Les peintres juifs de l’Ecole de Paris décrits par Nadine Nieszawer
Dans la première moitié du XXe siècle Paris représentait très certainement le foyer de la création artistique. C’est grâce à des artistes venus de l’étranger s’installer dans la capitale française et constituant ainsi « l’Ecole de Paris », que la peinture connut un véritable essor.
La spécialiste de l’Ecole de Paris pendant les années 1905 à 1939, Nadine Nieszawer explique que nombre de ces artistes étaient des Juifs d’Europe de l’Est à la recherche d’une terre d’asile où ils pourraient s’exprimer librement. Venus au début du XXe siècle, ces peintres s’installent essentiellement à Montparnasse où ils créent une sorte de « Shetl d’artistes ». Dans ces conditions, ils côtoient la richesse du monde intellectuel et artistique de Paris, mais aussi les écrivains et poètes yiddish de l’époque.

la suite : Aschkel
Don d’organes ou de corps – Les positions religieuses mal connues
« Si tu prends l’oeil de mon fils, je prendrai le tien ! » Un chirurgien strasbourgeois se souvient encore de cette menace, proférée dans l’hôpital où il travaillait auparavant. Il venait d’évoquer, avec tact pensait-il, devant un père en deuil, l’éventuel prélèvement d’un organe sur le corps de son fils défunt. Celui-ci avait été révolté. Était-ce parce qu’il était outré dans sa foi musulmane ?
Si le père affligé s’était renseigné sur le site de la grande mosquée de Paris, il y aurait lu, sous la signature du Dr Dalil Boubakeur, que « celui qui donne un organe à autrui fait acte de bienfaisance ». Ce père, qui avait le droit légal de refuser le prélèvement, savait-il que sa religion, elle, n’y faisait pas obstacle ?
Même si des positions diverses peuvent être trouvées, l’islam, en général, approuve le don d’organes ou de tissus entre vivants (don de rein par exemple) et de mort à vivant (sous condition d’une mort cérébrale prouvée et d’un grand respect du corps ! du défunt). En revanche, l’islam exclut la crémation ou les autopsies, sauf en cas d’exigences médico-légales.
La question de la définition même de la mort
« De fait, pour accepter ou refuser le prélèvement, quand les gens sont motivés par des raisons religieuses, il ne nous le disent pas toujours », estime le Dr Henri Flicoteaux. Ce praticien hospitalier est le médecin référent pour les prélèvements d’organes et les transplantations aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Il fait partie de ceux qui ont à demander, au terme de la loi, l’aval de la famille pour un éventuel prélèvement, quand le défunt n’y a pas fait obstacle de son vivant.
« Les réponses dépendent surtout de facteurs culturels et sociaux », constate-t-il. Mais parfois, les aumôniers sont questionnés. En gros, les familles savent que le christianisme ne s’oppose pas au don. Savent-ils qu’il l’encourage plutôt ? Les réserves juives, musulmanes ou bouddhistes viennent surto! ut de la définition même de la mort, que ces religions n’estiment certaine qu’après un certain délai.
Les prélèvements dits « à coeur arrêté » (dès l’arrêt irréversible du coeur), aujourd’hui pratiqués dans neuf CHU de France, ne peuvent y satisfaire. « En 2008, nous avons eu 24 situations de coeur arrêté, calcule le Dr Flicoteaux, sept familles ont accepté les prélèvements, trois finalement ont été faits ». Mais, dit-il, la course contre la montre que représente cette technique – on prélève dans les quatre heures – bouscule les proches dans un moment déjà pénible.
Le don de corps à la science
Le Pr Henri Sick, qui fut longtemps directeur de l’institut d’anatomie de la faculté de médecine, constate de semblables incertitudes pour une question liée : le don du corps à la science. Strasbourg est en effet l’une des facultés de médecine qui peuvent en bénéficier pour l’enseignement et la recherche.
Dans ce cas, contrairement au don d’organ! es – auquel le consentement est présumé -, le don doit être promis par la personne elle-même. Il s’agit donc d’un legs, d’ailleurs réversible. Mais les réticences existent : « L’opinion est souvent convaincu que les religions sont contre », déplore le Pr Sick.
Pour le judaïsme et l’islam, c’est vrai, même si l’on cite des exceptions très encadrées pour le seul enseignement de la médecine. Mais le christianisme, lui, n’y fait plus obstacle depuis des siècles, estime le Pr Sick dans un article scientifique à paraître, cosigné avec le Pr Jean-Claude Otteni, anesthésiste et théologien.
Chez les catholiques, le « supposé interdit de la dissection » serait en fait une erreur de lecture d’un texte de Boniface VIII en 1299. En tous cas, l’article 2301 du Catéchisme de l’Église catholique affime aujourd’hui que « l’autopsie des cadavres peut être moralement admise pour des motifs [...] de recherche scientifique » (*).
Jacques Fortier
(*) Dans l’actuel débat sur la bioéthique, le groupe de travail des évêques de France insiste sur les conditions de consentement, de gratuité et d’anonymat dans le don d’organes. Il n’évoque pas directement le don du corps à la science.
© Dernières Nouvelles d’Alsace – 4.3.2009
Merci Emmanuel
Ces salafistes français qui émigrent en terre d’islam
Ils ont une approche rigoriste de la religion. Se sentant exclus en France, ils s’en vont dans des pays comme l’Egypte, plus conformes à leurs idéaux.
Tout le monde a déjà entendu parler de l’alyah, terme hébraïque qui désigne la « montée » des juifs vers Israël. Mais très peu savent ce qu’est l’hégire : l’immigration des musulmans vers une terre d’islam. Dans la tradition islamique, l’hégire correspond au départ du prophète Mohammed et de ses compagnons vers la ville de Médine, à l’époque où ils étaient persécutés par les habitants de la Mecque. Aujourd’hui, l’hégire est préconisée par les théologiens salafistes, qui conseillent aux musulmans qui ne peuvent pratiquer parfaitement leur religion, de quitter le territoire où ils se trouvent pour se rendre dans un pays plus en rapport avec leurs idéaux de foi.
Ce phénomène concerne surtout les jeunes vivants en Occident, qui à un moment de leur vie, émigrent en terre d’Orient définitivement. Ainsi, des jeunes Français ayant toujours vécu dans le pays du camembert, se décident à sauter le pas, comme Ahmed : « Je suis né à Paris. C’est après mes études de droit que j’ai accordé une plus grande place à ma pratique religieuse, et j’ai vu que je ne pourrais vivre ma foi pleinement en France. J’ai donc entrepris de partir avec ma femme et mes enfants dans un pays musulman. »
» Idéalement, poursuit Ahmed, j’aurais aimé vivre en Arabie Saoudite, mais le permis de séjour est difficile à obtenir. J’ai donc cherché un endroit en Syrie et en Egypte, sûrement pas au Maghreb, région trop occidentalisée à mon goût. » Ces jeunes ne se sentent pas persécutés en France, mais ils éprouvent un mal être : « Je suis magasinier, je suis sur le pont toute la journée, je ne peux arrêter mon travail pour aller prier, ou même prendre une demi-journée le vendredi pour la grande prière », dit Hafid.
Au mal être s’ajoute le sentiment d’être exclu par la société française : « Magasinier depuis cinq ans, j’en ai marre de ce job, poursuit Hafid. Je rêve d’être commercial dans ma boîte, mais ma DRH m’a fait comprendre qu’avec ma barbe, je ferais peur aux clients. » Ahmed vit une situation semblable : « Quand j’ai entamé mes études de droit, je souhaitais être avocat pénaliste, mais malgré mes nombreuses candidatures, aucune n’a abouti, sans raison particulière. La seule qui ait pu jouer en ma défaveur, c’est ma barbe. Elle doit faire fuir. Aujourd’hui, je suis juriste dans une association humanitaire catholique. »
Ahmed et Hafid sont conscients que leurs conditions matérielles ne seront pas des meilleures dans un pays musulman, mais ils ont d’autres préoccupations : « J’ai un ami qui a accompli cette démarche, explique Ahmed. Il vit depuis de nombreuses années en Syrie. Il était fonctionnaire à Paris, aujourd’hui il est taxi et son salaire n’excède pas 150 euros, mais au moins, il peut porter la barbe, se promener en djellaba, prendre le train sans que personne ne l’épie, il est heureux, il vit sa foi pleinement. »
Ces jeunes salafistes ne comprennent pas pourquoi beaucoup, en France comme ailleurs en Occident, font l’amalgame entre terroristes et salafistes. « Ce qu’on veut, c’est vivre notre foi sans concession. Nous condamnons les terroristes qui tuent au nom de la religion, nous ne faisons pas de politique, on veut juste préparer parfaitement notre rencontre avec Dieu, sans bruit. Nous sommes rigoristes. »
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), ce phénomène migratoire est marginal dans la communauté. Il ne touche pas la première génération musulmane venue du Maghreb, mais plutôt ses enfants, qui ont bu le lait de Marianne. Cette orthodoxie musulmane à des similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui parmi les juifs français. De part et d’autre, les plus religieux, des jeunes le plus souvent, sont convaincus qu’ils vivront mieux hors de France : certains à Jérusalem, d’autres au Caire.
Chaker Nouri
source : 20minutes
Poésie : “Je m’appelle Jérusalem”
JE M’ APPELLE JERUSALEM
Je suis née il y a une éternité
Dans le berceau de l’ humanité
J’ ai traversé des siècles entiers
Et fiere de moi, là dressée
J ai brulé, on m’ a pillée
Prise d’ assaut aussI
On m’ a cernée
de territoires ennemis
Des hommes sont venus pour moi
Que je ne connaissais pas
Mourir pour JERUSALEM
JE M’ APPELLE JERUSALEM
ET JE SUIS RESTEE FIDELE
CAPITALE ETERNELLE
DES ENFANTS D’ ISRAEL
Si vous poussez
La porte de ma demeure
BIENVENUE
Venez le coeur en paix
Où as tu vu ?
Ou entendu ?
Comme à JERU
Qu’ ici c’ est la maison de DIEU
SOUVIENS TOI
JE M’ APPELLE JERUSALEM
JERU COMME JERUSALEM
YERUSHALAIM
ET JE SUIS RESTEE LA MEME
FIDELE
CAPITALE ETERNELLE
DES ENFANTS D’ ISRAEL
source : Facebook
“Je ne voudrais pas être juif en Allemagne”
J’ai assisté hier soir à la seconde représentation de la pièce de théâtre de Jacques Attali, mise en scène par Daniel Mesguich : Du cristal à la fumée. Cette pièce est jouée jusqu’au 28 septembre 2008 au Théâtre du Rond-Point. Elle a pour cadre une réunion des hauts dignitaires nazis en 1938 après la Nuit de cristal. Sous la direction de Goering, les douze apôtres du mal, présentés comme une bande de brutes et de truands, constatent les coûts et les conséquences désastreuses pour l’économie allemande de la Nuit de cristal et s’efforcent de trouver une solution juridique pour ne pas rembourser les Juifs puis les spolier de leurs biens. C’est là qu’intervient Féodor Atkine, qui interprète le rôle d’Eduard Hilgard, le directeur général des assurances Allianz, dont j’ai beaucoup apprécié le jeu. On assiste alors à une réunion étrange qui commence par la question des remboursements des assurés juifs et… non juifs. Réunion qui aboutira à la décision que l’on connaît : l’anéantissement physique du peuple juif.
Je ne veux pas aller au-delà et vous raconter la pièce… Je l’ai trouvé pour ma part très intéressante.. J’ai été partagé à la fin de la pièce entre applaudir pour la mise en scène remarquable de Daniel Mesguich et rester les bras croisés tant le sujet traité m’a laissé sans voix.
source : Meshi
«Du Cristal à la fumée» ou le mécanisme du mal

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