Juliette Greco : “j’aime le peuple d’Israël !”

Il y a quatre ans, Juliette Greco fêtait ses 80 ans. A cette occasion, elle nous offrait un nouveau disque dans lequel elle avait sélectionné douze magnifiques chansons toutes connues et extraites du grand répertoire classique français.Mais qu’est ce qui fait encore courir cette icône de la chanson française ? La passion ? La volonté d’exister en dehors du temps qui semble n’avoir aucune prise sur elle ? Pour en avoir le cœur net, je suis partie à sa rencontre, muse pour certains, mystérieuse pour d’autres. Madame Juliette Greco, qui êtes-vous ?

Maryline Medioni : Comment avez-vous sélectionné ces douze chansons ? Juliette Greco : Pour fêter mes 80 ans, ma maison de disque m’a proposée de créer des chansons qui appartenaient au répertoire classique de la chanson française. Chacune de ces chansons me renvoyait à une histoire personnelle de ma vie, à des souvenirs, une mémoire que j’ai voulu partager avec mon public. Il y a des chansons hommages et des chansons souvenirs et, bien souvent, les deux se rejoignent.

M.M : Racontez-moi l’histoire de deux de ces chansons… Juliette Greco : Et bien par exemple, La chanson de Prévert est une chanson que j’avais complètement oubliée parce que je l’avais chantée avec son auteur, Serge Gainsbourg. Je me suis dis que, là-haut, il devait m’entendre et me voir et qu’il était temps que je lui prouve combien je l’aimais, et ainsi, ai-je voulu lui rendre hommage. C’est une chanson amitié.

Celle qui me tient également à cœur est Over the Rainbow. Lorsque j’étais âgée de 16 ans, je suis sortie de prison et ..

M.M : Quoi ? Vous avez fait de la prison ? J. G. : En 1943, j’ai été incarcérée à Fresnes lorsque ma mère et ma sœur ont été arrêtées par la Gestapo puis déportées pour leur participation à la résistance. Ma mère cachait des Juifs chez nous à la maison. Vous savez, je voyais toutes sortes de gens venir et repartir et bien que l’on m’ait rien dit, j’avais compris. Donc, lorsque je suis sortie de prison, je suis allée chez mon professeur de français qui habitait Place Saint Sulpice. Il était interdit de chanter des chansons américaines ou anglaises et la, dehors, je me suis mise à chanter du plus fort que j’ai pu Over the Rainbow, ce fut mon dernier acte de résistance ! Plus tard, ma mère et me sœur ont eu la chance de revenir des camps.

M.M : C’est ce qui explique l’importance d’Israël pour vous ? Juliette Greco : Oui ! J’aime ce pays, j’aime le peuple d’Israël qui traverse tant d’épreuves et qui, malgré tout, aime rire, sortir, aller au spectacle, en un mot : vivre !

M.M : Juliette, quelle est votre plus belle chanson ? J. G : La prochaine, celle que je ne connais pas encore, celle que je n’ai pas encore chantée

M.M : Etes vous une femme de l’avenir ? J. G : Oh oui ! Je ne me retourne jamais sur mon passé, je vais de l’avant, toujours ! Je suis une passionnée, une combattante.

M.M : Comment expliquez vous ce destin extraordinaire qui est le votre ? J.G : Je ne sais pas, mais j’ai de la chance et tous les matins lorsque je me réveille, je dis merci ! A mon âge, je suis encore pleins de projets, j’ai de la chance, ‘c’est tout.

M.M : Vous dites merci à qui ? A D ieu ? Croyez-vous en D ieu ? J.G : Non ! Je n’y crois plus. Il est trop méchant ! Je crois aux hommes mêmes si, parfois, ils sont décevants mais eux, au moins, ils ne sont pas D ieu.

M.M : Quel souvenir ou, du moins, que souhaiteriez-vous que les gens disent de vous quand vous ne serez plus la. Juliette Greco : Oh.. je ne sais pas.. Que chacun prenne de moi ce qu’il lui plait. Je pense que j’ai accompli de belles choses dans ma vie même si je ne suis pas un ange.. Mais je n’ai jamais fait de mal à personne.

Maryline Medioni : Ni ange, ni démon ? Juliette Greco qui êtes vous ? J.G : (rires) Non ! Ni l’un ni l’autre ! Je suis une femme, tout simplement, éprise de liberté et d’amour, plus toute jeune il est vrai, mais si heureuse de vivre ! Je n’ai ni regrets ni remords !

Propos recueillis par Maryline Médioni – Vision d’Israël – JSSNews

source : jssnews

Futurissime Tel-Aviv. Le nouveau “Museum of Art”.

….. Le Musée d’art de Tel-Aviv vient d’inaugurer un nouveau bâtiment futuriste. Il s’agit de son dernier agrandissement, une aile dessinée par l’architecte bostonien Preston Scott Cohen et qui aura coûté plus de 55 millions de dollars.

source : nanojv

MAGNIFIQUE ! UNE STANDING OVATION POUR UNE SOPRANO ET UN PIANISTE D’ISRAËL A L’HÔTEL NATIONAL DES INVALIDES – SIVAN ROTEM ET JONATHAN ZAK ONT CHANTE "ADON OLAM".

Par Carmela Serfaty (Paris)

Un grand succès pour le Récital de Sivan Rotem, Soprano Israélienne et de Jonathan Zak, Pianiste Israélien hier soir au Grand Salon Louis le Grand en l’Hôtel National des invalides à Paris.

Ce récital organisé par le Musée des Invalides avec le soutien du service Culturel de l’Ambassade d’Israël, en présence d’une audience de 200 personnes, a séduit la salle et a recueilli les applaudissements d’un public enthousiaste. Rien d’étonnant, la voix de Sivan Rotem, fine, chaleureuse et d’un registre exceptionnel  a séduit le public, sans parler de la haute performance du maître du piano qu’est Jonathan Zak, dont la touche dynamique et variée atteint les nuances les plus colorées et étincelantes d’un répertoire des interprètes de la naissance de l’Unité Italienne. Le dialogue lyrique et musical qu’ils ont réussi à nouer avec l’audience s’est élevé au stade divin pour finir par ‘Adon Olam’ du répertoire “sacré Israélite”.

ISRAELVALLEY PLUS
Adon Olam est l’un des seuls hymnes strictement métriques de la liturgie juive, dans lequel la noblesse de langage et le lissage de la versification ont été particulièrement pris en compte. Sa date de composition, ainsi que son auteur, sont inconnus. Bien que traditionnellement attribué au rabbin et poète Salomon ibn Gabirol, rien ne permet d’étayer cette affirmation.

L’Adon ‘Olam est l’un des hymnes les plus familiers dans l’éventail de la liturgie juive, employé dans les divers rituels partout dans le monde, bien que pas toujours à la même période de l’office, ni aux mêmes occasions; selon la coutume sépharade, dans le Mahzor de Rome et dans les synagogues anglaises en général, la congrégation le chante en clôture de l’office matinal du Shabbat et des jours fériés. Le Mahzor romain le fait suivre par l’hymne Yigdal (Leopold Zunz, “Ritus”, p. 80).

Les Ashkénazes le chantent en lieu et place de l’hymne Yigdal qui clôture l’office vespéral de ces occasions. Ces hymnes sont chantés par les uns et les autres la veille de Yom Kippour, à Kol Nidre.

Du fait de cette association à la solennité, et des sentiments exprimés dans l’ouverture et la fermeture du chant, l’hymne peut également être entendu dans les chambres des défunts. Il est également imprimé au commencement de l’office quotidien du matin, car sa proclamation peut aider à la mise en phase du fidèle à la crainte révérencielle de l’hymne.

Dans son commentaire sur le Livre de prière (Rödelheim, 1868), Baer écrit que l’hymne semble avoir été conçu pour être chanté avant le coucher, l’une des dernières strophes portant “à l’heure de mon sommeil et lorsque je m’éveille”. Il se pourrait cependant que la beauté et la grandeur de cet hymne aient privilégié son usage dans la liturgie, et qu’on le chantait sans discrimination au début comme à la fin de l’office.

source : IsraelValley

Biographies et Bibliographies des auteurs féminins hébraïques

ABUSH Dorit

Dorit Abusch (née en 1955 à Tel Aviv, Israel) ; a étudié la philosophie, la littérature et la linguistique à l’université de Tel Aviv et la philosophie à l’université du Massachusetts, où
elle a obtenu un PhD pour sa thèse sur le "temps dans la langue."elle est une experte en matière de sémantique. Abusch a travaillé et enseigné aux U.S.A (la Californie, le Texas et New York) de 1985 à 1990. Depuis lors elle a travaillé comme linguiste dans un institut de recherche en Allemagne. Abusch divise actuellement son temps entre Tel Aviv et l’Europe. Elle a commencé à publier des poésies et des histoires en 1974.

Livres publiés en hébreu

Longue ombre dessinée dans la craie (poésie et histoires), Achshav, 1979 [ Tzel Aroch Rashoum Est-Gir ]

Bruits et esprits (histoires), Hakibboutz Hameouchad, 1984 [ Hedim Ve-Rouchot ]
Deuxième voix (deux nouvelles), Hakibboutz Hameouchad /Siman Kriah, 1990 [ Kol Sheni ]
L’Homme tombé (roman) Gvanim, 1996 [ Ha-Yored ]

Lire la suite : Hebreunet

La dernière exposition de Monet ….

Diaporama

Danse sur glace…. Tatiana et Marat…..

Au Louvre, les pierres chargées d’histoires de Michal Rovner

Deux oeuvres monumentales de l’artiste israélienne Michal Rovner ont surgi à côté de la Pyramide du Louvre à Paris: l’un des édifices est fait de pierres retrouvées dans des ruines de maisons israéliennes et palestiniennes, qui chuchotent encore l’histoire de leurs habitants.
Pendant trois semaines, des maçons palestiniens et israéliens ont monté pierre à pierre ces deux "Makom" ("espaces" en hébreu) dans la cour Napoléon, près de l’entrée du musée qui consacre une exposition à cette artiste contemporaine.


Le premier "Makom", de forme cubique, est composé de pierres calcaires, que la plasticienne, née en 1957 en Israël, a trouvées dans les décombres d’habitations de Jaffa, Ramallah, Jérusalem, Naplouse ou Bethléem.
Cet édifice compact de 40 tonnes, fait de pierres blanches non retaillées, qui se touchent, a été présenté à New York en 2008 par la galerie Pace. Il a été remonté à Paris pour l’occasion.
"C’est un collage de différents temps, différentes histoires, différentes biographies", explique à l’AFP Michal Rovner, qui vit près de Tel Aviv.
"Ce sont de vraies gens qui ont vécu au milieu de ces pierres. Leurs histoires se touchent. Cela parle du vivre ensemble", ajoute l’artiste marquée par les conflits socio-politiques du Moyen-Orient dont l’origine remonte, souligne-t-elle, à des temps très lointains.
Le deuxième "Makom", 70 tonnes, est une nouvelle création, conçue spécialement pour cette exposition au Louvre. Fait de pierres volcaniques noires, l’édifice est fendu en diagonale et à moitié en ruine.
Michal Rovner est allée chercher ces pierres dans le Golan, à la frontière avec la Syrie, sur une faille, indique Marie-Laure Bernadac, chargée de l’art contemporain au Louvre et commissaire de l’exposition.
"Cela m’a pris un an de bâtir cet édifice dans mon jardin", explique l’artiste. L’oeuvre a ensuite été démontée, transportée en bateau, puis reconstruite à côté de la Pyramide de l’architecte Pei.
"Construction, déconstruction. On est sur un mystère. Faut-il casser les murs pour réunir les peuples? Est-ce la ruine?", s’interroge Mme Bernadac.
Michal Rovner est à la fois photographe, vidéaste et réalise des installations. Le Whitney Museum à New York lui a consacré une rétrospective en 2002. L’artiste a représenté Israël à la Biennale de Venise en 2003.
Elle a déjà exposé à Paris, au Jeu de Paume, en 2005, ce qui a permis au public français de la découvrir.
Les deux "Makom" de la cour Napoléon, qui y resteront jusqu’au 24 octobre, sont un peu "l’iceberg de l’exposition", souligne Mme Bernadac. Elle se poursuit en effet jusqu’au 15 août à l’intérieur du musée avec deux projections géantes sur les remparts des fossés médiévaux et au département des Antiquités orientales.
L’artiste a intitulé son exposition "Histoires". "Je m’intéresse à différentes époques, au regard du passé ici mais aussi au regard de l’endroit d’où je viens", dit-elle. "C’est important de pouvoir transposer mon oeuvre dans d’autres lieux", ajoute-t-elle.
Pour permettre à ses constructions d’être déplacées, Michal Rovner utilise une technique classique en archéologie : la numérotation de chaque pierre. Chacun des édifices peut ainsi être déconstruit et reconstruit.
L’exposition a reçu le soutien de LVMH. Jusqu’au 29 mai, l?Espace culturel Louis Vuitton, dans le VIIIè arrondissement, présente les coulisses de la construction de ces Makom.

source : leparisien

Faites un tour dans les plus prestigieuses galeries d’art dans le monde….

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