Droit de réponse à Ouri Wesoly, Dan Levy

Droit de réponse à Ouri Wesoly du Centre Communautaire laïc juif

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Le 11 décembre dernier, Ouri Wesoly, publiait un article sur le site internet du Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) intitulé "Etudiants juifs: courage, fuyons!". Voici mon droit de réponse, suivi du texte de l’intéressé.

Les « Nous Autres » de Ouri Wesoly

 

« Etonnant, affligeant même, le peu de hardiesse de certains leaders de l’UEJB : il y a de l’antisémitisme en Belgique ? Leur seule solution, l’émigration ! », écrit Ouri Wesoly (« Etudiants juifs : courage, fuyons ! », 11 décembre) à propos de mon interview du 3 dernier sur les ondes de Radio Judaïca.

Et, plus loin, « face à l’adversité, M. Lévy courbe la tête et fait ses valises ? Nous n’avons pas cette mentalité de Juifs de ghetto, nous autres. L’antisémitisme (et les autres racismes), nous les combattons, ici et maintenant. »

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Parchemins sacrés découverts dans une guéniza en Afghanistan – Qui sont les Juifs afghans ?

Le monde scientifique juif est en effervescence  par la découverte d’anciens parchemins juifs dans une grotte en Afghanistan dans  la province de Samangan. Suivi d’une petite enquête sur les Juifs afghans – Passionant !

Selon le correspondant des affaires arabes de la 2ème chaine israélienne,  Ehud Yeari, spécialiste des questions arabes, il pourrait s’agir de la plus  importante découverte historique sur le monde juif depuis celle de la Gueniza du  Caire au XIXème siècle.

Quelques 150 fragments de textes ont été  retrouvés dans une gueniza.

Une guéniza est un endroit choisi sous terre où  les Juifs enterrent les écrits sacrés devenus inutilisables, lorsqu’une guéniza  est découverte, elle constitue pour les historiens un véritable trésor qui  souvent décrit les us et coutumes de  la vie des Juifs de l’époque.

Aggai Ben-Shammai, professeur émérite de langue  et de littérature arabes à l’Université hébraïque de Jérusalem pense que les 150  fragments retrouvés ne constituent que la « pointe de l’Iceberg, les  parchemins datent d’au moins 1000 ans sont écrit en arabe, en judéo-arabe et en  persan ancien.

Pour les fragments déjà étudiés, on trouve des  passages du livre d’Isaïe , des textes écrits par le sage Saadia Gaon-Xème  siècle -, et une histoire jusqu’alors inconnue du Royaume de Judée.

Ont été retrouvés  également des  anneaux avec des noms juifs comme  Shmuel Bar Yossef inscrits en hébreu. Ces parchemins ont été retrouvés le long  de la route de la soie (Asie centrale-Moyen-Orient), empruntée par de nombreux  commerçants juifs. D’après Yeari les fragments ont été déménagés tout d’abord au  Pakistan à Peshawar avant d’être vendus à des négociants en antiquité du monde  entier de Genève, Londres ou Dubaï.

Le bureau du Premier ministre et plusieurs hommes d’affaires juifs sont  intéressés à acheter les fragments, mais le processus n’est qu’à ses débuts.

Pour rappel la Guéniza du Caire, contient quelques  280 000 textes  fournissant une multitude d’informations sur presque chaque aspect de l’histoire  juive.

Un peu d’histoire sur les Juifs  d’Afghanistan

Les écrits

Au xe siècle, Saadia  Gaon polémique avec un sceptique juif, nommé Hiwi al-Balkhi6 ;  Balkh est cependant située en Perse à l’époque.

En 1080, Moïse ibn Ezra fait  mention de 40 000 Juifs payant un tribut à Ghazni; Benjamin de  Tudèle décompte 80 000 au xiie siècle.

La communauté juive afghane est  l’une des plus anciennes de l’Asie centrale, les Juifs y ayant vécu  pendant au moins 2000 ans. L’évaluation exacte de son ancienneté est incertaine,  la date la plus ancienne avancée étant de 720 AEC, c’est-à-dire lors de la  déportation des Israélites par les Assyriens, ou de 586 AEC,  c’est-à-dire lors de l’exil des Judéens par les Babyloniens. Cependant, les  traces d’une communauté abondante n’apparaissent  qu’au viiie siècle de l’ère commune. C’est également à cette  époque que leur présence est documentée par des exégètes bibliques ou  des auteurs karaïtes, établis en Perse.

Cette communauté maintint à cette époque de  nombreux contacts avec la communauté juive de Babylone. Plus tard, elle  aura également des contacts avec les Juifs de Perse, du Pakistan,  et de Cochin.

La communauté a pratiquement disparu par  émigration, principalement en Israël et aux États-Unis1 On ne recense  aujourd’hui qu’un seul Juif, Zablon Simintov, résidant à Kaboul, et  qui s’occupe du maintien d’unesynagogue en ruines, aidé par des  sympathisants musulmans locaux2,3

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