par Thérèse Zrihen-Dvir
Pour une fois un politicien dit tout haut ce que beaucoup d’entre nous se disent tout bas. Dans sa déclaration hier à l’ONU, Libermann va droit au but, en nous mettant face à face à une réalité que nous tous connaissons, mais très souvent sont contraints à taire.
Est-il sage de conclure un contrat de paix avec Mahmoud Abbas, qui jusque-là n’a réellement rien fait pour nous prouver que ses intentions ne sont autres que celles de détruire Israel par étapes?
Quelle est la véritable vision d’Israel de ce fameux contrat de paix signé et implémenté en l’espace d’un an seulement? Est-il réalisable? Surtout lorsque nous tous savons que sur le terrain, les palestiniens fomentent l’annihilation d’Israel… même ledit modéré et cher Abbas?
D’après Obama, un petit coup de baguette magique obamienne changerait du tout au tout le vista d’une génération élevée sous les promesses d’une Palestine allant du Jourdan à la Méditerranée. Le Hamas n’étant qu’un groupuscule qui s’amalgamerait avec Abbas dès qu’un contrat de paix avec Israel est finalisé. Et puis quoi encore? Ils nous prennent pour qui, en fin de compte? Pour des cinglés! Nous avons déjà vécu ce scénario qui nous a coûté des milliers de vies humaines avant qu’ultimement nous admettions nos erreurs, surtout celles de la gauche.
Une paix n’est possible que lorsque tous les partis concernés sont assez mûrs pour l’engendrer, or, ni les palestiniens et ni les pays arabes n’en veulent. Excusez mon insolence, mais quand et où avez-vous entendu un leader palestinien ou Arabe nous promettre la reconnaissance d’Israel en tant qu’état juif?
Ce contrat de paix discuté et convoité n’est rien d’autre qu’un stratagème pour usurper les territoires à Israel, le restreindre davantage pour mieux le vaincre… Notre vulnérabilité n’est plus un secret!
Nous sommes sans doute, bien équipés pour combattre des armées sur le champ de bataille, mais sommes inefficaces quand l’ennemi vit et se multiplie en notre sein.
Mais voilà, les déclarations de Liberman ne trouvent que très peu d’oreilles ouvertes… sinon qu’elle contredisent les projets d’Obama qui voudrait conclure un contrat à la hâte pour plaire à ses coreligionnaires musulmans.
Rien de surprenant à ce que la Maison Blanche grince les dents devant la franchise de Libermann et la crédibilité toute relative du leader palestinien, réalités auxquelles le locataire de la Maison Blanche répond en s’adressant à Bibi ainsi qu’à son ministre de la Défense qu’il espère moins farouches, plus souples… et surtout moins perspicaces.
Et l’intérêt du Peuple Juif israélien, qui le prend en compte?
source : Thérèse Zrihen-Dvir