Reconnaissance de la Palestine par le Chili: une victoire israélienne !

Hier, le pourtant excellent site internet Israel Valley titrait “Cuisant échec pour Lieberman“, un article qui traite de la campagne actuelle de reconnaissance d’un état palestinien par les nations d’Amérique du Sud. L’article explique ce qui suit:

Le Chili est donc le sixième pays du continent sud-américain a avoir proclamé la reconnaissance d’un Etat palestinien, après l’Equateur, le Brésil, la Bolivie, l’Argentine et l’Uruguay. Le ministre chilien des Affaires étrangères, Alfredo Morino, a ajouté cette précision : « Un Etat palestinien dans les frontières cisjordaniennes d’avant juin 1968, à côté de l’Etat d’Israël. »

Il est sur que si une déclaration pareille avait été faite, cela aurait été un problème. Oui mais il y a erreur et nos amis d’Israël Valley devraient de corriger leur titre au plus vite. Car le Ministre des Affaires Etrangères du Chili n’a jamais parlé des frontières d’avant juin 1968.

Oui, le Chili a rejoint d’autres pays sud-américains dans la reconnaissance de la «Palestine» – mais cette reconnaissance est différente de celle du Brésil, l’Argentine, l’Equateur et de l’Uruguay. Alors que ces  autres pays mentionnaient les frontières imaginaires 1967 comme les limites de l’Etat, le Chili ne l’a pas fait… Malgré le fait que ce pays a toujours soutenu le droit du peuple palestinien à l’auto-détermination des palestiniens à côté de l”Etat d’Israël.

Le Chili est depuis plusieurs mois la cible de fortes pressions de la part de son importante communauté chrétienne palestinienne et libanaise pour reconnaître la “Palestine” de l’autre côté de la Ligne verte. Mais les chiliens se souviennent d’une chose: la ligne verte n’a jamais constitué la moindre frontière aux yeux de la communauté internationale (lire la Résolution 242 des Nations Unies).

Sebastián Piñera, le Président du Chili

Mais qu’a donc dit le Ministre Chilien des Affaires Etrangères et ou se situe l’erreur d’Israel Valley ? La déclaration est en ligne sur le site officiel du gouvernement et la voici traduite en français:

1. L’Etat du Chili a appuyé de façon permanente et cohérente le droit du peuple palestinien à se constituer en un Etat indépendant coexistant en paix avec l’Etat d’Israël. Il a également souscrit pleinement le droit d’Israël à exister dans des frontières sûres et internationalement reconnues.

2. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement du Chili estime qu’il est essentiel de relancer le processus de négociations entre les parties, avec le soutien de la communauté internationale afin de parvenir à un accord de paix complet, précis et satisfaisant, conformément aux Résolutions adoptées par l’Organisation des Nations Unies.

3 .- Dans ce contexte, le gouvernement du Chili a décidé aujourd’hui d’accorder la reconnaissance de l’existence de l’Etat de Palestine comme un Etat libre, indépendant et souverain.

4 .- En outre, le gouvernement du Chili a indiqué que, en mars, le Président Sebastián Piñera visitera Israël et la Palestine, et réaffirmera son soutien aux négociations pour obtenir dès que possible un accord entre les deux pays et renforcer les liens amitié et de coopération entre le Chili et les États d’Israël et la Palestine.

5 .- Le Gouvernement du Chili en profite pour faire reconnaitre particulièrement les communautés juive et palestinienne au Chili, pour leurs précieuses contributions au développement social, culturel, politique et économique depuis plusieurs décennies et leur pleine intégration notre société. Son fraternité a été clairement un exemple de bonnes relations, qui nous l’espérons, incitera l’Etat d’Israël et la Palestine a en faire de même.

Pas un seul mot, donc, sur la moindre frontière. Et pas la moindre trace non plus de l’année 1967.

Au contraire d’Israël Valley, je pense que c’est une sacrée victoire de la diplomatie israélienne et donc… D’Avidgor Lieberman!

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

source : jssnews

Pourquoi l’Amérique Latine s’est retournée

Par Caroline B. Glick

jpost.com

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Suivant la trajectoire des USA, il est évident que le seul pays sur lequel Israël peut se reposer pour défendre ses intérêts, c’est Israël.

On peut excuser les Israéliens de se demander pourquoi le Brésil et l’Argentine ont annoncé de façon inattendue qu’ils reconnaissent un Etat palestinien indépendant avec pour capitale la capitale d’Israël. On peut pardonner aux Israéliens d’être pris par surprise par cette décision et la perspective que l’Uruguay, peut-être le Paraguay, le Chili, le Pérou, l’Equateur et le Salvador suivront leurs traces, parce que les media israéliens ont failli à rapporter les courants qui se développent en Amérique Latine.

Et cela n’est pas surprenant. Les media échouent à rapporter les tendances qui ont un impact sur le monde entier. Par exemple, quand le gouvernement turc a envoyé des partisans du Hamas pour défier le blocus maritime de Tsahal sur la côte de Gaza contrôlée par le Hamas, les media ont été surpris que la Turquie, alliée d’Israël, soit soudain devenue l’alliée du Hamas et l’ennemi d’Israël.

Leur incapacité à rapporter la transformation graduelle de la Turquie en un Etat suprématiste islamique a entraîné les media à traiter ce qui était le couronnement d’un courant comme un développement nouveau et choquant.

La même chose se produit maintenant avec l’Amérique du Sud. 

Alors qu’en Turquie, les media ont seulement failli sur la signification du courant singulier de l’islamisation de la société turque, les media ont constamment ignoré l’importance pour Israël de trois courants qui ont fait de l’adhésion de l’Amérique Latine en faveur des Palestiniens et contre Israël, une conclusion éminemment prévisible.

Ces courants sont l’ascension d’Hugo Chavez, l’influence régionale de l’alliance Iran-Venezuela, et la lâcheté de la politique étrangère des USA à l’égard de l’Amérique Latine et du Moyen-Orient. Considéré dans l’ensemble, cela explique pourquoi l’Amérique Latine s’aligne pour soutenir les Palestiniens.

Plus important encore, cela nous indique la façon dont Israël doit agir.

Au cours de la décennie passée, le dictateur vénézuélien Hugo Chavez a endossé le manteau de Fidel Castro comme chef du club anti-USA en Amérique Latine. Il a       utilisé la richesse pétrolière du Venezuela, l’argent de la drogue et d’autres fortunes illicites pour attirer dans son orbite d’autres Etats voisins et les éloigner des USA. Le cercle d’influence de Chavez comprend désormais Cuba et le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay et l’Equateur ainsi que le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et le Pérou.

Des démocraties comme la Colombie et le Chili font aussi des pas dans la direction anti-américaine de Chavez.

Le choix de l’Iran par Chavez n’est pas un hasard, bien que cela y ressemblât quand l’alliance surgit d’abord vers 2004. L’empreinte de l’Iran en Amérique du Sud a grandi graduellement. Commencée dans les années 1980, l’Iran a commencé d’utiliser l’Amérique du Sud comme base de départ de ses opérations contre les USA et l’Occident. Elle a déployé les agents du Hezbollah et ses Gardes de la Révolution et d’autres ressources du renseignement et du terrorisme le long de la triple frontière non gouvernée entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil. Cette base mise en place a permis alors à l’Iran d’organiser des attentats à la bombe sur des cibles israéliennes et juives à Buenos Aires au début des années 1990.

la suite : Aschkel

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