Des dépouilles de Juifs massacrés sur le Mont du Temple trouvés ?

La dépouille de milliers de Juifs massacrés par les Romains sur le Mont du Temple lors de la destruction du Second Temple ont peut-etre été découverts, selon le journaliste archéologique vétéran Benny Liss.

Selon le quotidien Israel Hayom, Liss a projeté une vidéo montrant clairement des milliers de squelettes humains dans ce qui semble être une fosse commune.

Liss « a dit à l’auditoire étonné que le film avait été tourné dans une caverne spacieuse, souterraine dans le domaine de Sha’ar Harachamim, une porte scellée dans le mur de la Vieille Ville, en face du mont des Oliviers, près de la paroi orientale du Mont du Temple, mais juste à l’extérieur « , a rapporté le journal. Liss a soulevé la possibilité que les squelettes étaient les restes de 6.000 Juifs, surtout des femmes et des enfants, tués sur le Mont du Temple quand les Romains ont détruit le Second Temple.

Le massacre est décrit dans les écrits de Josephus Flavius, qui a fuit à partir de la communauté juive du côté romain et a été témoin de la destruction.

Le film montre Benny Liss entrer dans la grotte, suivi par un technicien d’éclairage et un caméraman. Les trois arrivent d’abord à travers un passage étroit, puis entrent dans la grotte avec les restes du squelette. Dès que Liss a quitté la grotte, le personnel de l’Autorité des Antiquités a refermé l’entrée, a-t-il dit.

«Les Romains sont restés sur le Mont du Temple pendant un mois après la destruction du Temple jusqu’à la conquête de la ville haute [le quartier juif d'aujourd'hui]», dit Liss. « Ils ont dû se débarrasser des milliers de cadavres en décomposition et l’endroit le plus évident pour ce faire aurait été les grottes naturelles sur la pente supérieure de la montagne, autour de (Sha’ar Harachamim).  »

Lorsqu’on lui demande pourquoi il a attendu jusqu’à maintenant pour libérer ses conclusions, Liss a dit qu’il était inquiet que ces dernières «allument la situation » entre les Juifs et les Arabes et qu’il voulait attendre un meilleur moment.

Des archéologues seniors approchés par Israël Hayom avec des photos des squelettes ont dit qu’elles n’étaient pas suffisantes pour déterminer l’histoire de la grotte. Selon eux, des échantillons doivent être prélevés sur le site et datés, avant de décider que la fosse commune détient les Juifs et non des musulmans.

source : meteormagazine

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Frontières d’Israël: au-delà du plan de partage

La Nuit de cristal (9-10 novembre 1938)

La "Nuit de Cristal" (Kristallnacht) est le nom donné au violent pogrom qui eut lieu les 9 et 10 novembre 1938, dans toute l’Allemagne et les territoires récemment annexés (Autriche et Sudètes), à l’initiative des dirigeants du parti nazi et des S.A. (sections d’assaut). L’origine du nom de cet événement est liée au nombre incalculable de vitres brisées des synagogues, magasins, centres communautaires et maisons appartenant à des Juifs qui furent mis à sac et détruits à cette occasion. Ce terme est devenu un euphémisme pour désigner cette brutale opération et n’exprime pas de façon appropriée les souffrances qu’elle causa.

Les autorités allemandes présentèrent la Nuit de Cristal comme une explosion spontanée de la colère populaire en réponse à l’assassinat d’Ernst von Rath, troisième secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris, le 7 novembre 1938, par Herschel Grynszpan, un Juif polonais âgé de 17 ans. Quelques jours auparavant, Grynszpan avait reçu une carte postale de sa soeur qui l’informait qu’elle et ses parents, avec des milliers d’autres Juifs de nationalité polonaise vivant en Allemagne (les parents de Grynszpan vivaient en Allemagne depuis 1911), avait été expulsés d’Allemagne sans préavis. Dans un premier temps, l’accès à leur pays d’origine leur avait été refusé mais par la suite, conduits physiquement de l’autre côté de la frontière, les parents de Grynszpan et les autres Juifs expulsés avaient été relégués dans un camp de réfugiés près de la ville de Zbaszyn, à proximité de la frontière germano-polonaise.

Von Rath mourut le 9 novembre 1938, deux jours après l’attentat. Les Nazis attribuèrent l’assassinat à la "communauté juive mondiale" et, par mesure de représailles, organisèrent un pogrom massif sur l’ensemble du territoire du Reich. Dans toute l’Allemagne, y compris l’Autriche récemment annexée, des centaines de synagogues furent saccagées, pillées et détruites. Nombre d’entre elles furent incendiées, et les pompiers avaient reçu l’instruction de les laisser brûler et d’empêcher seulement que les flammes ne s’étendent aux bâtiments voisins. Les vitrines de 7 500 établissements commerciaux appartenant à des Juifs furent brisées, et leurs marchandises pillées. Des cimetières juifs furent profanés. Des groupes de S.A. parcoururent les rues, s’attaquant aux Juifs qu’ils rencontraient : une centaine de Juifs furent tués. Poussés au désespoir par la destruction de leurs maisons, de nombreux Juifs, parfois des familles entières, se suicidèrent.

Ce pogrom fut particulièrement violent à Berlin et à Vienne, où vivaient les deux communautés juives les plus importantes du Reich. La plupart des synagogues de Berlin furent détruites par les flammes et de nombreux magasins et habitations appartenant à des Juifs furent pillés et saccagés. Des dizaines de Juifs furent tués. A Vienne, la plupart des synagogues et des maisons de prière de la ville furent détruites ou brûlées sous les yeux des pompiers et de la population.

Si, pour l’essentiel, ils ne participèrent pas au pogrom, les SS et la Gestapo (police secrète d’Etat) le prirent comme prétexte pour procéder à l’arrestation d’environ 30 000 hommes juifs. Ils furent envoyés dans les camps de concentration de Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen. Soumis à des traitements brutaux, ils furent ensuite relâchés dans les trois mois qui suivirent, mais durent s’engager à quitter l’Allemagne. Au total, on estime de 2 000 à 2 500 (en incluant les morts dans les camps de concentration) le nombre de morts liés directement ou indirectement à la Nuit de Cristal.

Les Nazis attribuèrent aux Juifs eux-mêmes la responsabilité de la nuit de Cristal et infligèrent une amende d’un milliard de marks (soit 400 millions de dollars au taux de change de 1938) à la communauté juive allemande. Le Reich confisqua toutes les indemnisations des assurances qui auraient dû être versées aux Juifs dont les établissements commerciaux ou les habitations avaient été pillés ou détruits, et les propriétaires juifs durent prendre à leur charge les frais des réparations.

La nuit de Cristal annonçait une nouvelle vague de lois antisémites. Dans les semaines qui suivirent, le gouvernement allemand promulgua toute une série de lois et de décrets visant à exproprier les Juifs de leurs biens, à les priver de leurs moyens de subsistance et à les exclure de toute vie sociale. Des lois imposèrent l’ "aryanisation" (le transfert à des propriétaires non juifs) des entreprises et des propriétés immobilières appartenant à des Juifs, à une fraction de leur valeur réelle. Les écoles juives furent fermées et les enfants juifs qui fréquentaient encore des écoles allemandes furent expulsés. Les Juifs se virent interdire l’exercice de la plupart des professions libérales, durent vendre leurs objets de valeur à des services d’achat de l’Etat et furent assujettis à des impôts spéciaux. Les Juifs n’avaient pas le droit de posséder de voiture, leurs permis de conduire leur furent retirés et leur accès aux transports en commun était rigoureusement réglementé. L’accès des théâtres, des salles de concert et de cinéma et des lieux de divertissement en général était interdit aux Juifs. Ils furent ensuite concentrés dans des "maisons juives" : ils n’avaient plus le droit d’habiter dans les mêmes immeubles que les "aryens".

Les Nazis prirent comme prétexte l’acte isolé d’un jeune Juif pourdépouiller l’ensemble de la population juive et pour l’exclure de toute vie sociale et les forcer à émigrer.

source : ushmm

Le Premier film de Palestine

Les archives du film juif ont été créées à la fin des années 60 à l’Université hébraïque de Jérusalem. En 1987, suite à une trés substantielle donation de Steven Spielberg, elles ont pris le nom d’ Archives « Steven Spielberg » du film juif. Elles recèlent bien des trésors et notamment le premier film réalisé en Palestine dont on célèbre ces jours-ci le centenaire. « Le Premier film de Palestine » est l’oeuvre de Murray Rosenberg (1872-1966), un juif anglais, l’un des membres fondateurs de la Fédération sioniste anglaise . Ce film lui a été inspiré par Théodore Herzl et lui est dédié. Il a été projeté la première fois à Bâle lors du dixième Congrès sioniste. En avril 1911, Murray Rosenberg et sa femme se rendent en Palestine avec une lettre de recommandation de David Wolffsohn, qui avait succédé à Théodore Herzl comme président de l’Organisation sioniste mondiale.

Les premières images montrent Haïfa filmé à partir du pont d’un bateau ancré dans la baie. Des ouvriers yéménites travaillent sur le chantier du Technion. A Tibériade, les festivités pour la hilloula, le pèlerinage sur le tombeau de Rabbi Meïr Baal Haness est conduite par le gouverneur turc, Moustapha Pacha.

A Jérusalem, on voit la porte de Jaffa, le souk, une manifestation conduite par David Yellin pour que l’hébreu et non l’allemand soit enseigné dans les écoles du Yishouv, une procession chrétienne lors du Dimanche des Rameaux, le carrosse de Sir Moïse Montefiore. Une longue visite à l’école Betzalel, l’académie des Beaux-Arts fondé en 1906. Murray Rosenberg et sa femme guidés par son directeur Boris Shatz visitent la manufacture de tapis et les divers ateliers.

Le film se termine sur de longs plans trés émouvants du Mur des Lamentations. Les dernières minutes du film sont particulièrement vivantes. On y voit une petite fille au Mur des Lamentations, fascinée par la caméra, qui ne lâche pas l’objectif.

Lire et voir la suite : KefIsrael

Un bon texte, de Chateaubriand, connu mais qu’il est bon de se remémorer

" Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Épris, il baisse la tête sans se plaindre; il souffre toutes les avanies sans demander justice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du temple de Salomon.

Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’ils faisaient il y a 5000 ans.

Ce peuple le fait encore.

Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion.
Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer !
Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre: et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici.

Chateaubriand 1811.

L’histoire de Guilad Shalit

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