Pour notre soldat enlevé
Guilad Chalit, c’est le 1128e jour

le soldat Guilad Chalit kidnappé par l’ennemi
http://www.freethesoldiers.org/section_display.html?ID=1532
http://www.habanim.org/en/France.html

5940e jour : 4389e jour :

Le faire et le (mé)dire
Liliane Messika
© Primo, 25-07-2009
Ce n’est pas nouveau, Israël et les Juifs concentrent les attentions des uns et des autres.
Dis-moi qui t’obsède et je te dirai qui tu hais
Cette semaine seulement, alors qu’au Soudan, les milices djandjaweed continuent de tuer, torturer, violer et chasser de chez eux les musulmans noirs qui ont le tort de ne pas être Arabes,
Alors que du Moyen-Orient à l’Asie, les attentats servent d’arguments spirituels pour départager les fidèles chiites et sunnites en faisant des dizaines de morts et de blessés,
Alors qu’en Afrique les guerres civiles font rage, Primo a reçu des mails incendiaires éructant qu’un seul conflit au monde met aux prises une victime ontologiquement innocente et un agresseur irréductiblement coupable et que cet agresseur doit être éliminé afin que règne à nouveau la concorde et la fraternité sur la terre.
Le conflit israélo-palestinien (c’est lui, vous aviez deviné ?) cristallise à lui seul tout ce que les impuissants et les ignorants de la toile concentrent de frustration, et ça fait du volume.
Primo y voit donc une occasion de faire le point sur la réalité : les actes et les déclarations officielles, loin des fantasmes monomaniaques de certains internautes.
La paix, par exemple, celle dont parlent beaucoup ceux qui voient d’un bon œil l’éradication atomique de l’Etat juif, la paix n’est jamais affaire de feeling entre des militants étrangers au conflit, mais elle survient petit pas par petit pas grâce à des avancées sur le terrain.
Sur le terrain que se passe-t-il ?
Côté « faucons », le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a explicitement accepté une solution à deux Etats pour régler le conflit : il a proposé un État palestinien démilitarisé aux côtés de l’Etat juif d’Israël.
En face, dans le clan des « colombes », la qualification de « Juif » dans l’Etat du même nom a été explicitement refusée par le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas.
L’abominable faucon Nétanyahou a appelé à une reprise immédiate des pourparlers de paix avec les Palestiniens sans condition préalable.
Il a proposé de se rendre « à Damas, à Riyad, à Beyrouth, ou dans n’importe quel endroit » de la planète pour rencontrer des dirigeants arabes afin de discuter des moyens de mettre fin au conflit.
Les colombes palestiniennes et arabes, elles, ont déclaré refuser de prendre la moindre mesure de conciliation tant qu’Israël n’aura pas mis en œuvre des concessions majeures.
Les Palestiniens ont répondu à la proposition de négociation sans condition préalable, par un appel à isoler davantage Israël et par des menaces de violences : « Il est évident, dans la foulée du [discours de Netanyahou dans lequel il a accepté une solution à deux Etats], que nous nous dirigeons vers un nouveau cycle de violence et d’effusion de sang », a déclaré un assistant de Mahmoud Abbas.
La vie quotidienne des Palestiniens est infernale à cause des Israéliens
D’où leur refus bien compréhensible de discuter des améliorations possibles avec leur tourmenteur. Au nombre des humiliations « gratuites » dont souffrent les Palestiniens, les barrages ont la vedette.
Normal que les partisans d’unepaixjustedèsladisparitiondIsraël y voient un acte gratuit : ces barrages visant à diminuer les risques d’attentats terroristes contre les civils israéliens, vont à l’encontre de leurs objectifs.
Les Israéliens sont contrariants : plutôt que d’essayer à tout prix de séduire leurs ennemis les plus ardents, les « résistants » qui militent entre La Coupole et la Closerie des Lilas, ils cherchent à survivre. Piètre sens de la communication !
Cependant, dans un souci d’apaisement (que d’aucuns, sur place, considèrent comme suicidaire), Israël a, au cours des derniers mois, fermé 25 barrages routiers en Cisjordanie. Il en reste dix, mais la circulation a été fluidifiée pour les Palestiniens et la durée de leurs déplacements considérablement réduite.
Ils peuvent désormais circuler dans le nord de la Cisjordanie sans rencontrer de contrôle de sécurité fixes, y compris dans la région de Naplouse, où ceux-ci sont aussi aléatoires que les contrôles radars français.
Le pont Allenby, qui relie la Jordanie et la Cisjordanie, et qui était soumis à un contrôle rigoureux est désormais ouvert 24 heures sur 24 « pour augmenter les activités commerciales et améliorer le sort des Palestiniens ».
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a écrit dans un rapport récent que « les observations initiales sur le terrain indiquent que ces mesures ont diminué de façon significative le temps nécessaire aux Palestiniens pour accéder à ces villes ». Le Quartette a aussi pris note des actions positives d’Israël. En revanche c’est un coup dur porté aux antisioMistes à qui cela retire quelques arguments victimaires.
Bah, un de perdu dix de retrouvés !
Pendant la crise, la Cisjordanie est la seule à progresser !
L’amélioration de l’activité économique cisjordanienne a débuté l’an dernier dans la foulée de mesures prises par le gouvernement israélien de l’époque, que le gouvernement actuel renforce.
En 2008, le commerce entre Israël et la Cisjordanie a augmenté de plus de 40% pour dépasser 4 milliards de dollars. Les grands postes frontaliers de fret ont été modernisés et le nombre de camions qui ont franchi la frontière a augmenté de 82%.
Le FMI prévoit un taux de croissance de 7% pour 2009 en Cisjordanie (pour mémoire, la France, qui finance largement l’aide aux Palestiniens, entrera en récession pendant cette période.
Tony Blair, envoyé du Quartette, a déclaré que les efforts d’Israël pour stimuler l’économie palestinienne n’ont pas eu la reconnaissance qu’ils méritent. Manquerait plus qu’on félicite les Israéliens ! Il devrait en parler à son épouse, elle le remettrait vite fait dans le droit chemin.
Les partisans d’une paixjustesansIsraël exigent que la future Palestine soit Judenrein, mais que soit garanti le « droit au retour » en Israël de millions de descendants de réfugiés nés aux quatre coins du monde.
Heureusement qu’ils vivent déconnectés des faits réels, sinon ils seraient navrés d’apprendre que l’ouverture de la Cisjordanie aux citoyens israéliens a permis à des milliers d’Arabes israéliens de venir faire leurs courses à Jéricho, Jénine et Naplouse, ce qui en a boosté l’économie. Selon les businessmen locaux, le samedi, plus de 50% des recettes des commerçants de Naplouse proviennent d’Arabes israéliens.
Du coup, l’investissement étranger dans les infrastructures Cisjordaniennes a doublé, créant des emplois et améliorant les conditions de vie.
La communauté internationale a offert des dizaines de millions de dollars pour améliorer une vingtaine d’axes routiers et l’Allemagne fournit près de 50 millions de dollars pour réaliser des stations de traitement des eaux usées.
Israël et l’Autorité Palestinienne travaillent de concert
Israël a participé à la formation de haut niveau de plus de 3 000 membres des forces de sécurité palestiniennes sur une base jordanienne.
Malgré le risque que cela représente pour lui (au plus fort du terrorisme palestinien au début des années 2000, des forces de sécurité palestiniennes étaient fortement impliquées dans des attaques contre les civils israéliens), Israël a travaillé avec des dirigeants de la sécurité palestinienne pour étendre les horaires de fonctionnement de leurs forces dans quatre villes-clés : Ramallah, Qalqiliya, Bethléem et Jéricho.
Elles opèrent désormais 24 heures sur 24 pour lutter contre la criminalité et maintenir l’ordre.
Pour cela, Israël a dû faciliter le transfert d’une grande quantité d’armes à l’AP, notamment 900 fusils, 1 million de balles et du matériel logistique, dont des outils de surveillance et de communication qui ont, dans le passé, été utilisés dans des attaques contre lui.
Mais à quoi donc vont s’occuper les partisans de la paixjuste si, par malheur, une vraie paix est signée ?
source : Aschkel
L’Obsession des Concessions
Par Albert Soued, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com
Depuis son accession à la présidence des Etats-Unis, Hussein Obama s’est aligné sur l’Europe, en ce qui concerne le conflit arabo-israélien, c’est-à-dire en dehors de la solution à 2 états proposée par G W Bush en 2002, promouvoir une paix à tout prix et exercer des pressions sur le seul état viable, Israël, pour rendre viable un projet qui ne l’est pas et … lui faire payer le prix de ce projet et de cette paix.
L’obsession d’obtenir des concessions d’une seule partie, Israël, afin de rendre possible un projet boiteux et peu réaliste, risque de déboucher sur un conflit majeur au Moyen Orient.
Le projet est boiteux et non viable parce que les Palestiniens n’en veulent pas et ils comptent sur Hussein Obama pour mener “un jihad politique” en faveur des Arabes en Terre Sainte. Incapables de constituer un état pour diverses raisons dont les divisions tribales et idéologiques, les Palestiniens cherchent à déstabiliser l’état d’Israël politiquement et, pour le temps de la présidence Obama, pacifiquement.
Dans le but de créer à terme une entité arabe se substituant à Israël et englobant plusieurs états de la région.
Il suffit pour s’en convaincre de lire les diverses et récentes déclarations de leurs dirigeants et, mieux, de dirigeants arabes qui leur sont favorables.
- Azmi Bishara est un ex-député arabe de la Knesset qui a fui Israël pour ne pas être poursuivi pour “entente avec l’ennemi”, ayant communiqué des informations sensibles au Hezbollah. Voici les propos qu’il a tenus dans une interview rapportée par le journaliste Yaron London: “Je ne pense pas qu’il y ait une nation palestinienne. Mais il y a une nation arabe. Je ne pense pas qu’il y ait une nation palestinienne. Car c’est une invention coloniale. Depuis quand y avait-il ici des Palestiniens? Je pense qu’il n’y a qu’une seule nation arabe. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, la Palestine était la partie méridionale de la Grande Syrie.”
- Kifah Radaydeh, un activiste du Fatah, a affirmé à la Télévision publique de l’Autorité Palestinienne (AP) que “La paix est un moyen et non une fin. Notre but, c’est toute la Palestine… La lutte armée est toujours dans les cartons, elle dépend de notre capacité et des circonstances“……
la suite : lessakele
Le déni de la communauté juive sur Obama doit cesser
Par Anne Bayefsky | jewishworldreview.com | Adaptation française de sentinelle 5769
Le Président Barack Obama a rencontré pour la première fois lundi dernier les dirigeants d’organisations juives triées sur le volet, et des fuites sur cette réunion montrent clairement un phénomène. Le seul pays libre au Moyen Orient n’a plus d’ami chez le dirigeant du monde libre. Obama est le président américain en fonction le plus hostile dans l’histoire de l’Etat d’Israël.
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C’était la toute première réunion avec les dirigeants de la Communauté juive. Des requêtes antérieures pour une audience de la part des plus importantes organisations juives auraient été ignorées. Six mois après sa prise de fonction, le président a fini par adresser une invitation pour arrêter l’hémorragie. Un nombre cr oissant de Juifs, y compris parmi l’immense majorité qui a voté pour Obama, a émis de graves préoccupations sur ses projets réels.
La réunion cependant, n’a pas servi de tremplin à un engagement marqué ni à un dialogue renouvelé. Au lieu de cela, il décida de cueillir son auditoire juif en y incluant de nouveaux venus, Tel J Street*, disposant de peu de soutien de l’essentiel du monde juif, en blackboulant « l’Organisation Sioniste d’Amérique » (ZOA). Le plus ancien groupe pro Israël au Etats-Unis voix que Obama ne voulait pas entendre, avec un bureau à Washington placé juste derrière en importance numérique avec l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Cela a permis de continuer le dialogue engagé avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, mais pas avec le président de ZOA, Mort Klein.
L’alarme croissante dans la communauté juive fut aussi une chose que la Maison Blanche était encline camoufler. Ils ont refusé de placer la réunion sur l’agenda public du président jusqu’à ce qu’il soit publié. La Maison Blanche a exigé une stricte confidentialité et publié un communiqué laconique sur sa survenue après qu’il fût terminé.
REVEILLEZ – VOUS !
Mais on ne peut pas passer sur la troublante réalité qui en est ressortie. Le président a déclaré à son auditoire qu’il préférait mettre la lumière entre les Etats Unis et Israël. Sa justification : « Il n’y avait pas de clarté entre les positions des USA et celles d’Israël au cours des huit dernières années, et aucun progrès n’a eu lieu. »
A l’évidence, le désengagement unilatéral de la bande de Gaza, de 21 implantations et 9000 résidents ne comptent pour rien. La direction terroriste et la rue palestinienne ont refusé d’accepter un Etat juif au cours des huit années écoulées (et des 53 précédentes) parce que les Etats-Unis n’ont pas ajouté assez à l’isolement d’Israël.
Le président croit apparemment que les Palestiniens cesseront probablement de recourir au terrorisme, à l’incitation à la violence et à l’antisémitisme rampant si les Etats Unis mettent plus de pression sur leurs victimes. Même si Obama ne le comprend pas, Mahmoud Abbas le sait. Il refuse désormais de négocier quoi que ce soit avec le nouveau gouvernement israélien jusqu’à ce que les conditions d’Obama sur un règlement soient obtenues.
Pendant l’audience, le président a décrit à plusieurs reprises sa nouvelle politique dans les termes de l’un des mantras favoris de Yasser Arafat, « l’impartialité ». C’est du langage ‘diplo’ pour une équivalence morale entre une guerre arabe contre l’autodétermination juive lancée depuis des décennies à la naissance d’Israël, avant que la moindre « occupation » et les conditions de « réfugiés » palestiniens de la troisième génération conservés dans les limbes en attendant de la destruction d’Israël. Mais l’impartialité d’Obama n’était pas un lapsus linguae. Lors de son discours du Caire, le président a mis en équivalence l’Holocauste et la « dispersion » palestinienne.
Le président a mis en avant sa stratégie de forte pression publique sur Israël de façon à obtenir plus de crédibilité avec les pays arabes. Il doit avoir voulu parler du type de crédibilité qui provient de sa politique d’abandon « d’une porte ouverte » à l’Iran après son élection discréditée.
UN PRESIDENT DEMOCRATE BLAMANT LES MEDIA ?
Obama a dès lors proclamé que la très large perception par les media d’un projet politique anti-Israël était totalement la faute des media parce qu’ils sont seulement intéressés par les histoires de « chiens enragés ». Quand une administration renvoie un ambassadeur en Syrie bien que celle-ci soit toujours l’un des pays clés parrains du terrorisme, l’hôte des chevilles ouvrières terroristes attachées à l’annihilation d’Israël, et a été surprise à tenter d’acquérir des armes de destruction massive, l’affaire est tirée par les cheveux d’accord, mais vraie.
Le président a plaisanté de ce que la chaîne Al Jazeera diffuse souvent des photos le représentant en Yarmulke* au Mur Occidental. A l’exception de la photo de couverture pendant la campagne électorale destinée à tromper un auditoire juif qui ne s’en amuse plus.
Des articles ont aussi cité des déclarations du président proclamant qu’Israël doit désormais « s’engager dans une sérieuse introspection ». Envisager qu’Israël est un pays démocratique obligé d’envoyer ses enfants dans les Forces Armées pendant deux ou trois ans, et ses hommes dans la réserve pour 25 années supplémentaires, ce n’est pas l’audace de l’espoir*. C’est juste de l’audace.
Il n’y a aucun doute que la pression sur Israël de la part de l’administration Obama va empirer, comme le président l’a dit au groupe : « il n’y a qu’une étroite fenêtre d’opportunité pour faire avancer le processus de paix ». Chacun a compris la menace. La fenêtre étroite, ce sont les ambitions politiques définies par Obama lui-même, sans relation avec les réalités du Moyen-Orient, ou le bien-être aussi bien d’Israël que des Etats-Unis.
Anne=2 0Bayefsky est membre senior du prestigieux “Hudson Institute”, directeur du « Touro Institute « sur les droits de l’homme et l’holocauste ; et rédactrice en chef du site de veille sur l’ONU : www.EYEontheUN.org.
source : lessakele
Les enfants du silence
Shek : «Seule la loi israélienne s’applique sur Jérusalem»
REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE
Vendredi 24 juillet 2009
Les titres
The Jerusalem Post
Cinq rabbins américains appréhendés dans une vaste affaire de corruption
Maariv (Le soir)
La synagogue du blanchiment
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
La « blanchisserie » juive
Haaretz (Le pays)
Le gouvernement Obama met en garde Netanyahu : Toute construction entre Jérusalem et Maalé Adumim aura des conséquences désastreuses
Israël-Palestiniens
Le gouvernement Obama met en garde Netanyahu : Toute construction entre Jérusalem et Maalé Adumim aura des conséquences désastreuses / Aluf Ben – Haaretz
Le gouvernement Obama a adressé une mise en garde sévère à Israël lui demandant de ne pas construire dans la zone située entre Jérusalem et Maalé Adumim, appelée zone E-1. Dans le message américain il est dit que toute modification du statu quo en zone E-1 aura des conséquences « désastreuses ».
Le Premier ministre Netanyahu s’était engagé par le passé à bâtir le projet controversé. Lors de la visite à Maalé Adumim qui avait ouvert sa dernière campagne électorale, il avait promis : « Je relierai Jérusalem à Maalé Adumim par le quartier de Mevasséret Adumim, E-1. Je veux voir une continuité de quartiers juifs construits ».
Par le passé, Netanyahu a mis en garde que le gel de la construction en zone E-1 permettrait une continuité territoriale palestinienne autour de Jérusalem. A la veille de la formation du gouvernement, la presse avait publié que Netanyahu avait convenu avec le président du parti Israël Béteinou, Avigdor Liberman, d’un dégel de la construction en zone E-1. Cette entente n’a toutefois pas été inscrite dans l’accord de coalition.
La semaine prochaine viendront en Israël trois hauts responsables américains. L’émissaire George Mitchell poursuivra les contacts pour parvenir à une formule concernant le gel de la construction dans les colonies. M. Mitchell débattra également de l’avenir de la construction destinée à la population juive à Jérusalem-est. Le conseiller pour la sécurité nationale, Jim Jones, présidera, avec son homologue israélien Uzi Arad, une rencontre du forum conjoint sur l’Iran. Le ministre de la Défense, Robert Gates, s’entretiendra avec Binyamin Netanyahu et avec le ministre de la Défense Ehud Barak de la situation stratégique dans la région et notamment de la menace iranienne. Le directeur de l’UNRWA a fui Gaza / Amir Buhbut – Maariv
Les responsables militaires suivent avec inquiétude la montée de la violence qu’exerce le Hamas contre les organisations humanitaires depuis l’opération « Plomb durci », afin de prendre le contrôle des fonds destinés à l’aide humanitaire.
Il y a deux semaines, le directeur de l’UNRWA dans la bande de Gaza, John Ging, a dû fuir la bande de Gaza après avoir reçu des menaces de la part du Hamas car il refusait de se conformer au règles concernant le versement d’argent aux personnes approuvées par l’organisation, a fait savoir un haut responsable militaire.
Ces derniers jours, un document rédigé par le ministère de la Défense concernant la main-mise du Hamas sur l’aide destinée à la population de la bande de Gaza a été communiqué aux ministères des Affaires étrangères et des Finances, aux services de renseignement ainsi qu’à des responsables américains. « Toute aide doit être approuvée par le Hamas qui veut savoir à qui va l’argent afin de pouvoir le contrôler », expliquait hier un haut responsable militaire.
Régional
La paix se réchauffe / Maya Bengal – Maariv
« L’initiative de paix arabe peut permettre de parvenir à une paix historique », a déclaré hier soir le Premier ministre Netanyahu au cours de sa visite exceptionnelle à la résidence de l’ambassadeur d’Egypte, à Herzliya, à l’occasion de la fête nationale égyptienne.
La célébration de la fête nationale égyptienne a prouvé une fois de plus qu’Israël fait de gros efforts afin de préserver, d’entretenir et d’approfondir ses relations avec l’Egypte. La plupart des hauts responsables de l’Etat étaient présents : Binyamin Netanyahu et son épouse Sarah, le président Shimon Pérès ainsi que de nombreux ministres et députés, de droite comme de gauche.
Dans son discours, le Premier ministre Netanyahu a placé l’Egypte, et son président Hosni Moubarak, au premier rang du monde arabe, affirmant qu’elle est capable de réunir les pays arabes afin de faire avancer la paix dans la région. Dans l’entourage de Netanyahu on estime qu’il est dans l’intérêt d’Israël de créer un « axe diplomatique fort » avec l’Egypte qui permettra au gouvernement israélien de reprendre l’initiative quand sera publié le plan de paix du président américain, Barack Obama.
Le Premier ministre Netanyahu a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur l’initiative de paix de la Ligue arabe. Il a cependant souligné qu’il n’accepte pas les grandes lignes de l’initiative telles quelles mais les considère comme une base possible pour des négociations. « Israël respecte et apprécie l’effort fait par les pays arabes pour promouvoir la paix dans la région. Et même si ces propositions ne sont pas définitives, elle peuvent créer une atmosphère positive qui permettra de parvenir à une paix régionale globale », a déclaré le Premier ministre.
Le président Pérès a eu droit à des compliments de la part de l’ambassadeur d’Egypte, Yasser Reda, pour son dévouement envers le processus de paix. Pérès a quant à lui fait l’éloge du président égyptien : « Nous saluons tous aujourd’hui le président égyptien, un grand dirigeant, fort, qui préserve la paix et la stabilité au Proche-Orient. Nous avons aujourd’hui une véritable occasion de faire la paix avec les Palestiniens et avec l’ensemble du monde arabe, une paix régionale. Et la personne qui peut mener cette démarche historique c’est le président Moubarak », a-t-il déclaré.
Binyamin Netanyahu s’est joint lui aussi aux compliments, affirmant que la paix entre Israël et l’Egypte est la pierre angulaire des efforts destinés à promouvoir la paix avec les autres voisins d’Israël. « Nous espérons parvenir à la paix avec les Palestiniens et élargir cette paix à l’ensemble de la région. Nous espérons aussi que les pays arabes avec lesquels nous ne sommes pas encore parvenus à la paix rejoindront cet effort colossal. Nous sommes convaincus que le président Moubarak aura le leadership nécessaire pour cela », a déclaré le Premier ministre.
Le Premier ministre a évoqué l’article publié par le prince héritier de Bahreïn dans le Washington Post et dans lequel il a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur une paix régionale avec Israël. M. Netanyahu a cité le prince qui a écrit : « L’ensemble des parties doivent effectuer simultanément des démarches destinées à bâtir la confiance ». « Je voudrais faire part de mon estime pour le prince de Bahreïn. (…) C’est dans cet esprit que l’on pourra créer une atmosphère dans laquelle on aura le sentiment qu’une telle paix est possible », a ajouté le Premier ministre.
L’ONU : Le Hezbollah entrave l’action de la FINUL / Shlomo Shamir et Barak Ravid – Haaretz
Pour la première fois, l’ONU a accusé hier le Hezbollah de violer la résolution 1701. Dans une démarche hors du commun, les Etats-Unis ont convoqué hier le Conseil de sécurité de l’ONU pour un débat urgent sur la situation au sud-Liban. Cette initiative est exceptionnelle car, concernant le sud-Liban, il est d’usage de ne réunir le Conseil de sécurité que lors de la présentation des rapports périodiques officiels de l’ONU sur l’application de la résolution 1701.
Lors de la réunion du Conseil, Alain Le Roy, secrétaire général adjoint au département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, s’en est pris vivement au Hezbollah, l’accusant d’entraver l’action de la FINUL au sud-Liban. Tous les quinze membres du Conseil, à l’exception de la Libye, ont été d’accord pour affirmer que le Hezbollah est responsable de violations flagrantes de cette résolution. Selon des responsables diplomatiques au siège de l’ONU, la réunion d’hier indique un changement d’attitude de la part de la communauté internationale vis-à-vis des plaintes répétées déposées par Israël concernant les graves incidents qui se produisent au sud-Liban et que l’ONU comprend qu’il s’agit là d’une dangereuse détérioration qui menace le fragile équilibre instauré dans la région grâce à la résolution 1701.
Fin août, le Conseil de sécurité devrait se réunir pour débattre de la reconduction du mandat de la FINUL. Israël aimerait que les derniers incidents au Liban lui servent d’argument pour souligner la nécessité de renforcer la présence et les activités de la FINUL. Si une modification du mandat de cette force est impossible, Israël estime néanmoins que l’on peut apporter des précisions quant aux règles d’engagement de la FINUL et faire en sorte qu’elle agisse avec une plus grande fermeté, en collaboration avec l’armée libanaise. Incident lors de l’essai / Arié Egozi – Yediot Aharonot
L’essai du système anti-missiles Arrow qui s’est déroulé avant-hier dans la nuit aux Etats-Unis n’a pu être mené à son terme, le dispositif automatique de blocage ayant été mis en route au dernier moment.
« Toutes les conditions pour le lancement de la fusée interceptrice n’étaient pas réunies et c’est pourquoi elle n’a pas été tirée », a fait savoir le porte-parole du ministère de la Défense.
[Toute cette série d'articles a été réalisée par les services de l'ambassade de France en Israel]
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