Israël : si nous attaquons l’Iran ce sera avant l’été…

Des membres importants de la sécurité  israélienne disent que si la décision d’attaquer est prise, le bon moment  devrait être jusqu’au milieu de l’année maximum. Un cadre de Tsahal : « quand on parle d’usage de la force contre l’Iran et de la possibilité  d’occasionner des dommages aux iraniens, oui il est possible de le  faire ».

Israël doit faire quelque chose avant  l’été si elle veut attaquer de façon efficace le programme nucléaire  iranien. C’est comme ca que l’agence de presse « Associated  Press » a cite des membres officiels de Jérusalem. Les mêmes sources se  disent inquiets du fait que les nouvelles sanctions prises contre l’Iran  empêchent encore plus la possibilité d’une action militaire. La fenêtre  d’opportunité d’action se réduit au fur et a mesure que Téhéran progresse dans  sa politique d’enterrer ses installations. Un cadre de Tsahal a confié a  l’agence « AP » : « quand on parle d’usage de la force contre  l’Iran, quelle que soit la force utilisée, et de la possibilité  d’occasionner des dommages aux iraniens, oui il est possible de le  faire ».

Les questions centrales avant les prises de  décisions sont de savoir quels seront les dégâts causes au programme nucléaire  iranien par une telle attaque, de savoir si cela vaut la peine de se mettre en  danger avec une telle attaque. Israël préfère des sanctions internationales qui  amèneraient a une solution diplomatique, mais elle n’exclut pas la possibilité  militaire. Des membres importants de la sécurité israélienne disent que si la  décision d’attaquer est prise, le bon moment devrait être jusqu’au milieu de  l’année maximum.

Comme il est dit plus haut, une attaque  sera de plus en plus complexe et difficile au fur et à mesure que les iraniens  multiplient leurs efforts pour enterrer leurs installations d’enrichissement  d’uranium sous terre. L’installation nucléaire de Fordo, à côté de la ville de  Qom, est protégée sous une couche de rochers d’une épaisseur de 90  mètres.

Un groupe d’observateurs de l’ONU, qui comprend  des spécialistes de l’armement, se trouve cette semaine en Iran, et leurs  efforts sont censés influencer de façon importante les décisions d’augmenter la  pression économique sur Téhéran. L’Union Européenne a décrète un embargo sur le  pétrole iranien, et les USA développent des sanctions sur la banque  centrale d’Iran. En Israël on pense que les sanctions peuvent marcher,  mais de façon paradoxale les sanctions mettent en échec une attaque  militaire possible. D’après un membre de la sécurité israélienne, si Israël est  persuadée qu’elle n’a pas le choix alors elle attaquera l’Iran. A Tsahal on se  prépare a une attaque.

Israël possède des dizaines d’avions F-16 et  F-15 capables d’atteindre l’Iran. Selon des communiques de sources étrangères,  les sous-marins de type « Dolphin » sont capables de porter des armes  nucléaires. L’agence « AP » précise que les drones de type « Eitan » sont censés avoir un rôle central dans toute action contre  l’Iran.

Israël a acheté aux Etats-Unis des bombes  anti-bunkers GBU-28 dirigées par laser, capables de pénétrer du béton  d’une épaisseur de 6 mètres – bien que l’action de ces bombes ne soit pas  très claire. L’installation de Natanz est construite a six mètres sous terre et  est protégée par deux murs de béton.

« Possibilité d’attaquer les champs  de pétrole »

Le  »Wall Street Journal » a cite  la semaine dernière des membres du Pentagone qui sont arrivés à la conclusion  que les bombes pénétrantes les plus puissantes en leur possession, d’un  poids de 14 tonnes, ne sont pas capables de détruire les installations  d’enrichissement d’uranium fortifiées d’Iran (voir ici) enfouies sous terre à cause de la  profondeur ou se situent ces installations sous terre, et des couches de  renforcement autour.

D’après l’AP, les avions de l’armée de l’air  auront besoin de procéder a un ravitaillement en vol afin d’atteindre l’Iran, ce  qui les rendrait vulnérables. Israël a d’autres moyens de porter atteinte au  programme nucléaire iranien. Entre autre, elle a été accusée d’avoir introduit  des virus dans le système de centrifugeuses et d’avoir liquidé des spécialistes  en nucléaire. Des cadres israéliens ont précisé qu’Israël pouvait  aussi endommager les ports et les champs de pétrole iraniens.

Israël préfère bien entendu que les Etats-Unis  conduisent une action militaire contre l’Iran. Des membres de la sécurité  israélienne estiment que les Etats-Unis attendront jusqu’à l’année prochaine  pour prendre une décision. Les Etats-Unis sont opposes a une attaque  indépendante d’Israël, mais les cadres de la sécurité israélienne ne se sont pas  engagés a les prévenir avant une attaque.

Adapté de l’Hébreu par  David Goldstein haabir-haisraeli – source ynet.co.il

source : Israel-Flash

Sans amis, sans alliés, sans moyens, « Israël ne devait pas survivre à la Guerre d’Indépendance! » Général Marchall, Secrétaire d’Etat américain.

par Arnold lagemi

Depuis une cinquantaine d’années, par le biais de la décolonisation, un certain nombre de pays africains ou asiatiques sont apparus nantis de l’indépendance politique. Aucun d’entre eux n’est parvenu à cette issue sans l’aide de l’un des deux grands géants,pourvoyeurs d’indépendances et de moyens pour y parvenir : L’URSS ou la Chine Populaire.

Cette implication s’accompagna du bénéfice (pour la plupart des candidats à l’autonomie)   d’un soutien idéologique qui, au FLN algérien (Front de Libération Nationale) qui, aux diverses conceptions marxistes des mouvements émancipateurs africains ou asiatiques. Etc…  Outre le soutien théorique à ces idéologies, la Russie, comme la Chine dépêchaient  sur place leurs conseillers agricoles, industriels ou militaires.

Israël sera le seul pays à échapper au destin commun de l’assistance idéologique, économique ou militaire des pays appelés à l’indépendance. Et lorsqu’une grande puissance, la France de Guy Mollet, par exemple, décidera de renforcer la capacité militaire d’Israël, cela se fera en silence et discrètement, comme s’il s’agissait d’aider un « Etat voyou » ou malfaisant. Dans de pareilles conditions, la naissance d’Israël échappe aux critères d’analyse habituellement reconnus.

Depuis le XIXème siècle, le mouvement émancipateur du peuple juif, le sionisme, suscita, au contraire, la méfiance des nations. Aucun pays d’Europe ou d’ailleurs, n’affirma sympathie, soutien ou encouragements au redressement des Juifs. Où étaient-ils, qui étaient-ils,  les Représentants des Nations au Congrès sioniste de Bâle en 1897 ? Quand les USA firent pression sur la Grande Bretagne après la guerre pour faciliter l’immigration juive, ce fut,  au nom d’idéaux  humanitaires, non, pour faciliter la naissance de l’Etat d’Israël.

Qu’on ne rétorque pas que le « Plan Balfour » contredit la thèse. Celui-ci envisageait un « foyer national » et non « l’Etat Juif » Et si l’Angleterre quitta la Palestine, ce ne fut pas au nom d’une sympathie sioniste,  c’est que ce territoire était devenu ingouvernable. Pourtant, le mandat des Nations Unies ne prévoyait le départ de la Grande Bretagne que, lorsque les conditions de viabilité de deux Etats, l’un Juif, l’autre Arabe seraient réunies…

Dans ses « Mémoires » Ben Gourion cite la position du général Georges Marshall, Secrétaire d’Etat américain,  qui insistait, en dépit de son amitié sincère pour Israël,  pour que ne soit pas proclamée l’Indépendance d’Israël,  parce qu’il pensait que « nous n’en aurions pas pour longtemps à être détruits par les Etats Arabes dont les forces armées possédaient une supériorité accablante. »

De 1948 à 1967, ce fut la trêve tacitement établie en souvenir de la Shoah. Et, ensuite, la constante réserve anti juive refit surface,  confirmant la donnée irréductible de la vocation patrimoniale de l’antisémitisme en Occident.

CONCLUSION : Les aides ponctuelles dont bénéficia le mouvement sioniste ne s’inscrivirent jamais dans une aide politique à la renaissance d’Israël. L’Etat Juif, bravant toutes les analyses de géo politique naquit, sans l’aide d’aucun pays dont la conduite à son égard est résumée par la réponse du pape à Herzl : « Non Possumus. » « Nous ne pouvons pas ! »

Pas un seul pays ne se tint aux côtés du mouvement sioniste !

Pas un seul pays n’aida Israël lors de la Guerre d’Indépendance !

Il n’y a pas dans l’histoire d’exemple similaire ! Même les USA bénéficièrent du concours du général Lafayette et du Corps expéditionnaire Français lors de la guerre d’indépendance !

Dans ces conditions, comment un Juif, ou un ami d’Israël,  pourraient-ils  ne pas être des  soutiens  inconditionnels du sionisme et de  l’Etat Juif ?

source : arnoldlagemi

Télévision palestinienne, télévision de porcs et d’immondices

Les émissions de la télévision palestinienne ne surprennent jamais. On y trouve de l’immonde, de l’abject, du répugnant et du dégueulasse. Cela dépend des jours.

Cet assortiment est payé avec l’impôt des contribuables des divers pays de l’Union Européenne, et cela inclut les contribuables français, mais ce sujet ne sera pas abordé pendant la campagne électorale, bien sûr.
A la télévision française, le dimanche après-midi, on trouve des programmes familiaux, des téléfilms américains, des interviews de chanteurs, parfois des reportages concernant l’actualité la plus brûlante telle qu’on la conçoit en France : la pêche des sardines en Méditerranée, la fabrication des galoches à Aurillac.
A la télévision palestinienne, on trouve aussi des programmes familiaux. Ce dimanche, c’était une émission spéciale consacrée à une bien belle famille dont tous les arabes de Judée-Samarie et de Gaza devraient être fiers, a dit le présentateur. Quelle famille ? Celle de Hakim Awad et de son cousin Amjad. Qui sont ces gens ? Je dirais que ce sont des porcs si l’utilisation de ce mot n’était insultante pour les porcs. Je dirais que ce sont des immondices, si je ne pensais pas que le plus excrémentiel des immondices est infiniment plus propre qu’Hakim et Amjad.
Mais c’est un fait, la famille d’Hakim et Amjad ne voit pas en eux des porcs ou des immondices, non. Elle voit en eux des héros. Les « journalistes » de la télévision palestinienne voit en eux des héros aussi. Et elle demande à tous ceux qui regardent l’émission de les considérer comme des héros. Dès lors que la famille d’Hakim et Amjad se voit apparemment traitée comme une famille de héros, on peut en déduire que le message passe bien. Il est vrai que des héros comme Hakim et Amjad sont souvent célébrés à la télévision palestinienne, et qu’on donne leurs noms aux rues et aux places publiques de Ramallah ou de Gaza.
Qu’ont fait Hakim et Amjad ? Ils sont entrés dans le domicile de la famille Fogel, à Itamar, voici quelques mois. Et ils ont tué tous ceux qu’ils ont trouvé sur leur passage, parents et enfants, cinq personnes en tout. Tuer des parents et des enfants dont un bébé de deux mois, les égorger au couteau pendant leur sommeil, ce sont des actes héroïques aux yeux de Hakim et Amjad, qui ne regrettent rien. Ce sont des actes nobles aux yeux de leur famille et des journalistes de la télévision palestinienne. Ce sont des actes valeureux aux yeux de centaines de milliers d’arabes de Judée-Samarie et de Gaza.
Hakim et Amjad ont été lourdement condamnés et finiront leur vie en prison, sauf si quelqu’un décide de procéder à un échange de « prisonniers », un jour. Dans ce genre de cas, je me demande vraiment pourquoi la peine de mort n’est pas appliquée en Israël. Et je me dis que la France a sans doute des guillotines en réserve, puisqu’elle ne les utilise plus : au lieu de financer la télévision palestinienne, la France pourrait offrir une guillotine à Israël, et si la lame est rouillée et tranche mal, il serait inutile de l’affûter davantage. Une lame qui tranche mal fait souffrir plus longtemps. Une mort rapide serait un cadeau pour Hakim et Amjad. On pourrait donner leur tête en cadeau à leur famille. Cela ferait de beaux « martyrs » à exhiber.
Face à ce genre d’émission et à toutes les émissions de la télévision palestinienne en général, je ne puis manquer de me dire aussi : comment des contribuables européens peuvent-ils tolérer de financer çà ? Comment des hommes politiques européens peuvent-ils voter le financement de çà et se regarder encore dans un miroir ? Comment ces mêmes politiciens peuvent-ils vouloir qu’on donne un Etat à des gens transformés en moins que des porcs et moins que des immondices par des années de propagande, et confier la direction de cet Etat aux propagandistes en chef ?
Quand une population entière a été fanatisée et incitée à une haine génocidaire, la première chose à faire si on veut vraiment l’aider à sortir de la fange, est de la désintoxiquer et d’essayer de la faire passer d’une condition plus abjecte que celle d’animaux sauvages à la condition humaine. Quand des dirigeants, des journalistes, des cadres politiques ont pratiqué cette fanatisation et cette incitation à la haine, ils doivent être arrêtés, jugés, condamnés pour crime contre l’humanité, et exécutés.
Cette situation est l’une des multiples conséquences délétères des accords d’Oslo.
Comme l’écrivait voici quelques mois le grand penseur américain Thomas Sowell : le contrat de départ était des terres contre la paix. Des terres ont été données. Il n’y a pas eu la paix, mais le contraire absolu de la paix. Les terres doivent être reprises, et les crapules qui ont pris la terre doivent recevoir douze balles dans la peau. Israël devrait dire qu’il n’y a rien à négocier car il n’y a rien de l’autre côté de la table de négociation, ou, plutôt, moins que rien, vraiment moins que rien. Des non êtres qui ressemblent à leur télévision : immondes, abjects, répugnants, dégueulasses.
Si, quand on traite de l’actualité la plus brûlante en France, on montrait, plutôt qu’un reportage sur la pêche des sardines en Méditerranée ou sur la fabrication des galoches à Aurillac, un échantillon des programmes de la télévision palestinienne, des Français comprendraient, j’en suis sûr.
Mais c’est tellement mieux de leur parler de sardines et de galoches, de méchants Israéliens et de gentils Palestiniens, et de leur dire qu’il faut aider les gentils, qui sont, effectivement, tellement gentils.
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
source : dreuz

L’esprit du nouvel antisémitisme

par Shmuel Trigano

A partir d’une chronique sur Radio J

L’usage courant qui est fait du mot « Juif » dans le discours public relève souvent d’une véritable pathologie. Tant de paroles et d’écrits l’évoquent et l’invoquent de façon aberrante au point que ce mot n’a plus rien à voir avec les Juifs réels, sauf que ce sont eux qui auront à en rendre compte en dernier recours.

Cet usage a cependant un sens et une cohérence rationnelles pour ceux qui le pratiquent. Voyons quelques exemples que nous a donnés l’actualité de ces derniers jours.

Un député UMP des Yvelines, Etienne Pinte, vient de publier un livre [discute pas ici de la finalité de ce livre mais de l’argument. M. Pinte écrit en effet : « la méfiance envers les musulmans a remplacé la méfiance envers les Juifs chez certains de nos concitoyens. Pour Madame le Pen, le musulman d’aujourd’hui est le Juif d’hier ». C’est là une très étrange comparaison. Les esprits sensés auront remarqué en effet que la France de 2012 n’est pas l’Allemagne nazie et que le statut des musulmans n’a tout simplement rien à voir avec celui des Juifs. Ils sont de récents citoyens, anciennement des nationaux d’Etats étrangers et pas des apatrides ni des réfugiés, la plupart du temps double-nationaux, venant d’un univers secoué par les menées du djihad islamique qui menace en premier lieu les Etats occidentaux.

Pourquoi pour condamner la xénophobie du FN,  cette comparaison avec les Juifs sinon pour capitaliser la charge émotionnelle liée à la Shoah au profit d’une autre catégorie de citoyens ? Elle autorise aussi moralement à singulariser les musulmans dans l’ensemble de la population française, ce qui est jugé moralement répréhensible dans la culture médiatique dominante mais il faut impliquer « les Juifs » pour légitimer la chose, ce qui les sort, eux aussi, du reste de la citoyenneté. Quoique ces Juifs ne soient pas des contemporains mais ceux qui étaient pourchassés par l’antisémitisme (et qui ne peuvent plus l’être, surtout – on voit pourquoi- quand la responsabilité du monde musulman est engagée) …

C’est la même rhétorique qui vide le mot « Juif » de son sens pour en faire une allégorie qui rend possible qu’on puisse retourner ce même mot contre les Juifs eux-mêmes, comme on le voit dans l’accusation de nazisme lancée à Israël sous toutes les formes possible (apartheid, racisme, etc). Le devoir de mémoire de l’Europe est devenu, dans l’esprit public, l’apologie permanente des « nouveaux » Juifs, des Palestiniens. Il fait ainsi écran au nouvel antisémitisme (que M. Pinte n’a jamais dénoncé dans un livre !)  qu’au contraire il alimente… Car, demain, pour finir, devant cet abus de la référence à la Shoah, que les gens perçoivent  bien, on accusera les Juifs d’en faire trop, et en premier lieu les musulmans, furieux de voir leur cause effacée et occultée par la Shoah. Ce qui ne fera que renforcer leur identification à la cause palestinienne et l’accusation de nazisme. En somme, une double punition pour les Juifs…

Comprendre ce cercle vicieux rhétorique, c’est tout comprendre de l’esprit de l’antisémitisme contemporain.

Nous avons eu, ces jours ci, d’autres occurences du même syndrome pathologique, par exemple quand Erdogan, furieux du vote de la loi sur le génocide arménien par le Sénat, a reproché à Sarkozy son ingratitude envers la Turquie, qui, du temps de l’empire ottoman, avait donné refuge à la partie juive de sa famille lors de l’expulsion d’Espagne. Dans ce cas, le référent « juif »  remplit une fonction tous azimuths. Déjà, il fait un lien entre cette loi et les Juifs, puisqu’il en rend responsable le président, de sorte que cet acte jugé inamical envers la Turquie est mis sur le compte des Juifs. Mais aussi, autre versant, l’hospitalité envers la famille présidentielle permet de blanchir le nationalisme turc du génocide arménien, en s’autorisant de la mémoire du Juif persécuté. Si la victime par excellence de la haine a pu trouver il y a 4 siècles un refuge dans l’empire ottoman (qui avait à ce moment un grand besoin de leur savoir faire), alors la Turquie est moralement sauve ! Mais, demain, bien sûr, aujourd’hui déjà, la loi Gayssot contre le négationnisme de la Shoah  se verra à cette occasion fustigée et condamnée, comme demande abusive de la communauté juive, accusée d’avoir introduit la politisation de la mémoire.

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Israël trouve une solution de remplacement au Canal de Suez

Israël a annoncé dimanche soir son intention de construire une ligne ferroviaire reliant la mer Rouge (Eilat) et le port d’Ashdod en méditerranée, qui permettrait d’offrir une solution à l’engorgement du canal du Suez en Egypte (reliant la mer rouge à la méditerranée).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué à son cabinet l’idée de voir des navires déposer leurs marchandises à Eilat, avant d’être transportées par train vers un port israélien où les marchandises seraient rembarquées sur un navire déjà présent dans la région. Cette idée est d’ores et déjà soutenue par la Chine et l’Inde, qui pourraient ainsi accélérer leurs livraisons en Europe et dépenser moins en évitant le péage de Suez.

Le projet doit encore recevoir l’approbation finale du gouvernement et un financement certifié. Israël n’a pas délivré de projections de volume de fret pour le chemin de fer électrifié proposé, qui ferait 350 km entre Eilat et Ashdod.

« La pose de cette ligne a donc une importance stratégique, tant au niveau national qu’international», a déclaré Netanyahu dans les remarques faites aux journalistes.

Par ailleurs, les responsables israéliens ont repoussé toute suggestion affirmant que ce plan de chemin de fer est une réponse à l’agitation politique en Egypte et à la montée des partis islamistes.

Un responsable a déclaré que le chemin de fer était une garantie pour que le canal de Suez, déjà presque incapable de gérer l’afflux des navires, ne s’engorge pas entièrement. Ce petit passage marin gère à lui tout seul 8% du trafic maritime mondial.

« Il va y avoir beaucoup de pression sur le canal de Suez dans les années à venir, et l’idée ici est de trouver une assurance pour que le canal continue de fonctionner à haut volume», a déclaré l’officiel. Prié de dire si le projet israélien pourrait endommager les droits de douane égyptiens, le fonctionnaire a déclaré: « ne vouloir, en aucune manière, porter atteinte à l’Egypte. »

Samech Nabil, consul général de l’ambassade égyptienne en Israël, a déclaré qu’il serait prématuré de commenter la liaison ferroviaire prévue, étant donné la nature préliminaire du projet.  »Je pense que c’est purement une question interne », a-t-il ajouté.

Les négociants mondiaux sont de plus en plus à la recherche de transports alternatifs terrestres vers les routes maritimes.

Un tel projet coûterait la bagatelle de 400 millions d’euros à Jérusalem. Le ministère des Transports a dit qu’il cherchait une entreprise chinoise pour construire le train, et que ce dernier serait terminé en 5 ans.

Israël est fortement dépendant des importations, en particulier pour l’énergie, et se méfie de toute menace potentielle pour ses fournitures. Il a lancé la guerre de 1967 après la mise en place du blocus du détroit de Tiran par l’Egypte et l’Arabie Saoudite, bloquant ainsi l’accès au port israélien d’Eilat.

Les responsables israéliens lient ce projet à l’intensification des efforts pour dynamiser les régions désertiques du sud d’Israël, y compris avec la construction  d’un gazoduc entre Eilat et Ashdod, qui permettra d’exporter du gaz méditerranéen vers la mer rouge.

Elyes Kahn – JSSNews

source : jssnews

Fabius, Lellouche et Raincourt en visite en Israel

Laurent Fabius, ancien Premier ministre français, proche de François Hollande, candidat socialiste aux élections présidentielles, est attendu en Israël le mercredi 1er février.

A son agenda, des entretiens avec le Premier ministre Binyamin Netanyahu, le président de l’Etat Shimon Pérès, et d’autres personnalités israéliennes de premier plan. Laurent Fabius tiendra un point de presse mercredi à 18h30 à l’hôtel Dan à Tel-Aviv.

Le ministre franaçais du Commerce extérieur, Pierre Lellouche sera en Israël autour du 13 février 2012. La Chambre de Commerce Israël-France à Tel-Aviv organisera un meeting d’affaires le 13 février dans la métropole côtière. UBIFRANCE et l’ambassade de France (Services Economiques) sont en train de finaliser cette visite qui aura pour but de renforcer les relations économiques et commerciales France-Israël.

Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt était aussi  en visite ces derniers jours en Israël. Arrivé lundi, il a dans un premier temps participé aux 3es Assises de la coopération décentralisée franco-palestinienne au côté du Premier ministre palestinien Salam Fayyad.

Il a également été reçu par  le président Shimon Pérès au cours d’un entretien qu’il a jugé “particulièrement intéressant qui a permis de faire le point sur les relations entre Israël et la France, et de développer l’idée que la paix et la sécurité dans le monde ne dépendaient pas exclusivement de traités de paix. Mais de l’adhésion des peuples”.

Il a rappelé que ”la paix passera par la création de deux États libres et indépendants, par la création d’un État palestinien qui reconnaisse l’État d’Israël et garantisse sa sécurité”, ajoutant : “Les colonies ont toujours été un point clé de tout dispositif de paix. La France les a toujours condamnées et elle n’a pas de raison de changer”

Ftouh Souhail

source : Identitejuive

Pour nos soldats disparus dont nous avons aucune nouvelles….

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L’antisémitisme en France

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Héritage nazi au Liban

Fondé en 1982, le Hezbollah a repris à son compte le salut nazi lors des défilés des miliciens de l’organisation  politico-terroriste chiite libanaise.

Lire la suite : Danilette

Israël et la nouvelle carte du monde

Au début du processus d’Oslo, il y a de cela 18 ans, Shimon Pérès publia un livre intitulé « Le Nouveau Proche Orient. » Le but de ce livre était de justifier l’accord signé avec l’OLP, et d’offrir une vision du Proche-Orient que ces accords étaient censés engendrer : une zone de paix, de progrès, et de croissance économique. Une région dans laquelle la guerre et le terrorisme seront remplacés par la coopération et le progrès scientifique.

J’ai récemment suggéré à la bibliothèque de l’Université de Tel-Aviv de retirer ce livre de la section « relations internationales » et de le transférer à la section « science fiction. » Mais je dois reconnaître à Shimon Pérès que le titre de son livre était bien choisi et prémonitoire : dix-huit années après la signature des Accords d’Oslo, une nouveau Proche-Orient a effectivement émergé.

Un Proche-Orient qui est au bord d’une conflagration militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Un Proche-Orient où le Shiisme iranien a la mainmise sur l’Irak, sur la Syrie et sur le Liban.

Un Proche-Orient dans lequel deux anciens alliés stratégiques des États-Unis, l’Égypte et la Turquie, sont devenus des républiques islamiques pro-iraniennes. Un Proche-Orient dans lequel la plus haute autorité religieuse de l’Autorité palestinienne, le Mufti Muhammad Hussein, déclarait il y a deux semaines dans une cérémonie publique que tuer les Juifs est le devoir de tout Musulman.

Ce nouveau Proche-Orient est en réalité en gestation de depuis trois décennies, et plus exactement depuis 1979.

C’est en effet en 1979 qu’ont eu lieu presque simultanément trois événements majeurs qui ont bouleversé le Proche-Orient : la révolution iranienne, l’Accord de paix entre Israël et l’Égypte, et l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.

Ces trois événements se sont certes produits indépendamment les uns des autres, mais ils ont tous trois déclenché des forces dont nous ressentons les effets aujourd’hui.

La révolution iranienne ne fut pas seulement une révolution contre un régime autoritaire pro-occidental. Elle fut aussi, et surtout, une révolte de l’Islam contre la suprématie de l’Occident –une suprématie qui commença à s’affirmer au 16e siècle et qui culmina avec le colonialisme européen en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

Le régime khomeyniste se présenta comme une alternative à l’occidentalisation et comme un point de ralliement du monde musulman contre un Occident accusé de l’asservissement et de la décadence de l’Islam.

Depuis trois décennies, l’Iran bâtit un arsenal militaire et un réseau d’alliances au Proche-Orient. Cette stratégie a partiellement réussi et sera couronnée de succès si les États-Unis n’affrontent pas l’Iran comme ils affrontèrent l’Union soviétique.

Le deuxième événement fut l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique. Cette invasion cristallisa le fondamentalisme musulman contre le communisme athée. Et cette cristallisation de l’Islam radical fut encouragée par les États-Unis qui virent dans les Moudjahidin un allié irremplaçable contre l’Union soviétique.

Mais si la révolte des Moudjahidin avait pour cible l’occupant russe, c’est l’Occident au sens large qu’elle considérait comme ennemi. Cette haine de l’Occident en général et des États-Unis en particulier fut tragiquement confirmée par les attentats du 11 septembre.

Le troisième événement fut l’Accord de Camp David entre Israël et l’Égypte. Qualifié d’accord de paix, il s’agissait en réalité d’un accord économique et politique entre les États-Unis et l’Égypte. Sadat finit par comprendre qu’il n’avait pas d’option militaire contre Israël et donc que l’alliance avec l’Union soviétique avait perdu sa raison d’être.

L’absence d’une option militaire signifiait que seule l’alliée d’Israël, les États-Unis, était capable de livrer le Sinaï à l’Égypte moyennant un changement d’allégeance.

Tel fut le deal entre l’Égypte et les États-Unis : en échange de l’abandon de son alliance avec l’Union soviétique, l’Égypte récupérerait le Sinaï et recevrait des États-Unis une aide financière qui lui était indispensable.

L’Égypte n’étant pas une démocratie, la décision personnelle de Sadat ne reçut pas le soutien populaire nécessaire à un véritable accord de paix. Et l’Égypte développa une relation de dépendance, voire même de servilité, vis-à-vis des États-Unis au moment même où l’Iran humilia les États-Unis en pillant l’ambassade américaine à Téhéran.

Pendant trois décennies, Moubarak fut subventionné par les États-Unis pour maintenir l’Égypte dans le camp occidental puis, après l’effondrement de l’Union soviétique, pour écarter les Frères musulmans du pouvoir.

Mais l’aide américaine ne profita pas au peuple égyptien. Elle fut utilisée pour équiper l’armée égyptienne et pour financer le système clientéliste du régime de Moubarak. En attendant, la révolte des Frères musulmans ne faisait que couver et elle était encouragée par un Iran violemment anti-américain et anti-israélien.

La Pax Americana au Proche-Orient est en train de s’effondrer. L’armée américaine s’est retirée d’un Irak gouverné par les Shiites et téléguidé par l’Iran. Les États-Unis n’ont pas réussi à éliminer le pouvoir des Talibans en Afghanistan et à stopper le programme nucléaire iranien. Et ils ont perdu deux de leurs principaux alliés au Proche-Orient : l’Égypte et la Turquie. Enfin, le gouvernement américain a récemment été contraint de réduire son budget militaire de façon drastique.

Face à l’affaiblissement relatif des États-Unis au Proche-Orient, l’Iran peut compter sur deux alliés de taille : la Russie et la Chine. La Russie de Putin a ravivé la stratégie soviétique du soutien automatique des ennemis régionaux des États-Unis.

Quant à la Chine, elle continuera de s’opposer aux sanctions contre Téhéran à cause de sa dépendance pétrolière vis-à-vis de l’Iran. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les États-Unis et l’Union européenne ont dû faire cavalier seul sur la question de l’embargo pétrolier.

Face à ce nouveau Proche-Orient, quelle doit être la stratégie des États-Unis et d’Israël ?

D’abord de ne pas répéter les erreurs du passé. Tant l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique, que la révolution islamique en Iran et l’alliance américano-égyptienne furent le résultat d’un aveuglement idéologique.

La politique d’apaisement de Carter vis-à-vis de l’Union soviétique eut pour effet d’encourager les Soviétiques dans leur politique d’agression.

L’abandon par Carter du Shah d’Iran pour cause de violation des droits de l’homme eut pour effet d’installer un régime non seulement plus répressif que son prédécesseur mais également anti-américain.

La tentative d’acheter l’Égypte pour contrer les communistes puis les islamistes finit par s’effondrer sous le poids de la répression politique, de la pauvreté, et de l’attrait idéologique des Frères musulmans.

Il faut donc que les États-Unis remplacent l’apaisement par la dissuasion. Comme l’a dit Churchill, apaiser l’ennemi c’est nourrir le crocodile en espérant qu’on sera dévoré en dernier. La politique d’ouverture de l’Administration Obama vis-à-vis de l’Iran et de la Russie a été un échec cuisant dont il est temps de tirer les leçons.

Israël, quant à elle, doit tirer la leçon des concessions territoriales et des retraits unilatéraux. Dans un Proche-Orient islamiste, la théorie des « territoires contre la paix » est plus futile que jamais.

L’annulation probable de l’accord de paix avec Israël par l’Égypte islamiste prouve que la paix est réversible tandis que les retraits territoriaux ne le sont pas.

Mais, surtout, le combat des islamistes contre Israël est idéologique et religieux. Il a trait à l’existence même d’Israël et non à ses frontières. Et donc un retour d’Israël à ses anciennes frontières ne mettra pas fin aux revendications et aux combat des Islamistes, au contraire.

Ne pas répéter les erreurs du passé, cependant, ne suffit pas. Il faut une vision et une stratégie face à un Proche-Orient qui s’islamise et face à un Iran qui continue de diviser la communauté internationale grâce à ses ressources pétrolières.

La Chine ne peut pas se passer du pétrole iranien parce qu’elle consomme près de 10 millions de barils de pétrole par jour. En 2003, la Chine est devenue le deuxième importateur de pétrole au monde après les États-Unis, et elle deviendra le plus gros importateur mondial d’ici 2025.

Mais c’est l’économie mondiale, et pas seulement la Chine, qui dépend du pétrole. L’Europe a attendu la semaine dernière pour imposer un embargo pétrolier à l’Iran, alors même que le programme nucléaire iranien est connu depuis de nombreuses années.

Cette dépendance pétrolière aux conséquences géopolitiques désastreuses est due au monopole du pétrole dans les moyens de transports terrestres, maritimes et aériens. L’Occident doit briser ce monopole pour mettre fin à sa dépendance pétrolière.

C’est un objectif réalisable, et tant les États-Unis qu’Israël en ont fait leur priorité.

Le monopole du pétrole dans les transports sera brisé à terme par les moteurs électriques et par les biocarburants. Israël est déjà à la pointe de la technologie dans ces deux domaines, et Israël doit mener le combat du monde libre pour mettre fin à la dépendance pétrolière.

Un Proche-Orient qui aura perdu l’arme du pétrole est un Proche-Orient qui ne tiendra plus les grandes puissances en otage.

Mais même dans l’ère post-pétrolière, le Proche-Orient continuera d’être armé d’une idéologie que ne cesse de se renforcer ces dernières années : celle de l’Islamisme. Cette idéologie est conquérante et menaçante, et elle ne fait que se renforcer face aux concessions et aux retraits d’Israël.

Au lieu de nourrir le crocodile, il faut parler son langage. Puisque les Islamistes justifient leur combat par les Écritures saintes, qu’à cela ne tienne : le peuple juif ne peut que gagner sur ce terrain. Tant la Bible que le Coran sont des plus explicites sur le fait que la terre d’Israël a été donnée au peuple juif. Jérusalem est mentionnée à 656 reprises dans la Bible et pas une fois dans le Coran.

Le même Coran confirme que les Juifs reviendront sur la terre qui est la leur.

C’est ainsi, par exemple, que le Coran dit dans le verset 104 de la 17e Sourate : « Nous avons dit aux enfants d’Israël : Habitez cette terre. Quand l’autre promesse se réalisera, nous vous ferons revenir en masse. »

Plus Israël se détache de son passé et de ses racines, plus les Arabes nous considèrent comme de étrangers et des envahisseurs, et plus ils nous combattent. Et lorsque Israël se rattachera à son passé et à son histoire et dira avec fierté aux Arabes et au monde que le peuple juif n’a fait que revenir chez lui conformément aux Écritures, alors nous serons acceptés et reconnus par nos voisins.

Le monde ne nous respectera que lorsque nous nous respecterons nous-mêmes, et le Proche-Orient arabo-musulman ne nous reconnaîtra que lorsque nous serons fidèles à la foi qui est la notre et que les Musulmans respectent.

La nouvelle carte du monde peut paraître menaçante, mais elle est en réalité porteuse d’un éventuel dénouement, qui dépendra en grande partie des choix d’Israël.

Par Emmanuel Navon – Professeur de Relations Internationales à l’Université de Tel – Aviv – JSSNews

source : jssnews

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