Pour notre soldat enlevé
Guilad Chalit, c’est le 1220e jour

le soldat Guilad Chalit kidnappé par l’ennemi
http://www.freethesoldiers.org/section_display.html?ID=1532
http://www.habanim.org/en/France.html

6032e jour : 4482e jour :

De deux choses l’une…
Obama est parvenu à ce premier pas ( que je présume comme plus qu’espéré afin de, lui aussi, laisser son nom dans l’histoire du Moyen-Orient…) en parvenant à organiser une réunion tri-partite ce mardi avec Abbas et Netanyahou .
Jusque là rien de bien spécial, de nouveau, d’exceptionnel si ce n’est son entêtement à faire se rencontrer israéliens et palestiniens.
Certes d’autres présidents américains ont suivi les mêmes traces, des manières identiques de réflexion, se disant que parvenir à une solution régionale du conflit israélo-palestinien cela permettait d’imprimer son nom dans la politique internationale, d’y entrer à la postérité…
Le fait que son émissaire au Moyen-Orient, George Mitchell, ne soit parvenu à aucune avancée n’a apparemment guère d’importance : ce mardi les trois forces concernées se rencontreront à New-York !
Alors certes il y aura serrage de mains, photographies, réunions communes, médiatisation internationale et..?
Dans la nuit de samedi à dimanche “la danse des kassam” a repris avec deux missiles tombés sur le territoire israélien provoquant à nouveau l’état d’alerte que les habitants de la région du sud d’Israël espéraient bien ne plus connaitre.
Ce dernier week-end le leader du Hezbollah ( comme nous le savons des plus proche avec les idéologies du Hamas) a juré que son organisation ne reconnaitra jamais Israël, de-même qu’il décrétait qu’aucun état arabe n’avait le droit de le faire…
A nouveau Ahmadinejad fait parler de lui réitérant ses paroles de haine quant à Israël, à son existence, à son “régime dont les jours sont comptés”…
Alors qu’une Nouvelle Année Juive vient d’être célébrée, qu’un colis a été remis afin de parvenir jusqu’à Guilad Shalit, quelles nouvelles avons-nous de lui ? Qu’en est-il de son devenir ? Où ?..
Le gouvernement américain joue la carte de la main tendue en appelant à l’ouverture vers l’Iran, supprimant le bouclier antimissile garant d’une sécurité occidentale contre une menace iranienne, acceptant les explications russes du premier ministre quant à la non condamnation de l’Iran devant le Conseil de Sécurité de l’O.N.U car : ” dans la mesure où les américains reconnaissent eux-mêmes que la menace constituée par le programme iranien ( d’où le renoncement au bouclier antimissile) n’était pas suffisamment développée, la Russie peut à juste titre contester la nécessité de punir ce pays”…alors que la Russie livre des missiles antiaériens S-300 à cette Iran…
Il me paraitrait normal de voir une politique moyen-orientale claire, nette et sans écart venant de cette puissance qu’est l’Amérique du Nord alors que le concret semble louvoyer, ne pas savoir, ne pas décider, ne pas avoir choisi ses amis…
La direction de l’antiterrorisme (qui ne me semble pas être des plus minime dans l’intérêt journalier du peuple américain) voudrait qu’il n’y ait pas de concessions, que la politique globale soit somme toute simple : cessez totalement vos actes ou\et dires terroristes et nous utiliserons notre poids international afin de parvenir à des solutions aux divers conflits.
A l’opposé, une ouverture totale voudrait que le gouvernement américain reconnaisse le bien-fondé du gouvernement Ahmadinejad, du Hezbollah, du Hamas, des Talibans… optant vers des concessions sans limite …
A mon avis il serait intéressant d’en parler avec la population de Sderot qui, j’en suis persuadé, saura répondre, elle, d’une manière claire, nette et directe…
source : marclev
Les tracts antisémites à Arras essaiment en Bretagne
par S.C.
Les 5 et 6 mars derniers, nous évoquions la distribution de tracts à caractère antisémite dans les boîtes aux lettres de certains Arrageois. Baptisé « Ce que veulent les Juifs », ce tract aux relents racistes fait de nouveau parler de lui du côté de la Bretagne.
Dans un article publié par nos confrères de Ouest France, on apprend ainsi que de nombreux Rennais et Brestois du centre ville ont reçu le tract. Sur une double page, le ou les auteurs s’acharnent à vouloir démontrer la sempiternelle théorie selon laquelle les juifs voudraient dominer les autres peuples. À l’appui de cette prétendue « démonstration », le tract cite les ouvrages d’Hervé Ryssen, un auteur nationaliste, qui a notamment publié Le Fanatisme juif et dont les blogs ont été interdits à plusieurs reprises. Plus de vingt-cinq personnalités (dont Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Jean Daniel, Daniel Cohn-Bendit) sont également citées : leurs propos, sortis de leur contexte, seraient, là encore, censés accréditer la thèse du complot…
Nébuleuse ?
En France, ce n’est pas la première fois que ce document circule. Et souvenez-vous, en mars, plusieurs habitants d’Arras l’avaient déjà reçu dans leurs boîtes aux lettres.
La Direction centrale du renseignement intérieur, chargée de l’affaire, poursuit donc son enquête. Des investigations complexes, dans la mesure où le ou les auteurs du tract ne signent pas et que personne n’a pu apercevoir les individus ayant posté ces tracts nauséabonds. En outre, il s’agit de photocopies sur lesquelles aucune empreinte n’aurait été relevée. En revanche, il semble désormais acquis que ce tractage sauvage ne soit pas le fait d’un individu agissant dans son coin mais d’une nébuleuse visiblement coordonnée.
Dans tous les cas, ce genre d’actes est prévu et réprimé par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. La provocation à la discrimination en raison des origines raciales est passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 E d’amende.
source : Riposte Nesher
REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE
Vendredi 27 mars 2009
Les titres
Haaretz (Le pays)
La présidente de la Cour suprême, Dorit Beinisch : Les vies de dix magistrats israéliens sont véritablement menacées
The Jerusalem Post
Après l’attaque d’un convoi du Hamas au Soudan, Olmert se vante de la capacité d’Israël d’agir partout dans le monde
Maariv (Le soir)
Le double raid
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Le plus grand exercice de guerre de l’histoire du pays
Intérieur
Distribution de portefeuilles au Likoud
Selon le Haaretz, c’est dimanche que Binyamin Netanyahu devrait faire connaître dimanche aux députés de son parti qui seront les ministres du Likoud et quels postes ils occuperont. Ces derniers jours, le président du Likoud consulte activement ses conseillers afin de trouver une solution au problème de la répartition des portefeuilles et d’éviter une fronde au sein de son propre parti. M. Netanyahu devra notamment décider à qui il confie le portefeuille de Finances. Selon le Maariv, les trois candidats favoris à ce poste sont Dan Meridor, Yuval Steinitz et Israël Katz.
En attendant, rapporte le Yediot Aharonot, Ehud Barak a voulu réunir hier les députés travaillistes pour tenter d’apaiser les tensions et de resserrer les rangs après la controverse sur l’entrée du parti au gouvernement. Cependant, seuls deux des sept députés qui s’étaient opposés à l’entrée au gouvernement, Avishaï Braverman et Daniel Bensimon, ont répondu à l’invitation du président du parti travailliste. Des responsables travaillistes affirment que M. Braverman pourrait finalement accepter un poste de ministre tandis que M. Bensimon s’est déclaré prêt à représenter le parti dans une des commissions de la Knesset.
* Israël-Palestiniens
Israël dément avoir assoupli sa position concernant Guilad Shalit
Le Maariv cite un haut responsable du Hamas dans la bande de Gaza qui affirmait hier qu’Israël avait fait une nouvelle offre concernant la libération de Guilad Shalit. « Les Egyptiens nous ont fait savoir que les Israéliens ont renoncé à certaines de leur conditions et qu’il existe une nouvelle proposition israélienne qui pourrait être acceptable. Il est donc possible que nous parvenions à un accord sur un échange de prisonniers », a déclaré hier Ossama Mezaïni.
En Israël on dément ces affirmations. Selon un haut responsable israélien cité par le Haaretz, le général Muhammad Ibrahim des renseignements égyptiens était il y a deux jours en Israël où il s’est entretenu avec le négociateur Ofer Dékel et avec le chef du service de renseignement intérieur Shabak, Yuval Diskin. L’émissaire égyptien a tenté de convaincre ses interlocuteurs qu’Israël doit assouplir encore sa position et renoncer à certaines des conditions dont il a fait part la semaine dernière au Caire.
MM. Ofer et Diskin ont rejeté la requête du général Ibrahim, soulignant que c’est maintenant au Hamas de communiquer une nouvelle liste de prisonniers dont il réclame la libération afin qu’Israël puisse choisir cent vingt cinq prisonniers supplémentaires sur les quatre cent cinquante qui seront libérés en échange de Guilad Shalit. « Sans liste, il n’y aura pas de négociation », ont affirmés les deux hommes.
Même s’il est peu probable qu’un accord intervienne avant l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, on estime que Binyamin Netanyahu reprendra les pourparlers engagés par le gouvernement Olmert. Dès son entrée en fonction, Netanyahu devrait d’ailleurs rencontrer Ofer Dékel.
* Régional
Olmert : Nous agissons partout contre le terrorisme La presse israélienne consacre encore aujourd’hui une large place au raid qu’aurait effectué l’armée de l’air au Soudan contre un convoi d’armes à destination de la bande de Gaza, en janvier dernier. La chaîne 10 de la télévision israélienne a diffusé hier l’interview d’un officiel soudanais selon lequel un deuxième raid a visé en février un navire iranien. Le Yediot Aharonot souligne cependant que les réactions soudanaises aux information parues hier étaient confuses et contradictoires. Quoi qu’il en soit, on estime que le convoi bombardé transportait notamment des missiles capables d’atteindre, à partir de la bande de Gaza, la région de Tel-Aviv.
Selon un haut responsable israélien cité par le Haaretz, depuis l’opération Plomb durci dans la bande de Gaza, et suite au raid, l’Egypte a renforcé la surveillance de sa frontière avec le Soudan.
Israël n’a pas réagi officiellement aux informations concernant le raid au Soudan. Toutefois, le Premier ministre Ehud Olmert a déclaré hier : « Des résultats significatifs ont été obtenu au cours de l’opération Plomb durci. Nous agissons partout où il est possible de porter atteinte aux infrastructures terroristes. Que ce soit dans des endroits proches ou moins proches, partout où nous le pouvons nous visons les infrastructures terroristes de manière à élargir la dissuasion, à amplifier la dissuasion, à renforcer la dissuasion et à renforcer l’image de notre dissuasion »
source : ambassade de France en Israel
Le cinéma israélien ou comment dézinguer l’image de son pays
Organisé de main de maître le second festival du film israélien à Nice. Pour plus de détails connectez vous à son site.
N’étant pas critique cinématographique, je me contente de vous retracer les thèmes abordés dans les quatre films que j’ai vus, n’étant pas certain d’aller voir le cinquième et dernier. On y parle de:
- L’expulsion inhumaine des travailleurs étrangers sans papiers qui ne respecte même pas, comme dans la France de Besson, le regroupement familial
- La toute puissance de la Maffia israélienne et ses accointances avec la Police
- L’ignominie des kibboutsnikim qui, non contents de jouer et de perdre leur kibbouts à la Bourse, y abandonnent aussi leur petits vieux.
- La jeunesse israélienne: les russes qui dealent et qui cognent, les blacks, pardon, les éthiopiens qui sniffent et qui subissent, le tout sur fond de racisme, avec retour sur le comportement maffieux des israéliens de souche. Il est par ailleurs normal et logique que ce film qui dézingue le plus l’image d’Israël ait reçu des tas de Prix.
Un morceau d’anthologie et une description de la société israélienne qui vous donne l’envie de terminer vos vieux jours en Esquimauland ou en Australie, avec les aborigènes et les kangourous, mais surtout pas dans ce pays qui, comme on dit dans la Torah, “mange ses habitants” .
J’accorderai une mention spéciale au film qui traite des esquimaux, pardon des petits vieux abandonnés dans le kibbouts; normal, ils font partie de la génération des fondateurs de l’Etat d’Israël, à l’époque où l’on avait encore des valeurs et où l’on croyait à des lendemains qui chanteront juste. Les acteurs aussi jouaient juste et le metteur en scène avait de la bouteille.
Mais, à la réflexion, une société qui stigmatise ses travers dans le cinéma, la littérature ou toute autre forme artistique vaut quand même beaucoup mieux que celles qui glorifient le meurtre, la haine et le contentement de soi, dans le pur style rouge-brun-vert, lire cinéma soviétique, nazi ou “Protocole des Sages de Sion” tourné en Egypte.
Les petits gars qui ont organisé le festival n’y sont pour rien: ils projettent les films qu’ils reçoivent. L’année dernière les films étaient de meilleur qualité, mais les thème abordés n’épargnaient pas non plus la société israélienne. Bravo en tout cas aux organisateurs du festival du film israélien; je leur souhaite du succès et surtout du souffle, parce que, on ne sait jamais: les lendemains se remettront peut être à chanter un de ces jours sur la terre de nos ancêtres et de leurs rejetons.
source : Geopolitiquebiblique
Coco-Picsou-Madoff-Gaza
Je me fiche de savoir si le film de Gad Elmaleh “Coco” est bon ou mauvais; de toutes façons je n’irai pas le voir. Je sais en tous cas une chose: avec ce film, les feuj auront encore moins la cote qu’ils ne l’ont aujourd’hui. Comme la Mer morte, notre cote descendra en dessous du niveau de la mer.
Si “Les Chtis” a fait un tabac, les gens du Nord n’ont rien gagné en dignité, il en sera de même après la sortie de Coco où les stéréotypes du juif malin, roublard, assoiffé de fric et show off, vont faire mal et déclencher, si ce n’est des pogrom, du moins une hostilité encore plus soutenue de la part de tous ceux qui déjà ne nous aimaient pas beaucoup.
L’idée même de produire ce type de film montre l’inconséquence du bonhomme et son je m’enfoutisme quant aux conséquences qu’il entraînera en termes d’image sur la communauté à laquelle il est censé appartenir. En fait Elmaleh surfe sur la haine et le mépris mélangé d’envie de Madame Michu sur le peuple qui a provoqué la crise financière, qui a tué Jésus et qui a transformé Gaza en camp de concentration. Il a bien choisi son moment pour vendre du stéréotype bon marché, le public en redemande et les Dieudonné patinent. Donc, c’est au tour d’un comique troupier feuj de nous servir du Coco-Madoff, comme les non juifs n’oseraient pas le faire.
Le pauvre Ilan Halimi a été assassiné par une bande qui partait du principe que tous les juifs étaient riches et que payer une rançon était pour eux une peccadille, et pourtant Coco n’avait pas encore vu le jour. Que ferait Coco si son fils était enlevé avec demande de rançon à la clé ?
Elmaleh n’etant pas un imbécile, je suis certain qu’il y a pensé ou que quelqu’un de son entourage lui a soufflé que le moment de produire ce genre de film était , disons, mal choisi.
Mais ce genre d’arguments n’a pas de poids auprès de quelqu’un qui est
lui même un Coco-Picsou-Madoff. L’argent et la gloire priment, et après moi, le déluge, l’important c’est qu’on se marre et que l’on engrange la tune.
source : Geopolitiquebiblique
On naît pas juif, on le devient chaque jour un peu plus.
Pour mieux développer ma pensée, j’aurais recours à un machal, disons un exemple ou une comparaison. Le judaïsme c’est un peu comme la bicyclette; il y a ceux qui font du vélo en appartement et ceux qui font de la randonnée. Les premiers voient toujours le mur qui est en face d’eux, puisqu’ils font du surplace, les seconds voient un paysage qui sans cesse se renouvelle.
Bien sûr que le titre de l’article est de la pure provoc: on est juif puisqu’on naît juif – je vous suggère de lire cette phrase en la prononçant – mais si un jour, le plus tard possible, La Haut on vous demandera:
-
« qu’as tu fait pour être juif », qu’auras-tu à répondre ?
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« Ben je suis juif, quoi, ma mère était juive, même que mon père l’était aussi, alors pas de contestation possible, c’est d’ailleurs marqué sur la Ketouba de mes parents, paraphée par les rabbins locaux ».
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« oui mais toi, pas tes parents, qu’as-tu fait pour être plus juif que le jour où on t’as circoncit » ?
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« Ben j’ai fait la Mila et la Bar mitsva à mes garçons et j’ai épousé une juive, alors tout le monde, il est juif, non ? »
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Ben oui, t’as fabriqué des juifs comme toi, mais t’as pas compris ma question: “es-tu, toi, d’avantage juif que le jour où ta mère t’as mis au monde ?”
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Alors on se gratte la tête et on répond: «je n’ai pas compris la question »
C’est une question difficile ! A ce stade, j’entends déjà les réactions à cet article: « qu’est-ce qu’il se la joue, celui là, quel égo, il va encore nous donner des leçons, pour qui il se prend”. C’est pas grave, j’ai l’habitude « de me faire des amis ».
Une piste de réflexion à cette question réside d’après moi dans une interprétation erronée ou partielle de la phrase que prononcèrent les Bnéi Israël dans le désert, Naassé Vénichma, soit: tout ce que dit D. “nous exécuterons et nous recevrons “, selon la traduction d’Onquélos.
Cette phrase a donné naissance à la fameuse controverse: faut-il d’abord appliquer les Commandements (puisque Naasé = faire, est cité en premier) sans chercher à en comprendre la raison ou faut-il d’abord comprendre “le pourquoi du comment”, afin d’appliquer les mitsvot-commandements ?
Cette controverse est sans fin; mon rabbin avait coutume de dire: “Tu comprendras précisément parce que tu accompliras” . Mais la question néanmoins se pose pour les juifs qui viscéralement ne veulent pas appliquer les Commandements: sont-ils dispensés de la phase de compréhension, donc d’apprentissage ?
En cette époque rationaliste, plutôt que rationnelle, est-on dispensé d’étudier la Torah même si, à priori, on se proclame comme non religieux, ou si peu ?
A ma connaissance, il y a peu de réponses à cette question qui me paraît essentielle. Les juifs qui se disent laïques ou “traditionalistes”, pour reprendre l’expression à la mode, sont-ils dispensés d’étudier
Cette question en soulève une autre: qu’y a t-il à apprendre ?
Il est clair que lorsque l’on ne sait rien, on n’imagine pas qu’il y a quelque chose à savoir.
Un autre postulat proclame que chez les juifs il y a ceux qui savent; appelons les “rabbins” pour faire simple, et ceux qui n’ont pas besoin de savoir puisqu’il y en a qui savent. Or cette croyance présente la particularité d’être chrétienne ou musulmane, mais certainement pas juive. Ces deux religions reposent sur le principe du pouvoir lié à la connaissance. “Moi, je sais parce que j’ai étudié et toi tu exécutes ce que je te dis de faire … et surtout ne t’avises pas d’étudier, tu n’en as pas besoin.”
Vivant, à notre insu, dans un monde soit disant laïc, mais en fait imprégné de survivances et de modes de pensée issus du christianisme (et bientôt de l’Islam), nous avons appliqué au judaïsme les mêmes schémas de pensée et de fonctionnement. A savoir, une ligne de démarcation nette entre ceux qui sont payés (fort mal d’ailleurs) pour savoir et les autres.
Or ce qui a fait la spécificité du peuple juif à travers les âges est la quête incessante du savoir. Si cette quête cesse, le peuple juif n’a pas de raison d’être. Car alors on arrive à nier à la fois le Naassé (le faire) et le Nichma (le comprendre) et il ne reste rien, à part des curiosités folkloriques, bonnes à enfermer dans un musée.
La grande question est donc: par quoi commencer quand on ne sait rien?
La réponse classique est : chaque juif a la faculté de devenir aussi grand que rabbi Akiva, qui en plus présentait le handicap de ne pas être né juif; il l’est simplement devenu en étudiant.
Il faut donc commencer par se convaincre, d’une part, que tout est possible (Hachamaïm hém hagvoul, the sky is the limit) et que d’autre part on ignore ses propres capacités d’étude dans la mesure où on ne les a pas encore expérimentées.
Concrètement on peut commencer par n’importe quoi: un passage de la Torah, un extrait d’une prière, une réflexion d’un Sage, et règle d’or, chercher à en savoir d’avantage. Bref ne pas se satisfaire de ce qu’on a lu ou entendu.
L’insatisfaction permanente qui conduit nécessairement à un approfondissement , doit être posée comme règle d’or et constitue la clé de la progression.
Donc, d’une insatisfaction à une autre, on arrivera à une insatisfaction encore plus grande, et ainsi on progressera, pratiquement à notre insu.
L’ intérêt de cette démarche est que l’on passe du statut de celui qui ne sait rien à celui qui s’est interrogé sur une chose, et qui, par la force des choses, découvrira autre chose, qui ne le satisfera pas d’avantage, et alors, il cherchera plus avant. Et ainsi de suite. Le grand ennemi de cette démarche est le contentement de soi, satisfait, quoi ! Interdit dans la pensée juive. La béatitude, le Nirvana, l’extase, le paradis d’Allah, il faut laisser ça aux autres. Rien n’est écrit (Méktoub, comme disent nos cousins), tout est à réécrire.
Ne croyez pas qu’il s’agisse d’une démarche ingrate, elle est au contraire très vivifiante. L’idéal est de fonctionner en binôme pour que l’un contredise l’autre, mais ce n’est pas indispensable; deux livres qui traitent d’un même sujet constituent aussi un bon moyen de progresser.
Quant aux résultats, j’ai été témoin dans le passé à des progressions fulgurantes d’individus qui ne connaissaient rien de rien.
L’insatisfaction permanente instituée comme règle d’étude de la Torah suppose aussi de mettre son égo de côté, partant du principe que l’on ne sait pas grand chose, mais que B.H demain, on comprendra mieux. Elle suppose aussi d’éviter comme la peste ceux qui prétendent savoir et ne rechercher que ceux qui vous poussent à en savoir d’avantage. Les insatisfaits chroniques, quoi ?
source : Geopolitiquebiblique
Dominique Sopo: «Ce qui est arrivé à Arthur s’appelle de l’antisémitisme pur»
CULTURE – Interview du président de SOS Racisme qui s’alarme de l’annulation du spectacle de l’artiste, comme des cocktails Molotov lancés contre les synagogues…
Quelle a été votre réaction à l’annonce de l’annulation du show d’Arthur, qui s’ajoute à celle d’un concert d’Enrico Macias à l’île Maurice, deux artistes d’origine juive?
Je suis stupéfait que l’on puisse renvoyer des individus à leur judaïté. Depuis le 27 décembre, début de l’offensive israélienne à Gaza, on assiste à un réveil des passions et à la multiplication d’actes antisémites en France. Contre des synagogues et même contre des personnes, molestées par le seul prétexte qu’elles sont juives. Et maintenant, contre des artistes… C’est davantage que ce que l’on voyait en 2000, lors de la seconde Intifada, et qui, déjà, nous inquiétait.
Que signifie ce qui est arrivé à Arthur selon vous?
C’est de l’antisémitisme pur. Les manifestants prétendent qu’étant juif, Arthur n’a pas le droit de s’exprimer publiquement. Qu’étant juif, il est forcément du côté d’Israël.
Quel lien entre Arthur et Gaza?
Certains disent qu’on assiste à une «importation du conflit en France» mais c’est maladroit. Les manifestants pro-palestiniens se sont mis au diapason de l’émotion suscitée par les victimes tuées à Gaza, plutôt qu’au diapason de la raison. L’émotion donne lieu à des dérapages. Des personnes justifient leurs actes par des raisons géographiques. Mais il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, c’est de l’habillage géopolitique d’actes de haine.
Le gouvernement, par la voix de Christine Albanel, s’est aussi inquiété «de cette dérive communautariste qui bafoue les principes républicains» de tolérance et de liberté d’expression…
Ce rappel à la règle républicaine n’est pas suffisant. C’est une réaction sur le moment, mais sur le fond, le gouvernement se montre incapable de construire un discours cohérent et inclusif.
C’est-à-dire?
Voyez le ministère qui s’appelle «de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale». Cela sous-entend que certains ne peuvent pas participer à cette identité nationale. Voilà comment naissent les dérapages pseudo-nationalistes.
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