L’Egypte, la Turquie et l’Iran préparent la guerre.

Alors que le ministre français des Affaires étrangères a déclaré qu’il souhaitait  établir des  « rapports privilégiés »  avec le régime islamiste de M.Morsi, au Congrès  américain on s’interroge  toujours sur une révélation toute récente. En effet, des agences de renseignements   viennent de confirmer publiquement que le nouveau président égyptien a proposé aux Saoudiens de jouer à l’entremetteur pour promouvoir un accord de paix avec l’Iran.

Morsi a essayé de convaincre le roi Abdallah, de se rallier à une alliance pan arabique  constituée  de la Turquie, de l’Egypte, de l’Iran et du Pakistan  en gage de sécurité et de bonne foi. Et en échange  d’un accord global sur le Golfe, l’Egyptien s’est enorgueilli de pouvoir fournir aux Saoudiens des missiles longue portée à tête nucléaire « made in Pakistan » et  contourner  ainsi le dispositif de défense américain  dans le Golfe.

Selon le rapport rendu public, l’idée  a semé la discorde et la division au sein de la famille royale, une partie étant « sensible aux avances de Morsi », l’autre n’ayant pas la moindre confiance en leurs frères islamiques.

Pour sa part, le roi Abdallah ne ferait  absolument pas confiance aux Frères Musulmans, du moins c’est la réponse qu’il  aurait fait parvenir aux plus hautes instances démocrates américaines.

Si nous n’avions aucun doute sur les conceptions  des Frères Musulmans au pouvoir en Egypte, nous ne pouvons pourtant que nous étonner du soutien occidental  à ces derniers tout particulièrement  de la part des Américains, des Français et  des Allemands.

Cette « révélation »  intervient juste au moment où Israël cherche à faire annuler la vente de  deux sous-marins allemands (vente secrète  rendue  publique par le Chef d’Etat -major égyptien) et au moment  même où  Israël réclame ouvertement, qu’une ligne rouge soit fixée à l’Iran.

Dans un cas comme dans l’autre, nous accusons une fin de non recevoir.

Non seulement la vente des sous-marins semble confirmée mais aurait obtenu l’aval de l’administration Obama qui fournirait les missiles …

Le but de l’administration d’Hussein Obama est clairement d’isoler  Israël afin de le rendre dépendant et sous contrôle.

En novembre prochain, il se jouera bien plus qu’une simple élection américaine, notre sécurité dépend également du résultat.

Je vous invite tous et toutes à diffuser le danger que représente Hussein Obama  pour notre sécurité .

AM ISRAEL HAI

MARCO ROBIN pour TERRE PROMISE

source : terrepromise

Israël- Egypte: réalités et pragmatisme

par Freddy Eytan

L’élection de Mohamed Morsi est historique et révolutionnaire. Dans ce coup de théâtre de l’absurde, l’homme qui a été emprisonné par Moubarak est entré au Palais présidentiel d’un pas feutré, sur le tapis rouge et avec tous les salamalecs. Moubarak, lui, est derrière les barreaux plongé dans un coma irréversible… Tandis que le fondateur de la confrérie des Frères musulmans, Al Banna, (grand-père de Tarik Ramadan) réalise  un grand rêve…et se retourne dans sa tombe dans  l’allégresse… Le grand Mufti de Jérusalem, grand défenseur de la confrérie islamique et allié d’Hitler ne peut non plus dissimuler sa joie en se frottant les mains…souillées de sang juif!

Pour nombreux observateurs Israéliens rien n’a changé depuis le siècle dernier. La haine du juif et du sionisme est ancrée profondément dans les sociétés et les mœurs arabes et la montée des Frères musulmans au pouvoir accentue le fléau. Après l’Iran et la Turquie voilà que le pays des pharaons est dirigé par des partis islamistes. Désormais, trois grands Etats musulmans du Moyen-Orient dictent l’ordre du jour et sont en compétition pour l’hégémonie de la région. Certains sont mêmes convaincus que L’Egypte abrogera tôt ou tard le traité de paix et se lancera dans une confrontation armée contre Israël pour établir un califat sur toute la Palestine.

Bien que personne ne puisse prédire l’évolution de la situation au Proche-Orient, cette analyse pessimiste et alarmiste ne peut être crédible à court et à moyen terme et cela pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, nous devons saluer le processus démocratique en Egypte, très rare dans un pays arabe. Certes, la démocratie n’est pas seulement un vote libre au suffrage universel mais comme disait très justement Pierre Mendes France c’est » un état d’esprit », une liberté totale des droits de l’Homme et de la Femme, la liberté d’expression et de circulation. Dans ce sens, l’Egypte marche lentement mais dans la bonne direction.

Ce grand pays arabe est notre voisin et nous sommes condamnés  à vivre à ses côtés. Après plusieurs guerres et des milliers de morts, Israël et l’Egypte ont signé un Traité de paix avec des garanties  solides et notamment américaines. Dans ce but, un Memorandum d’accord a été conclu avec Washington pour assurer la libre navigation dans le canal et le golfe de Suez et une zone tampon a été établie dans la péninsule du Sinaï avec des activités de surveillance.

Certes, nous avons fondé de grands espoirs dans la paix et nous sommes profondément déçus mais le traité de paix avec l’Egypte est toujours valable et n’a jamais été violé par aucune partie depuis 1979, voilà déjà 33 ans. Nous préférons donc une paix froide et glaciale qu’une nouvelle guerre meurtrière qui plongerait toute la région dans le chaos et n’aboutirait à rien.

Vivant longtemps aux Etats-Unis, Mohamed Morsi connaît parfaitement les enjeux diplomatiques et économiques. Son objectif est de redorer le blason des Frères musulmans, sortir l’Egypte du marasme des affaires intérieures et ouvrir ainsi les portes de son pays aux investissements et au tourisme. Aucun pays arabe ne pourra lui apporter secours et seul l’Occident pourra trouver des remèdes aux Egyptiens, à leur misère et leur malheur, à condition bien entendu qu’il respecte les lois internationales et les valeurs universelles. Plus tard, Israël pourra aussi contribuer positivement au destin de l’Egypte dans le domaine de l’agriculture et de l’eau. Ses experts sont orfèvres en la matière et mondialement reconnus.

Dans ce contexte, Morsi choisira le double jeu. La patience et la ruse sont ses armes. Sans pour autant modifier l’idéologie de sa confrérie, il  tentera toujours d’appliquer certaines règles occidentales et parallèlement adoptera la charia selon les vœux du chef spirituel.

Dans un premier temps, le pragmatisme et les réalités sur le terrain l’emporteront sur la religion islamique, conscient que seule la moitié du peuple a voté pour lui et les généraux ont préféré l’élection de son adversaire. Morsi sera mis à l’épreuve lors d’un nouveau conflit frontalier, au moment de la reprise des hostilités dans la bande de Gaza ou dans le nord du pays contre le Hezbollah.

D’ici là, le gouvernement israélien devra poursuivre ses contacts avec l’armée égyptienne, toujours maître du pays, pour éradiquer ensemble  le terrorisme dans la péninsule du Sinaï. Il devrait la mettre en garde devant une nouvelle escalade.

Jérusalem respectera tous ses accords à la lettre et souhaite entretenir de bonnes relations avec ses voisins et notamment avec les Palestiniens. Toutefois, Israël ne pourra plus tolérer la provocation et les violations à l’encontre de sa souveraineté et ses citoyens, l’Etat juif est toujours  capable de brouiller les cartes stratégiques et de frapper très fort dans le cas d’un casus belli.

source : jcpa.lecape

Israel est en droit d’annexer le Sinai en ças de rupture de la paix conclue en 1979 avec l’Égypte

 

Le printemps arabe risque d’empoisonner les relations entre le plus grand des  pays arabe et Israel.Pour les égyptiens, Israël est toujours considéré comme  « l’ennemi ».

L’Égypte n’a  pourtant aucun intérêt à enclencher un conflit armé avec son voisin juif, qui serait fatal à son économie. Il faut tout de même ouvrir les yeux. Les égyptiens savent avec quelle force impitoyable Israël frappera ! L’Egypte a déjà paris une branlée mémorable par Tsahal en 1967.

Les nouveaux démocrates du Caire ont annoncé l’annulation du contrat pour la fourniture de gaz naturel à Israël. Les entreprises énergétiques égyptiennes ont mis fin à un accord de long terme pour approvisionner Israël en gaz. Cet  accord,  de 2,5 milliards de dollars,  porte sur la vente annuelle pendant 15 ans de 1,7 md de m3 de gaz naturel à la compagnie électrique israélienne (CEI) par le consortium israélo-égyptien EMG.

En annulant le contrat de livraison de gaz, le Caire enfreint  cette fois le traité de paix, ce qui est un vrai casus belli. Dans ces conditions, autant pour les israéliens qu’ils annexent le Sinaï, ce qui permettra un contrôle sécuritaire plus efficace et en cas de conflit avec l’Égypte.

Le Sinaï est une concession en échange de la paix. Si les égyptiens remettent en cause le traité de paix avec Israël, il est légitime d’en reprendre possession pour en assurer la sécurité puisque sur ce plan, les égyptiens sont défaillants.

En fait, le Sinaï est totalement inutile à l’Egypte, sinon pour servir de tremplin au terrorisme comme il servit de tremplin aux agressions de Nasser.

Omar Suleiman, l’ancien chef des services secrets égyptiens, grand supporter du traité de paix avec Israël et candidat dont les islamistes refusent qu’il concoure à l’élection présidentielle, a donné,  la semaine derniére , une interview au quotidien  al-Youm al-Saba’a.

Suleiman a analysé les relations entre les deux pays voisins, dans le sillage du printemps arabe et de l’activité terroriste persistante dans la péninsule du Sinaï.

« Je crains que l’Egypte ne paye le prix fort  si Israël décide de réoccuper le Sinaï » a t-il dit.

Suleiman part du simple constat que le Sinaï a été donné à l’Egypte en échange de la paix. S’il n’y a plus de paix, Israël voudra reprendre le Sinaï.

« Je crains qu’Israël pense que l’Egypte est devenue l’un de ses ennemis », a t-il dit faisant référence aux relations étroites entre le Hamas et les Frères musulmans et la situation actuelle dans le Sinaï. « Israël considère la péninsule du Sinaï comme une zone non sécurisée. Une zone où l’on peut librement lancer des missiles sur Israël. Par conséquent, Israël peut envisager de revenir dans le Sinaï pour sécuriser ses frontières», a t-il ajouté.

« Si les Israéliens reprennent le Sinaï, ils ne seront pas prompts à repartir. L’Egypte pourrait payer un lourd tribut si un tel événement se produisait », a t-il dit.

De sa part , le quotidien israélien « Ma’ariv » avait rapporté dans son édition du 22 avril que le Ministre des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, aurait envoyé un message urgent au Premier Ministre Benjamin Netanyahu : « Je suis particulièrement préoccupé au sujet des derniers développements le long de la frontière avec l’Egypte. Cette situation est plus grave encore que la menace iranienne »

Lieberman avait déclaré qu’Israël devait renforcer sa présence militaire dans le Sinaï pour pouvoir contrattaquer au cas où l’Egypte décidait de rompre le traité de paix avec le pays.

Lieberman a demandé au Premier Ministre d’envoyer « trois ou quatre divisions » dans cette zone pour « se préparer aux changements politiques en Egypte ».

Lundi 23 avril, le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Amr a ordonné à l’ambassadeur de son pays en Israël d’obtenir une clarification des autorités israéliennes sur les affirmations de M.Lieberman.

Les dirigeants israéliens craignent au plus haut point un scénario “à l’iranienne”, aux termes duquel les Frères musulmans exerceraient suffisamment d’influence pour obtenir l’abrogation du traité israélo-égyptien de 1979. Sur le plan militaire, cet accord avait permis à l’armée israélienne de réduire son dispositif le long des 240 kilomètres de frontière avec l’Egypte et de se redéployer sur le flanc Nord et dans les Territoires palestiniens.

Lundi le maréchal Hussein Tantawi, commandant-en-chef de l’armée égyptienne et chef du Conseil suprême des forces armées a déclaré que L’Egypte n’a aucune intention d’attaquer les pays voisins, ses troupes étant néanmoins prêtes à repousser tout agresseur.

“La situation à nos frontières est difficile, mais l’Égypte n’envisage d’attaquer aucun de ses voisins. Si quelqu’un viole la frontière égyptienne, il sera repoussé”, a indiqué le maréchal avant le début des manœuvres de la 2ème armée, stationnée dans le Sinaï.

Le général Tarek al-Mahdi, dirigeant d’une province égyptienne, a indiqué  de sa part que la décision de son pays d’annuler l’accord gazier avec Israël ”n’entraînera pas de guerre entre les deux pays”.

Interviewé à la télévision égyptienne, il a affirmé que ”les problèmes de ce type ne se résolvent pas par la guerre”. Il a également estimé que cette décision ”satisfera la majorité des Egyptiens, et redorera leur honneur”, et que ”c’est un pas dans la bonne direction”.  Selon lui, il est impossible de lier l’accord de paix à l’accord gazier.

Israël serait  dans tous les  prêt à un nouveau round de confrontation militaire avec l’Egypte Les Egyptiens peuvent redouter les scénarios à venir en ças de rupture de la paix conclue en 1979. Dans ce ças,  les israéliens n’hésiteront pas  annexer le Sinai  ce qui provoquera un séisme géopolitique au moyen orient.

Le partenaire de paix d’Israël deviendra alors de nouveau son ennemi le plus sérieux. Comprenant cela, les officiels et les commentateurs d’Israël sont presque unanimes dans la réponse qu’il faudra préparer pour affronter l’Egypte en ças de rupture de la paix conclue en 1979.

Israël reste un pays fort. “Nous sommes en plein cœur de la tempête, nous faisons face à de nombreux défis”, a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak. Ce dernier a ajouté que Tsahal était prêt à faire face à ces défis aujourd’hui. “Israël reste un pays fort et nous devons agir pour que cela reste ainsi dans les années à venir”.

Depuis la chute de Moubarak, à la tête d’un pays de 85 millions d’habitants, la  région  connaît une montée des périls tous azimuts. Il y’a un risque de mettre un terme à plus de 32 ans de paix. En cas de la rupture de la paix conclue en 1979 avec l’Égypte, dans les prochains mois, Israël n’aura pas d’autre choix que prendre les devants et annexer le Sinai.

Aujourd’hui l’Égypte vit une crise politique, une  catastrophe économique et sociale .La moitié de la population égyptienne vit dans la pauvreté. Les taux d’alphabétisation, d’urbanisation, de consommation, sont toujours inférieurs à ceux des pays voisins.

Malgré les étendues immenses et les déserts, rien de la technique moderne et du savoir-faire humain n’a atteint ce pays. Depuis la fin des Pharaons, l’Egypte est devenue synonyme de gâchis .Les différents envahisseurs n’ y ont rien construit.

Quand on pense que les Égyptiens de l’Antiquité (qui n’étaient certes pas les ancêtres des Égyptiens d’aujourd’hui !!) avaient fait de ce pays un exemple de puissance politique, administrative et militaire, on  peut que faire le constat que ce pays majoritairement musulman est en décadence depuis quatorze siècles.

Ftouh Souhail

source : Identitejuive

Le prédicateur égyptien Hazem Shuman : "ces juifs sont un cancer ; se débarrasser d’eux est une nécessité"

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/3274.htm

Ci-dessous des extraits d´une allocution du prédicateur égyptien Hazem Shuman, diffusée sur Al-Rahma le 9 septembre 2011. "Je parle aux Juifs au nom de 85 millions d´Egyptiens qui les haïssent du fond du cœur"

Hazem Shuman : Comment avons-nous réagi lorsque six Egyptiens ont été tués par les Juifs à la frontière ? L´ambassadeur juif a-t-il été convoqué ? Non. A-t-il été expulsé d´Egypte ? Non. L´ambassadeur égyptien a-t-il été rappelé d´Israël ? Non. Alors quelle a été la réaction ? [Mes] frères, c´est l´honneur du peuple qui est en jeu. Je parle aux Juifs au nom de 85 millions d´Egyptiens qui les haïssent du fond du cœur.
[...]
J´ai vu une scène ou un jeune Egyptien se bat contre un lion. Il est entré dans la cage du lion, une lance à la main, et ils l´ont filmé se battant contre le lion. Il est sorti de la cage après avoir vaincu le lion. J´ai dit : Par Dieu, les jeunes Egyptiens qui se battent contre des lions ne peuvent se battre contre les Juifs ? Ne peuvent-ils dévorer les Juifs ? Combien de millions de nos jeunes hommes sont prêts à se battre contre des lions… Je veux dire, [contre] des Juifs ?
[...]
Je m´adresse à eux au nom de 85 millions d´Egyptiens dont le cœur bat de haine envers les Juifs, sachant ce que les Juifs nous ont fait et comment Allah nous a mis en garde contre eux…
Je leur dis que la bataille est inévitable, Allah soit loué. Le prophète Mahomet, dont les mots sont d´inspiration divine, a dit : "Le Jour du Jugement viendra, et en ce jour les musulmans combattront les Juifs." Cela signifie que ce sont les musulmans qui initieront [le combat]. Ce ne sera pas une bataille comme une autre. Il a dit : "Les musulmans se battront contre les Juifs, et les pierres et les arbres diront : Ô musulman, ô serviteur d´Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer". Même les pierres et les arbres les détestent. Cette bataille est inévitable.
[...]
"Les Juifs sont les Juifs, les gars. Les Juifs d´aujourd´hui sont les Juifs de Khaybar, qui ont tenté d´empoisonner le prophète Mahomet"

Les Juifs sont les Juifs, les gars. Les Juifs d´aujourd´hui sont les Juifs de Khaybar, qui ont tenté d´empoisonner le prophète Mahomet. Ils sont les Juifs de Banu Nadhir, qui ont essayé de tuer le prophète Mahomet. Ce sont les Juifs de Banu Qaynuqa, qui ont tenté de soulever la robe d´une femme musulmane. Les Juifs sont les Juifs. Nous savons qui vous êtes, vous les Juifs, et nous connaissons votre haine à l´encontre de la religion d´Allah, des serviteurs d´Allah, et des musulmans du monde entier.
Vous serez vaincus, si Allah le veut, mais pas par nous. Par Allah. De même qu´Il s´est servi du vent pour vous vaincre lors de la guerre de l´Ahzab, et de même qu´Il s´est servi de la peur pour vous vaincre lo rs de la bataille de Khaybar, Allah vous vaincra à nouveau.
Aujourd´hui, 92% de l´industrie cinématographique du monde est entre vos mains, 90% des acteurs célèbres dans le monde sont juifs, et 90% des réseaux d´information géants, comme la CNN, sont aux mains des Juifs.
[...]
Ô nation de Mahomet, Allah vous dit : Si vous redoutez la guerre contre les Juifs, renforcez-vous pour la guerre contre Allah. C´est soit la guerre contre les juifs, soit la guerre contre Allah. Allah dit que la nation entière pourrait être remplacée si elle n´est pas prête à sacrifier son sang pour la Palestine.
[...]
Mon message à tous les Juifs, c´est que cette bataille est inévitable et que vous serez vaincus. Allah a promis que vous serez vaincus et que nous dominerons. Je vous dis que notre prophète Mahomet, dont nous croyons chaque parole et do nt nous suivons la lumière – au moment où il a signé le Traité de Hudaybiyya avec La Mecque, la première chose qu´il fit après la bataille contre la tribu des Quraysh, seulement 20 jours après la signature du Traité de Hudaybiyya, fut de prendre son armée et d´attaquer Khaybar.
"…ces Juifs sont un cancer… Se débarrasser des Juifs est une nécessité."

Pourquoi, ô Messager d´Allah ? Parce que ces Juifs sont un cancer. Ces Juifs sont une catastrophe. Il n´y apas une catastrophe au monde qui ne soit l´œuvre des Juifs. Ces Juifs sont un cancer dans le corps de la planète Terre, et si on les laisse faire, il se propagera et infectera le corps en entier. Se débarrasser de ces Juifs est une nécessité.
[...]

source : Memri

Bientôt l’été islamiste, en Egypte les salafistes veulent imposer le foulard islamique aux touristes et des plages non mixtes

Pendant que l’Union  Européenne s’apprête à fêter en grande pompe les « printemps arabes », les islamistes s’imposent partout en lieu et place des démocraties espérées. Et l’été promet quelques surprises sous les bons auspices de la Charia: « Al-Nour ne veut pas interdire le tourisme balnéaire. Mais nous voulons un tourisme +halal+ (…) avec des plages non-mixtes »

LE CAIRE Après leur succès lors de la première phase des législatives prévues jusqu’en mars en Egypte, les islamistes rivalisaient dimanche d’initiatives pour rassurer dans un pays où leur conservatisme religieux pourrait mettre en danger le secteur vital du tourisme.

Le parti de la Liberté et de la Justice (PJL), issu de la confrérie des Frères musulmans, a organisé dimanche une conférence intitulée « Encourageons le tourisme » au Caire.

Parallèlement, des membres du PJL ont visité les pyramides de Guizeh pour montrer « le soutien des Frères musulmans au tourisme », ont-ils déclaré, tandis que le guide suprême de la confrérie Mohammed Badie a posé devant des photographes, serrant la main de touristes à Louxor (centre).

Dans le même temps, les ultra ultraconservateurs du parti salafiste Al-Nour, qui ont remporté près de 25% des voix lors de la première phase des législatives, tenaient dimanche une conférence à Assouan (sud) pour rassurer employés de l’industrie touristique et investisseurs.

Nader Bakkar, le porte-parole d’Al-Nour, a affirmé que cette conférence réunissait des professionnels du tourisme « pour soutenir l’industrie touristique » en Egypte, dont les sites pharaoniques et les stations balnéaires de la mer Rouge emploient 10% de la population active.

« Nous ne voulons pas interdire le tourisme, au contraire, nous voulons multiplier les revenus du tourisme », avait-il assuré samedi sur la chaîne satellitaire CBC.

« Al-Nour ne veut pas interdire le tourisme balnéaire. Mais nous voulons un tourisme +halal+ (…) avec des plages non-mixtes« , a-t-il ajouté.

La poussée islamiste aux législatives a provoqué l’inquiétude en Egypte, notamment après les déclarations des salafistes appelant à imposer le foulard aux touristes étrangères, leur interdire d’aller à la plage en maillot de bain, ou encore bannir l’alcool dans les stations touristiques.

Le secteur, qui plonge depuis la révolte du début d’année ayant chassé le président Hosni Moubarak, peine à se relever et prive l’Egypte d’une part de ses rentrées en devises.

© La Dernière Heure 2011

source : networkedblogs

Simulacre d’élection en Egypte

Selon la commission électorale égyptienne, les Frères musulmans ont remporté 37 pour cent des voix au premier tour de scrutin en Egypte ; et les salafistes, qui préconisent un programme islamiste encore plus extrême, ont atteint 24 pour cent, les deux mis ensemble donnant un stupéfiant 61 pour cent des suffrages obtenus.  Une électrice égyptienne satisfaite.

Ce résultat étonnant suscite deux questions: ceci est-il un résultat légitime ou truqué? Les islamistes sont-ils sur le point de dominer l’Egypte?  Légitime ou truqué? Personne ne prend au sérieux les élections soviétiques avec leur inévitable retour à 99 pour cent pour les communistes ; mais alors que le processus et les résultats des élections égyptiennes sont moins flagrants, ils méritent le même scepticisme.

Le jeu est plus subtil, mais c’est toujours un jeu, et voici comment il est joué:  Les Frères musulmans (fondés en 1928) et la dictature militaire (gouvernant l’Egypte depuis 1952) ont une longue histoire et une idéologie parallèle qui les rend en même temps rivaux et alliés. Au fil des décennies, ils ont, de temps à autre, coopéré dans un système autocratique lié à la loi islamique (charia) et en opprimant les éléments laïcs, libéraux.

Dans cet esprit, Anouar El-Sadate, Hosni Moubarak, et maintenant Mohamed Tantawi tactiquement ont donné le pouvoir aux islamistes comme un repoussoir pour gagner le soutien, les armes, et l’argent de l’occident.

Par exemple, lorsque George W. Bush a fait pression sur Moubarak pour qu’il permette plus de participation politique, ce dernier a répondu en ayant 88 membres des Frères musulmans élus au parlement, avertissant par là Washington que la démocratie = une prise de contrôle islamiste. L’apparente faiblesse des non islamistes a fait peur à l’Occident [le dissuadant d'insister ] plus sur le passage à la participation politique.

Mais si on regarde de près les élections de 2005 on constate que le régime a aidé les islamistes à gagner leur 20 pour cent des sièges.  Le logo du principal parti salafiste, An-Nur (la lumière).  Aujourd’hui, Tantawi et son Conseil suprême des Forces armées (SCAF) jouent encore à ce jeu rebattu. Notez les différentes méthodes:

(1) les rapports de fraude électorale ont émergé, par exemple à Helwan.

(2) Le SCAF a, selon l’éminent islamiste Safwat Hijazi, offert un "deal" aux islamistes: il partage le pouvoir avec eux à condition qu’ils ferment les yeux sur sa corruption.

(3) L’armée a subventionné à la fois les Frères musulmans et les partis politiques salafistes lors des récentes élections parlementaires. Marc Ginsburg fait un rapport sur une caisse noire du SCAF totalisant des millions de dollars dans "la forme de « fonds de campagne » [de l'argent que l'on promène] en dons d’argent, de vêtements et de nourriture" qui a permis à des centaines de sections locales d’organisations politiques islamistes d’acheter des votes.

Ginsburg parle d’un émissaire du SCAF qui « en avril dernier a rencontré en secret les représentants des Frères musulmans et d’autres mouvements politiques d’orientation islamiste pour créer des comptes bancaires de comités d’action politique locaux pour alimenter une chaîne logistique d’approvisionnement souterrain de soutien financier et de matières premières."

D’autres dictateurs du Moyen Orient, comme le président yéménite et le président de l’Autorité palestinienne, jouent également ce double jeu, faisant semblant d’être des modérés anti-islamistes et des alliés de l’occident alors qu’en fait, ils sont des voyous qui coopèrent avec les islamistes et répriment les vrais modérés.

Même les tyrans anti-occidentaux comme Assad de Syrie et Kadhafi de Libye jouent le même jeu opportuniste en cas de besoin, dépeignant des soulèvements massifs contre eux comme des mouvements islamistes. (Rappelez-vous comment Kadhafi a fait retomber la faute de l’insurrection libyenne sur Al-Qaïda additionnant le café d’adolescents de pilules hallucinogènes.)  Les Salafistes ont gagné près d’un quart des voix?

Quelque chose de louche ici.  Dominer l’Egypte? Si l’armée complote avec les islamistes c’est pour rester au pouvoir, évidemment, et les islamistes ne conserveront pas le contrôle en dernier ressort. C’est le point clé que les analystes conventionnels omettent de mentionner: les résultats des récentes élections autorisent les militaires à garder le pouvoir.

Comme aspirant à être un politicien égyptien Mohamed ElBaradei note très justement, "tout est maintenant dans les mains du SCAF."  Certes, si les islamistes contrôlent le parlement (et ce n’est pas une chose sûre, l’armée pourrait encore décider de réduire leur pourcentage dans les prochains tours d’une procédure de vote exceptionnellement complexe ouverte à des abus), ils vont acquérir certains privilèges et faire avancer le pays encore plus vers la charia –autant que, de toute façon, le SCAF le permet. Cela maintient la tendance à long terme de l’islamisation en cours, depuis que le pouvoir militaire a pris le pouvoir en 1952.

Qu’en est-il la politique occidentale? D’abord, faire pression sur le SCAF pour qu’il construise la société civile qui doit précéder une réelle démocratie, de sorte que les civils modernes et modérés en Egypte aient une chance de s’exprimer.

Deuxièmement, instantanément cesser d’accorder toute aide au Caire sur le plan économique. Il est inacceptable que les contribuables occidentaux payent, même indirectement, pour islamiser l’Egypte. Reprendre le financement seulement si le gouvernement autorise les musulmans laïques, les libéraux, et les coptes, entre autres, à s’exprimer librement et à s’organiser.  Troisièmement, s’opposer à la fois aux Frères musulmans et aux salafistes.

Qu’ils soient plus ou moins extrémistes, les islamistes de toutes sortes sont nos pires ennemis.

DanielPipes.org

source : jerusalemplus

Catastrophique crise économique en Egypte

Par:David P. Goldman   

La Bourse égyptienne est en chute libre, elle a sombré de 50 pour cent depuis le départ d’Hosni Moubarak. Un fait intéressant est que la Bourse turque n’est pas loin derrière dans cette dégringolade. La crise économique qui submerge le Moyen-Orient s’étend sur tous les pays, de la Lybie à la Turquie.

Les problèmes sont cependant d’ordre différent. Ainsi que je l’ai signalé précédemment, les réserves disponibles en devises étrangères de l’Egypte ont chuté à 13 milliards de dollars et continuent à s’épuiser alors que la banque centrale rachète sa propre monnaie, dédaignée par les marchés, afin de retarder l’effondrement inéluctable du taux de change.  Pourquoi ne pas tout simplement dévaluer la monnaie ?

La réponse probable est que les généraux et leurs hommes de paille civils transfèrent autant d’argent qu’ils le peuvent à l’étranger avant la faillite de l’Égypte. Le mois dernier, les généraux ont licencié tous les membres du secteur privé du Conseil d’administration de la banque centrale, ainsi que je l’ai rapporté sur Asia Times Online.

Tout ce qui peut être vendu à l’étranger pour des devises est bradé. Al-Ahram a signalé le 19 novembre qu’il n’y a aucune mise en application de l’interdiction de l’exportation du riz, tout simplement parce que tous les modes de contrôle ont implosé.

L’Egypte subventionne le riz à une fraction du prix du marché mondial, alors les traders ont ainsi une incitation à le vendre à l’étranger. Non seulement la capacité de l’Egypte d’acheter dans le futur des produits alimentaires mais aussi ses propres réserves alimentaires sont en train de disparaître. En outre, l’Egypte importe la moitié de sa consommation en calories.

Par conséquent, il ne faut pas s’étonner que le pays implose. Une kleptocratie hors contrôle s’efforce avec frénésie d’acheter des maisons de ville à Londres dans Chelsea et des appartements dans le 16ème à Paris avant que les réserves en devises étrangères de la banque centrale soient épuisées. La suite de l’histoire sera horrible. [...]

Il n’y a ni pouvoir central, ni réorientation, ni néo empire Ottoman, ni croissant chiite, ni Printemps arabe, aucune description cohérente de ce qui se passe au Moyen-Orient. Il y a seulement une catastrophe sociale épouvantable, des troubles civils, du désespoir et de la violence. Si l’Iran parvient à acquérir des armes nucléaires, il va les utiliser. Nous ne pouvons rien faire pour redresser le Moyen-Orient.

Nous ne pouvons que nous protéger des retombées, à commencer par l’acquisition d’armes de destruction massive par un état terroriste. La dernière phrase de mon livre How Civilizations Die (and why Islam is Dying, Too) (Comment les civilisations meurent et pourquoi l’islam meurt aussi) cite l’avertissement de Virgile à Dante, dans le chant III de l’Enfer : « Non ragionam da lor, ma guarda e pasa ». Ne discourons point d’eux, mais regarde et passe !

Source : Egypt and Turkey: Middle East Basket Cases, par  David P. Goldman, PJ Media, 22 novembre 2011. Extrait traduit par Capucine pour Poste de veille     Chart forMarket Vectors Egypt Index ETF (EGPT)

source : jerusalemplus

Un opposant syrien : "80% des Israéliens soutiennent Bachar Al-Assad ; ils veulent savourer le goût du sang syrien dans leur pain azyme"

Dans un article intitulé "Du sang syrien pour le pain azyme", mis en ligne sur Sooryoon.net, site proche de l´opposition islamique syrienne, le Dr Ossama Al-Malouhi affirme que selon un sondage réalisé en Israël, 80% des Israéliens seraient pour le maintien de Bachar El-Assad au pouvoir, ajoutant que le soutien d´Israël à Assad explique pourquoi le monde ne fait rien contre lui.

Pour l´auteur de l´article, ce sondage est un rappel des prétendus crimes rituels juifs effectués dans le but d´obtenir du sang pour le pain azyme consommé lors de la Pâque juive. Il évoque l´accusation de crime rituel de 1840 à Damas, commentant : "Il se peut que les Juifs soient en train de faire revivre leur patrimoine et leurs rites religieux, prenant plaisir au spectacle des effusions de sang syrien. Peut-être que l´assassin [Assad] le leur en amènera
pour leur pain azyme." Extraits (1) :

"Le fait est que Bachar Al-Assad est le [dirigeant le] plus populaire parmi les Israéliens. [Ils] veulent le maintien de l´assassin Bachar [au pourvoir]. Il y a quelques jours, un sondage d´opinion a été publié dans des journaux israéliens, révélant que 80% des Israéliens sont favorables au maintien de Bachar au pouvoir. [Un autre] sondage publié dans des journaux israéliens il y a quelques jours a montré que la popularité de Natanyahou a augmenté suite à l´affaire Shalit, dépassant pour la première fois les 50%. Cela signifie que Bachar reçoit plus d e soutien populaire de la part des Israéliens que Natanyahou au sommet de sa gloire.

Comment expliquer le soutien indirect, illimité, des Israéliens à Bachar l´assassin ? Ont-ils vraiment peur des extrémistes [islamistes] dont le régime assure qu´ils existent ? Comment les Israéliens peuvent-ils croire une chose pareille, quand le régime prétend en outre que ces extrémistes ont des liens avec Israël et qu´on a trouvé des armes israéliennes en leur possession ? Israël considère-t-il chaque Syrien qui ne soutient pas Assad comme un ennemi
extrémiste à abattre ? Pourquoi, après sept mois de massacres, le soutien des Israéliens à Assad est-il plus fort que pour aucun des Premiers ministres israéliens depuis la création de l´entité [sioniste], en 1948 ? Est-il concevable qu´après que le monde entier, et notamment les Israéliens, eurent été mis au courant de l´importance de l´effusion de sang syrien, ils puissent encore lui accorder leur soutien et souhaiter son maintien au pouvoir ? "une vieille image m´est venue à l´esprit : celle de Juifs saignant des gens pour incorporer leur sang à la préparation du pain azyme"

Ils veulent que ce pompeur de sang syrien reste en place et continue à chasser et à sucer le sang. Ils ne se préoccupent pas uniquement de leur sécurité ; ils ont aussi plaisir à voir le sang syrien versé et peut-être [même] à en goûter la saveur dans [leur] pain azyme. Me demandant comment il était possible que le soutien des Juifs à Assad ait augmenté, après qu´ils eurent assisté aux rivières de sang syrien déversé par ce boucher dans les villes syriennes, une vieille image m´est venue à l´esprit : celle de Juifs saignant des gens pour incorporer leur sang à la préparation du pain azyme. La logique refuse [cette image], mais
les faits l´accréditent.

L´assassinat du [prêtre chrétien] Thomas à Damas en 1840 par des Juifs, dans le but d´obtenir du sang chrétien pour le pain azyme de Pâque, fut un événement terrible qui surprit le monde et le tint longtemps occupé. (2) Il se pourrait que les Juifs soient en train de faire revivre leur patrimoine et leurs rituels religieux, et se complaisent à la vue des effusions de sang syrien. Peut-être que l´assassin [Assad] leur apportera [même] leur pain azyme. Nous devons regarder la vérité en face. Le monde continue de se taire parce qu´Israël veut que l´assassin [reste au pouvoir] et exerce des pressions en ce sens. Et [Assad] le sait…"

source : Memri

Père Henri Boulad : "La révolution égyptienne a commencé avec des jeunes pleins d’idéaux, puis elle a viré"

La Commission Européenne à qui j’ai écrit le mois dernier m’a répondu : « Nous nous refusons à toute stigmatisation ». C’est comme si du temps d’Hitler, on disait qu’« il ne faut surtout pas stigmatiser le nazisme ». L’islamisme est un nouveau fascisme, beaucoup plus dangereux que l’autre, car plus pernicieux. Ce qu’il faut demander aux nouveaux régimes qui se mettent en place dans le monde arabe, c’est la suppression de la mention religieuse sur carte d’identité, la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme, la reconnaissance du principe d’égalité homme- femme, le respect de la liberté religieuse. Il faut que tout cela soit réel, et non simplement proclamé

blogcopte.fr/2011/10/21/news-pere-henri-boulad

Il y a quelques mois, le père Henri Boulad, jésuite égyptien habitant au Caire, manifestait déjà ses inquiétudes à propos des tournures que prenaient la révolution. Suite aux tragiques événements du 9 octobre dernier, et à l’approche des élections législatives, il nous livre à nouveau ses impressions. Entre crainte et espérance, entretien sans concession.

AED: Quelle a été votre réaction suite à l’attaque des coptes le 9 octobre dernier, alors que ces derniers manifestaient pacifiquement    ?

J’ai été peiné, outragé, furieux. Je pense que l’armée est infiltrée par des islamistes. Nous sommes à un tournant inquiétant. Il y a une vraie récupération de la révolution par les    fondamentalistes. C’est d’ailleurs la même chose qui se passe en Libye et en Tunisie. Pour moi, il est clair que le monde arabe est en train de virer dans l’islamisme avec la bénédiction des puissances Occidentales. A croire que l’Occident n’a rien appris du passé. Qu’a-t-on fait de l’expérience de l’Irak ? Il faut dire aussi qu’il y a une manipulation médiatique de l’opinion. Les rebelles sont unanimement présentés comme des libéraux qui veulent la démocratie. Au lieu de démocraties, se sont des régimes islamistes qui vont se mettre en place. Je pense que l’intervention de l’Occident dans les scénarios des pays arabes est dictée par des intérêts économiques et financiers. Il y a un manque d’objectivité total. Est-ce que l’Occident se rend compte qu’en mettant en place tous ces régimes dans le monde arabe, il se prépare à un avenir amer ? Personne n’a pas pris la véritable mesure de la puissance, de l’organisation et de la détermination des islamistes.

Comment envisagez-vous les élections législatives à venir en Egypte ?

Je suis très inquiet pour ces élections. La révolution a commencé avec des jeunes pleins d’idéaux, puis elle a viré. Les fondamentalistes rêvaient de ce moment-là. Tous les régimes les avaient jetés en prison et persécutés, maintenant ils sont au pouvoir. Les libéraux de la révolution deviennent des marginaux dans leur pays. Les islamistes sont tellement organisées qu’ils musellent toute opposition ou toute distension, musulmane ou chrétienne. Il ne faut pas négliger par ailleurs la présence des hommes de l’ancien régime, les hommes d’affaire et les technocrates. Une négociation se fait en sourdine pour que chacun trouve ses intérêts dans le nouveau régime : l’armée, les Frères Musulmans, l’ancien régime. On est en train de se partager les dépouilles des vaincus.

Comment vont les chrétiens en Egypte ?

Avant les événements de dimanche, je voyais déjà beaucoup de chrétiens préparer leur valise. Il y a beaucoup d’inquiétude parmi la communauté chrétienne. Mais c’est dans la ligne de ce qui se passe depuis un siècle. Les chrétiens représentaient 20% de la population du Proche-Orient au début du siècle. Ils sont maintenant 2%. L’exode continue, et l’exemple irakien est éloquent. Les chrétiens se sentent abandonnés de tous : ils sont dans une grande détresse. Personnellement, je suis inquiet pour les chrétiens, mais aussi pour les autres minorités. Ce qui est grave, c’est qu’une certaine philosophie de vendetta est en train de se répandre. Devra-t-on aller jusqu’à la guerre civile ? Je vois le salut dans un « réarmement moral ». Sans une nouvelle éthique, un nouveau sens de la conscience et de la responsabilité, nous allons vers une catastrophe.

Que pourrait-il se passer si les Frères Musulmans remportent les élections ?

Entant donné que la Constitution sera rédigée juste après les élections législatives, l’influence de la ligne politique islamiste risque d’être très prégnante. Les islamistes veulent maintenir le peuple dans une soumission aveugle à une loi divine sensée répondre à toutes les questions. L’arriération du pays est affligeante. Le clivage s’accentue entre un islam qui cherche à sortir de cet obscurantisme et celui qui y retourne. L’occident n’en a pas conscience. Je suis surpris de voir à quel point l’Eglise d’une part et le peuple occidental d’autre part s’est laissé prendre par le politiquement correct concernant l’Islam. L’Islam devrait pouvoir s’autocritiquer. En Egypte, toute voie modérée est étouffée sous prétexte qu’elle n’est pas fidèle à la bonne tradition : le wahhabisme.

Vos propos ne contribuent-t-ils pas à alimenter une guerre de religion ?
Toute réalité qui n’est pas basée sur la vérité, je la repousse. Je suis pour un dialogue qui mette carte sur table, qui accepte d’aborder les points chauds, sans menacer d’extermination ses adversaires. Je veux qu’on ait le courage de libérer le discours, et de permettre à tous de s’exprimer. Beaucoup d’intellectuels musulmans évoquent ces questions, il faut les écouter ! Je voudrais qu’on cesse la polarisation chrétien-musulman. Ce sont aussi les jeunes qui doivent engager un dialogue qui puisse aboutir. Au-delà des discours, il y a les faits. Je ne crois qu’aux faits. La Commission Européenne à qui j’ai écrit le mois dernier m’a répondu : « Nous nous refusons à toute stigmatisation ». C’est comme si du temps d’Hitler, on disait qu’« il ne faut surtout pas stigmatiser le nazisme ». L’islamisme est un nouveau fascisme, beaucoup plus dangereux que l’autre, car plus pernicieux. Ce qu’il faut demander aux nouveaux régimes qui se mettent en place dans le monde arabe, c’est la suppression de la mention religieuse sur carte d’identité, la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme, la reconnaissance du principe d’égalité homme- femme, le respect de la liberté religieuse. Il faut que tout cela soit réel, et non simplement proclamé

source : danilette

Les futures candidates aux elections en Egypte….

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