l’empêche aujourd’hui de récidiver, le Parti ne cesse de marteler qu’il est prêt à tout sacrifier pour le Guide iranien et son concept de Wilayat e-Faguih. Reste à savoir si les Chiites libanais sont encore capables de supporter une nouvelle aventure pour les beaux yeux du petit Guide Nasrallah et de son aîné Khamenaï ?

Dario S

.http://mediarabe.info/spip.php?article2066

source : jerusalemplus

Au Liban, Spielberg biffé sur les affiches de « Tintin » : Une insulte à l’intelligence rapidement rafistolée par ses auteurs

Le nom de Steven Spielberg, biffé au bas de l’affiche, en tant que réalisateur.    Photo Michel Sayegh
Au Cinema City, des bandes noires ont servi à couvrir le nom du producteur-réalisateur du film « Les aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne ». L’administration aurait agi à la demande de la Sûreté générale qui dément toute implication dans l’affaire.

La société civile était secouée hier par un acte, de prime abord vain, mais qui révèle sinon une ignorance manifeste, du moins une volonté de limiter les libertés, même si pareille volonté, qu’aucune autorité ne veut assumer, recourt à des manœuvres de moins en moins habiles. L’exemple le plus récent en la matière a été rapidement éludé, sitôt que ses auteurs en ont réalisé l’inanité grotesque, au symbole pourtant grave. Avant-hier, des bandes collantes noires étaient visibles sur toutes les affiches du film Les aventures de
Tintin : le Secret de la Licorne
qui tapissent le hall du Cinema City au City Mall de Dora, des bandes barrant uniquement le nom du producteur-réalisateur du film, Steven Spielberg. Tandis qu’hier le blog Baladi a mis la lumière sur ce fait, photos à l’appui, et que plusieurs organisations se sont prononcées sur ce qu’elles qualifient d’ultime bêtise, les bandes ont été finalement décollées des affiches… sans pour autant apaiser le débat qui les entoure.Lire la suite: networkedblogs

Une nouvelle autorité met fin à la liberté de la presse au Liban

Le Liban a longtemps été un refuge pour la liberté de la presse dans une région où, à part Israël, la censure d’État est monnaie courante. A présent, certains craignent que les nouvelles lois du Hezbollah mettent fin à la libre information. Et tout le monde est touché : tant la TV que les petits blogs sur l’Internet.

Le Conseil National des Médias Audiovisuels, qui réglemente la télévision et de radio, a demandé à tous les sites Web et tous les blogs libanais de s’inscrire dès ce mois-ci en tant que “média officiel.” Ceux qui ne le feraient pas seront certainement soumis à la censure.

Une nouvelle qui a mis en effervescence la blogosphère libanaise et qui soulève des soupçons quant à ce nouveau règlement imposé par les Islamistes pro-iraniens. Quand on connait la liberté d’expression en Iran, Les libanais doivent avoir peur !

Abdel-Hadi Mahfouz, qui dirige le conseil des médias, a déclaré au site Web Lebanon Now que “ceux qui ne s’inscrivent pas seront interdits… Et ceux qui s’inscrivent seront soumis à respecter un code d’éthique, en accord avec la législation en vigueur, que tout le monde doit respecter.”

Mais qu’on se rassure : les Libanais font cela uniquement “pour protéger les supports numériques” ! Ouf… On a eu peur !

A parcourir rapidement la blogosphère libanaise, on trouve un torrent de critiques contre le plan d’enregistrement obligatoire. Beaucoup de Libanais, pas naïfs pour un sou, sont peu convaincus de la “bonté” du comité audiovisuel.

La proposition du Conseil des médias a également suscité des préoccupations parmi les militants de la liberté de la presse qui craignent que cette décision soit une excuse voilée pour imposer un contrôle et une censure.

Parmi les dernières décisions du Conseil de l’Audiovisuel : l’interdiction de plusieurs reportages TV sur la situation sociale et économique du pays. La raison ? Diffuser de tels reportages dans une époque de troubles économiques pourrait troubler la société religieuse et publique et agiter la société civile.

Hum…

Pendant ce temps, pendant que le Hezbollah impose la censure sur tout le pays, le Liban est le pays qui préside le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Niso Amzar – JSSNews

source : jssnews

Breaking news – Attentat à Beyrouth

par Michel Garroté

De quoi s’agit-il ? Une explosion a lieu à l’intérieur d’un parking, dans une zone chrétienne et commerçante de la banlieue de Beyrouth, entre Antélias et Jal el-Dib. L’accès au parking est en ce moment interdit aux badauds et à la presse. Concrètement, une grenade explose vers 11h30 entre les mains de deux hommes, Hussein Dia et Houssan Nassar.

Les deux hommes arrivent, en fin de matinée, dans un van blanc dont la plaque d’immatriculation indique que le véhicule n’est plus en circulation depuis le 24 février 2010. Plusieurs voitures sont endommagées et le parking est jonché de morceaux de corps. La voiture visée est celle du juge au Conseil d’Etat, Albert Serhan.

Divers juges et politiciens libanais sont actuellement menacés de mort par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah dans le cadre du procès contre les assassins de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri et contre leurs commanditaires.

La voiture visée est utilisée par le fils du juge Serhan, Alain Serhan. Le Liban a été touché par de nombreux attentats meurtriers entre 2005 et 2008 qui ont visé des journalistes et des politiciens opposés à l’occupant syrien. L’ex-Premier ministre Rafic Hariri a été assassiné le 14 février 2005 dans un attentat à l’explosif ayant fait plus de 20 morts. Actuellement, le Liban est sous contrôle quasi total du Hezbollah, un groupe terroriste d’obédience syro-iranienne.

Reproduction autorisée avec les mentions ci-dessous :

©  Michel Garroté 2011 http://drzz.fr/

source : drzz

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