Ha-Shomer ha-Tzaïr (La jeune garde)

par Eliane Ketterer

mouvement de jeunesse sioniste et socialiste. Ses anciens comptent parmi les fondateurs de l’organisation Ha-kibbutz ha-Artzi dans le mouvement kibboutznik. (Un Echo d’Israël).

Le mouvement fut fondé en 1911 dans la ville de Lvov, en Galicie (partie de la Pologne qui faisait partie de l’Empire austro-hongrois), en tant que premier mouvement juif de scouts. En 1913, l’organisme adopta le nom Ha-Shomer (La garde [1]), dans le sillage de de l’organisation Ha-Shomer de Palestine. En 1916, en pleine Première guerre mondiale, Ha-Shomer s’agrégea au mouvement Tseirei Zion (Les jeunes de Sion), qui se consacrait alors principalement à l’enseignement de la langue hébraïque et à des sujets liés au judaïsme et au sionisme. Le nouvel organe s’appela d’abord Shomerim Tzeirei Sion [2], puis changea par la suite son nom en Ha-Shomer ha-Tzaïr.

A ses débuts, le mouvement Ha-Shomer ha-Tzaïr fut un mouvement scout de jeunesse sioniste. Ses anciens ne s’engageaient ni à prôner une conception politique déterminée, ni à formuler quelque exigence concrète que ce soit. C’est seulement vers les années 1920 que commença l’identification du mouvement avec l’idéologie marxiste, et qu’il fut décidé que ses anciens devaient faire une démarche concrète, c’est-à-dire l’obligation de s’installer en Israël et de vivre au kibboutz.

En 1919, les anciens du mouvement Ha-Shomer ha-Tzaïr commencèrent à s’installer en Israël. Les années suivantes furent fondés les premiers kibboutzim du mouvement : Beit Alfa, Gan Shmuel, Ma’abarot et Mishmar ha-Emek. A ce stade, on ne parlait pas encore de mouvement kibboutznik Ha-Shomer ha-Tzaïr, entre autres raisons parce qu’une partie des dirigeants du mouvement en diaspora s’opposaient à la continuation de l’existence du mouvement une fois qu’ils seraient installés en Israël.

Au départ, le mouvement fut actif en Pologne, en URSS, en Roumanie, en Lituanie, en Lettonie, puis, il se répandit dans d’autres pays comme les Etats-Unis, le Mexique et l’Afrique du Sud. En 1924, eut lieu le premier Congrès Ha-Shomer ha-Tzaïr, à Dantzig (aujourd’hui Gdansk), en Pologne. Le second Congrès eut lieu en 1927, l’année où fut fondé, en Israël, Ha-Kibbutz ha-Artzi ha-Shomer ha-Tzaïr, organisation de colonisation qui se définissait comme « un courant politique indépendant au sein du mouvement des travailleurs d’Israël ». Le congrès de Dantzig s’abstint de rendre obligatoire la vie en kibboutz, en raison d’un différend sur ce sujet au sein du mouvement. Une partie des kibboutzim fondés par d’anciens de Ha-Shomer ha-Tzaïr en Israël, et parmi eux, le premier kibboutz du mouvement, Beit Alfa, ne se joignirent pas au Ha-Kibbutz ha-Artzi lors de sa fondation.

Lors du troisième Congrès mondial, en Tchécoslovaquie (1930), il fut décidé que l’adhésion au Ha-Kibbutz ha-Artzi était la voie unique et obligatoire pour les anciens du mouvement. C’est ainsi que commença un processus au cours duquel Ha-Shomer ha-Tzaïr passa du statut d’un mouvement de jeunesse qui avait fondé un organe de colonisation pour ses anciens, à une organisation politique, dotée d’une idéologie politique, qui animait un mouvement de jeunesse dans le but de renforcer son influence et de s’assurer une relève. Dans le cadre de ce processus, la direction du mouvement passa de la Pologne à Israël, où le mouvement commença son action sous le patronage de Ha-Kibbutz ha-Artzi. (La décision d’adhérer au Ha-Kibbutz ha-Artzi causa la division du mouvement, et les gens de Ha-Shomer ha-Tsaïr en URSS, Autriche, et une partie du mouvement de Lituanie quittèrent le mouvement et fondèrent Ha-Shomer ha-Tzaïr no’ar Tzofi Halutzi ; plus tard, ils se joignirent au Ha-Kibbutz ha-Meuhad et au Mapaï.)

Durant la Seconde Guerre mondiale, les membres du mouvement Ha-Shomer ha-Tzaïr remplirent une fonction dans la lutte contre les Nazis dans les ghettos, les forêts, dans les rebellions populaires, comme par exemple, la révolte slovaque, dans les mouvements juifs et généraux de résistance, et dans les rangs des parachutistes d’Israël. En Israël, une partie des anciens de Ha-Shomer ha-Tzaïr s’enrôlèrent dans les rangs du Palmah.

En 1946, fut fondé en Israël le "Parti des travailleurs de la jeune garde" qui s’unit en 1948 avec le parti Ahdut ha-Avoda-Po’alei Zion et devint le Mapam, parti uni des travailleurs. La fondation du parti fit passer le mouvement de jeunesse Ha-Shomer ha-Tzaïr (même si ce ne fut jamais d’une manière officielle), du statut de mouvement de jeunesse ayant des positions politiques, au mouvement de jeunesse d’un parti. En même temps que l’activité politique, l’activité scoute a tenu une place essentielle durant toutes les années d’existence du mouvement.

La création de l’Etat et l’enrôlement obligatoire dans Tsahal créèrent une situation nouvelle pour les anciens du mouvement. La fondation du Nahal (Jeunes pionniers combattants) résolut le problème du parcours d’engagement dans le kibboutz par le service militaire, mais une rupture survint entre les membres du mouvement (tous en dessous de 18 ans) et la direction du mouvement formée des membres des kibboutzim. Des arrangements comme le sursis d’une année avant d’effectuer le service militaire et une permission au cours du service, permirent cependant à quelques-uns des anciens de s’occuper de formation également à l’âge de l’enrôlement, mais les fonctions de formation et de direction les plus importantes restèrent entre les mains des "délégués" les plus âgés.

Des années après la création de l’Etat, le mouvement de jeunesse Ha-Shomer ha-Tzaïr en Israël et dans le monde a gardé sa place de source essentielle du développement de Ha-Kibbutz ha-Artzi. Ces dernières années, le nombre des anciens du mouvement qui rejoignent les kibboutzim a diminué, mais l’activité éducative, idéologique et politique subsiste.

A ce jour, le mouvement Ha-Shomer ha-Tzaïr agit essentiellement en Israël, en tant que département de Ha-Kibbutz ha-Artzi. Ces dernières années, il y a un renouveau de l’activité du mouvement dans les pays européens, y compris dans les Etats de l’ancienne Union soviétique. De plus, Ha-Shomer ha-Tzaïr est actif dans une partie des Etats de l’Europe occidentale et centrale, ainsi qu’en Amérique du nord et en Amérique latine.

L’activité du mouvement se traduit par des rencontres à périodicité fixe dans les branches (cellules) ; les anciens du mouvement se consacrent à la formation et à l’éducation dans le cadre de l’année de service dans le Nahal. Périodiquement a lieu une Shomeryia, camp national de tous les éducateurs du mouvement, avec des activités scoutes, sportives et culturelles.

© Un écho d’Israël

source : UPJF

Les touristes français vus par les Israéliens…..

dur dur

La judéophobie des modernes, métamorphoses de la haine

Depuis de longues années Pierre-André Taguieff construit une œuvre imposante, au carrefour de l’histoire des idées, de la sociologie et de l’intervention politique. Directeur de recherches au CNRS, enseignant à Sciences-Po, il a contribué, en une trentaine de livres, à renouveler l’analyse du racisme dans la société contemporaine. Il a notamment souligné les insuffisances de l’antiracisme, montrant qu’on se trompe d’adversaire et de combat, si l’on croit vivre dans les années 1930 et n’avoir affaire qu’à des répétitions du nazisme, indique Roger-Pol Droit, dans le Monde du 29 août 2008.
Travaillant sur des sujets conflictuels, porteurs de querelles passionnées, ne répugnant pas à la polémique, Taguieff suscite critiques et controverses. La somme tout à fait remarquable qu’il publie aujourd’hui, La judéophobie des modernes, ne fera pas exception. Car le politologue s’y emploie à démontrer comment fonctionne le changement majeur intervenu au cours des dernières décennies : la haine envers les juifs passe désormais par la détestation de l’Occident. Autrefois, les racistes européens haïssaient dans le juif celui qu’ils jugeaient extérieur (non chrétien, oriental, sémite…). Aujourd’hui, c’est au contraire en détestant l’Occident qu’on va haïr le peuple juif, car il symbolise désormais ce qu’on veut détruire (judéo-christianisme, capitalisme, libéralisme, impérialisme). "Le peuple juif a été désorientalisé ou désémitisé, pour être radicalement occidentalisé", souligne Taguieff.
Principale conséquence : l’antisionisme – qui accuse l’Etat d’Israël de violence systématique, de racisme, d’apartheid et qui, sous sa forme radicale, veut sa disparition pure et simple en l’accusant de tous les maux du monde – constitue pour Taguieff le dernier avatar de l’antique et multiforme haine des juifs. "Le slogan "Mort à Israël !" a remplacé le slogan "Mort aux juifs !"", écrit-il.
Ceux qui refusent d’admettre cette substitution insidieuse que décèle Taguieff répliquent par exemple : combattre la politique israélienne ne saurait être confondu avec une hostilité envers "les juifs" dans leur ensemble. On peut être "antisioniste" sans être "antisémite". On ne saurait assimiler "critiques envers Israël" et "hostilité antijuive"… Pourtant, dans ces torrents d’accusations, en principe purement politiques, qui fleurissent envers l’Etat juif, dans ces imprécations qui le décrètent insensible, inhumain, haineux, injuste, raciste, brutal, perfide, comploteur, dangereux… on retrouve bien des préjugés séculaires et des haines anciennes, dont les juifs, au cours de l’histoire, ont fait l’objet, note Roger-Pol Droit.
Pour s’en convaincre, il faut s’immerger dans cette enquête passionnante. Sur près de 700 grandes pages imprimées serrées – dont 200 de notes -, Taguieff brasse une documentation colossale et la met en perspective pour éclairer les lignes de force de ces récentes métamorphoses de la haine.
Car, selon lui, on doit éviter de parler de "l’antisémitisme" comme d’un bloc figé, identique de siècle en siècle. Certes, les juifs furent toujours au centre de mythes, fantasmes et rumeurs. On peut en suivre les thématiques principales, en discerner les points communs. Toutefois, cette haine continuée prend, selon les époques, des formes historiques distinctes. Et la nouvelle judéophobie fusionne la haine des juifs et celle de l’Occident, poursuit Roger-Pol Droit.
 
CONTINUITÉ DES DISCOURS
Taguieff a déjà formulé cette thèse dans des travaux antérieurs. Mais ce livre l’illustre avec plus de force, de références, et de profondeur qu’aucun autre. Il révèle en effet les variations et les continuités des discours depuis Voltaire jusqu’à diverses figures actuelles comme Garaudy ou Dieudonné. Ainsi, après des siècles d’antijudaïsme chrétien, où les juifs sont jugés "déicides" et organisateurs de crimes rituels, le "moment voltairien" marque la naissance d’une nouvelle forme de condamnation des juifs, au nom cette fois de l’antichristianisme : ce seraient eux, les inventeurs du "dieu barbare" de la Bible !
Bientôt suivent les invectives sociales. De Fourier à Marx et au-delà, "le" juif (essentialisé et diabolisé, selon le dispositif propre à tout racisme) est haï pour son lien supposé à l’argent, à l’usure, aux banques (prétendument apatrides et toutes-puissantes). "En France, rappelle Taguieff, l’extrême-gauche révolutionnaire a explicitement été antijuive tout au long du XIXe siècle", sans être pour autant raciste comme le seront les nazis.
Car l’antisémitisme nazi est issu, lui, du "moment racialiste" où, de 1840 à 1890, la haine des juifs se métamorphose en empruntant aux sciences nouvelles (anthropologie, mythologie, philologie). Cette fois, les juifs sont considérés comme des spécimens d’une race supposée inférieure – "asiatique" ou "négroïde". Cette race imaginée malsaine, impure et dangereuse, menace de corrompre à jamais la santé de la "race aryenne". C’est à cette seule forme racialiste de la judéophobie qu’il convient de réserver, selon Pierre-André Taguieff, la dénomination "antisémitisme". On peut donc, sans être "antisémite" en ce sens, c’est-à-dire sans partager l’idéologie de la race, être judéophobe, ce qui n’est pas moins grave.
Le dernier moment des métamorphoses contemporaines s’élabore autour des Protocoles des sages de Sion, ce célèbre faux confectionné par la police tsariste. On attribue cette fois aux juifs la mise en œuvre d’une conspiration mondiale, d’un complot permanent pour la domination universelle. Les juifs sont censés être partout, tout contrôler et manipuler, de la finance aux médias, de la politique à l’industrie.
Au terme du parcours, on voit combien les discours antisionistes radicaux, depuis certaines franges de l’extrême-gauche jusqu’aux islamistes jihadistes, reprennent et réactivent, tantôt à leur insu, tantôt volontairement, une série de thèmes antijuifs forgés de longue date. La diabolisation (Satan, le goût du sang), la conspiration et le complot, le cosmopolitisme financier hantent en effet leurs représentations. A quoi s’ajoute, comme on sait, l’ignominie récente décrétant "nazis" et "racistes" les Israéliens, voire tous les juifs. A ce prix, on aura bonne conscience, avec la haine en prime.
source : CRIF

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Les Titres

Haaretz (Le pays)

Aviva Shalit : Mon fils n’est pas l’objet d’une transaction immobilière

The Jerusalem Post

Alors qu’Obama accepte l’investiture de son parti, le parti républicain accuse les démocrates de faiblesse dans le dossier iranien

Maariv (Le soir)
La décision : Empêcher l’Iran de devenir nucléaire

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Ronny Ron insiste : Rose est dans le Yarkon

Israël-Palestiniens

Guilad Shalit a vingt-deux ans

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées hier à Mitzpé Hila, le village de Galilée où vit la famille Shalit, pour marquer le vingt-deuxième anniversaire de Guilad Shalit, le troisième depuis l’enlèvement du soldat israélien, le 25 juin 2006. Des jeunes et des familles de tout le pays sont venus exprimer leur solidarité avec la famille Shalit, écrit le Haaretz.

Dans son discours, Aviva Shalit, la mère de Guilad, a mis en cause l’attitude des responsables politiques dans ce dossier. « A ceux qui refusent de payer un prix ‘élevé’ en échange d’un soldat emprisonné ou qui veulent faire baisser le prix : Vous aviez suffisamment le temps, plus de deux ans pour agir. (…) Il ne s’agit pas d’une transaction boursière ou immobilière. Il s’agit de la vie d’un fils, de la vie d’un soldat de Tsahal », a-t-elle déclaré.

Dimanche, ajoute le journal, le comité ministériel chargé de la libération de prisonniers palestiniens doit se réunir afin d’élaborer une liste de quatre cent cinquante prisonniers qu’Israël est prêt à libérer en échange de Guilad Shalit. Cette liste devrait comporter les noms de soixante-dix prisonniers qui figurent sur la liste communiquée par le Hamas et dont la libération a déjà été approuvée par le comité. Elle sera remise à l’Egypte qui la transmettra au Hamas. Le journal note que c’est la première fois que le gouvernement israélien répond au Hamas par une contre-proposition.

Toutefois, selon un haut responsable israélien, le Hamas qui réclamait au départ quatre cent cinquante prisonniers en échange de Guilad Shalit, aurait dernièrement fait monter les enchères en réclamant, il y a quelques mois, mille prisonniers puis, plus récemment, mille cinq cents. Au cours d’une réunion qui s’est tenue avant-hier en présence du Premier ministre, de la ministre des Affaires étrangères, du ministre de la Défense et du vice-premier ministre, le directeur du Shabak, Yuval Diskin, et le négociateur Ofer Dékel ont affirmé que la trêve dans la bande de Gaza était à l’origine du durcissement de position de la part du Hamas. Pour les deux hommes, afin de faire avancer les négociations, il est nécessaire de faire pression sur le Hamas, même si cela met en danger la trêve.

Régional

Un hélicoptère libanais abattu par le Hezbollah

Un hélicoptère de l’armée libanaise a été abattu hier par le Hezbollah au nord du fleuve Litani. Le pilote de l’appareil a été tué. Selon le Haaretz, l’explication la plus vraisemblable est qu’il s’agit d’une erreur d’identification de la part de combattants de l’organisation chiite qui ont dû croire qu’il s’agissait d’un appareil israélien.

Cet incident, écrit le journal, témoigne de la tension qui règne au sud-Liban où le Hezbollah craint que des raids soient lancés par Israël à l’heure où l’organisation essaie de renforcer ses capacités anti-aériennes.

Intérieur

Sondage : le parti travailliste chute, Livni réduit l’écart avec le Likoud

Selon un sondage publié aujourd’hui par le Maariv, si des élections législatives avaient lieu aujourd’hui, le Likoud arriverait en tête avec 31 sièges. Le parti Kadima, s’il était dirigé par Tzipi Livni, obtiendrait 23 députés, trois de plus que lors du précédent sondage réalisé il y a quatre semaines, et le parti travailliste 12, soit une chute de cinq sièges par rapport au précédent sondage. Avec Shaul Mofaz à sa tête, Kadima n’obtiendrait que 16 sièges et se retrouverait à égalité avec le parti travailliste.

Par ailleurs, écrit le Haaretz, le ministre des Infrastructures, Binyamin Ben-Eliezer, a démenti hier les rumeurs selon lesquelles, avec d’autres responsables travaillistes, il agirait en vue de renverser Ehud Barak et de le remplacer à la tête du parti. « En aucun cas je ne soutiendrai le remplacement d’Ehud Barak. Il a été élu pour mener le parti et nul n’est plus apte que lui à être Premier ministre », a déclaré M. Ben-Eliezer

source : ambassade de France

Bloc-notes: les démocraties, désarmées face à la guerre

par Yvan Rioufol

Les démocraties vont mal. À preuve, la fascination qu’exercent la Chine et la Russie, y compris sur l’opinion occidentale. Élevée dans la repentance et l’effacement, celle-ci découvre que des nations peuvent imposer leurs volontés, sans complexes. Les fastes des Jeux de Pékin, ajoutés à une forte croissance économique, ont fait oublier le régime liberticide. Et nombreux sont ceux qui, en France, ont justifié l’invasion, par l’impériale Russie, de la Géorgie coupable d’avoir choisi le monde libre.

 La pusillanimité de la " Vieille Europe ", confrontée à ce coup de force contre un pays ayant choisi en 2003 de se rapprocher des États-Unis, rappelle le tragique des politiques d’apaisement face aux autocrates. Tandis que l’Ouest angélique réduisait ses budgets militaires, l’ex-KGB Vladimir Poutine augmentait ceux de son pays. Certes, Nicolas Sarkozy, président de l’Union, a eu raison de négocier un cessez-le-feu. Mais les Russes n’ont trouvé aucun obstacle, jusqu’à présent, à leur reconquête. Après la Géorgie : Ukraine ou Moldavie?

Ce que donnent à voir nos démocraties bavardes mais désarmées n’incite pas forcément à les suivre. D’autant que la récession qui les frappe ne leur permet plus d’offrir le bien-être pour tous. Leur incapacité à se faire respecter de certains de leurs nouveaux hôtes montre le désarroi de leurs dirigeants. Eux-mêmes ne semblent plus croire en la souveraineté des citoyens, quand ils redoutent leurs voix, comme sur le traité européen. Les mensonges du politiquement correct ajoutent au sentiment d’étouffement.

C’est sur ce terreau que s’épanouit, singulièrement en France, un discours de haine de l’Occident judéo-chrétien, remarquablement décortiqué par l’historien Pierre-André Taguieff (La Judéophobie des Modernes, Odile Jacob). Partagé par l’extrême gauche et les islamistes, ce rejet des démocraties s’exprime dans un antisémitisme décomplexé. " La haine des Juifs va sans conteste de pair avec celle de l’Occident", soutient Taguieff. Mais l’antiaméricanisme est du même tonneau.

Il est évidemment impossible de se satisfaire de ce constat d’un retour possible à la tentation totalitaire, qui trouve des échos, par exemple, auprès du futur Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du gentil facteur Besancenot. L’islam révolutionnaire, qui dénonce, comme lui et les altermondialistes, la "marchandisation du monde", est prêt à pactiser sur le dos de l’Occident et des Lumières. Les démocraties dépressives doivent donc urgemment se ressaisir. Pour l’Europe, voici venue l’épreuve de vérité.
Les deux guerres
Oui, les démocraties sont en danger. Leur faiblesse, qui s’observe aussi à travers de petites lâchetés récurrentes pour prix d’approvisionnements en pétrole et en gaz, en fait désormais des proies. Une étude de la Fondation Friedrich-Ebert (Le Monde, 15 août) révèle que près d’un Allemand sur trois pense que la démocratie fonctionne mal. En France, depuis le 11 septembre 2001, le "complot américano-sioniste" fait florès dans les discours des extrêmes, à la satisfaction des djihadistes. Désormais installés en Algérie, ceux-là sont aux portes de l’Europe (Antoine Basbous, Le Figaro, 26 août). D’autres sont même au cœur des cités. La guerre, que l’on disait chassée du Vieux Continent, y pointe à nouveau son mufle, et sur deux fronts. Il y en a, au moins, un de trop.

La menace russe n’est certes pas comparable à la menace islamiste, même si Moscou n’exclut plus la guerre froide. Il y a des familiarités entre l’Occident et la Russie qui rendent possible un rapprochement. Pour autant, le monde libre ne peut laisser sans réponse les provocations du Kremlin, qui a reconnu mardi l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud appartenant à la Géorgie. Bien sûr, les Occidentaux ont eu tort de cautionner l’indépendance de la province serbe du Kosovo. Mais Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, indifférents du sort des minorités (les Tchétchènes en savent quelque chose), ont engagé un bras de fer que l’Union européenne ne peut perdre. Il est à espérer que la diplomatie et des pressions économiques sauront raisonner les Russes enfiévrés. Confrontés eux-mêmes au fondamentalisme, que gagneraient-ils à s’allier à l’Iran et à la Syrie?

Impensable recul
Dans ce contexte, un recul de la France en Afghanistan, où dix de nos soldats ont été tués par des talibans, signerait la débandade. Impensable. Les démocraties, solidairement attaquées le 11 septembre 2001 à New York, se défendent dans ce pays lointain du totalitarisme islamique qui veut leur perte. Un échec y serait une victoire pour les djihadistes qui enrôlent de jeunes Français fanatisés. Aux défaitistes qui prophétisaient le bourbier en Irak, faut-il rappeler que des troupes arabes y combattent al-Qaida au côté de troupes américaines et que cette guerre a été gagnée, n’en déplaise à Dominique de Villepin? L’Afghanistan est l’occasion pour la France, adepte du soft power, de montrer sa détermination face aux terroristes, "ces barbares moyenâgeux " dénoncés par Nicolas Sarkozy. Le président et Bernard Kouchner ont bien replacé l’enjeu de civilisation de cette guerre qui n’ose pourtant dire son nom. "Je conteste le mot de guerre, je le conteste totalement ", dit Hervé Morin, ministre de la Défense. Mais derrière la peur des mots, n’y a-t-il pas la peur tout court ?

Héros modernes
Ces jeunes soldats qui disent tous, dans les reportages, vouloir aller au bout de leur mission en Afghanistan après la mort de leurs camarades : une abnégation qui fait d’eux les nouveaux héros modernes.

source : blog.lefigaro

Un peu d’humour

Une belle femme et un homme ont une collision assez grave. Les autos sont une perte totale.
Ils rampent donc à l’ extérieur de leur véhicule respectif.
La femme dit :
- ” Vous êtes un homme et je suis une femme. Regardez nos voitures. Rien ne reste et nous ne sommes pas blessés. C’est un signe que Dieu voulait qu’ on se rencontre et que l’on devienne amis.”
Flatté, l’ homme réplique :
- ” Je suis d’ accord avec vous, cela doit être un signe.”
La femme dit :
- “Regardez, un autre signe. Mon auto est démolie, mais la bouteille de vin à l’ intérieur est intacte. Dieu a sûrement voulu qu’ on la boive pour célébrer notre chance d’ être toujours en vie.”
Elle tend la bouteille à l’ homme. L’ homme l’ouvre, en boit la moitié et la tend à la femme.
Elle la prend, remet le bouchon dessus et la remet à l’ homme.
L’homme demande :
- ” Vous n’ en prenez pas ? ”
La femme répond :
- ” Non, je crois que je vais attendre la police pour le constat…….

Merci Terredisrael

En Georgie

Les voies de l’information sont impénétrables  et les distances ne sont pas ce qu’on croit… Le correspondant de Jerusalem et du Moyen Orient se retrouve  donc en Georgie.
Il est bien plus court de partir de Tel Aviv que de Paris pour se rendre à Tbilissi.
J’arrive donc dans cet aeroport flambant neuf en pleine nuit, la langue georgienne me semble un mystere,(apparenté au mingrélin, au laze et au zvane, langues des rives de la Mer Noire) l’alphabet georgien  créé par Pharnavaz 1er d’Iberie (!) ferait penser à une langue asiatique (sri-lankais?thailandais?).
Première journée à Akhalgori, territoire georgien à la lisière de l’Ossétie du Sud.. Les miliciens ossètes ont poussé leur avantage depuis 15 jours et occupent la région, habitée de Georgiens et d’Ossètes… ou plutot qui était habitée puisqu’une majorité a fui des le début de la guerre. Bernard Kouchner a repris des craintes d’organisations humanitaires et dénoncé une éventuelle "épuration ethnique". Nous sommes entrés dans la région, après des checkpoints russes. Ville fantome, villages déserts mais pas trace de violences. Il reste des vieux assez inquiets. La crainte des milices a sans doute suffi au départ.  Des miliciens nous interpellent. L’interprète et le chauffeur georgien n’en mènent pas large… La soldatesque jette des regards envieux sur le 4X4. Des équipes de journalistes se sont deja fait "confisquer" leur voiture. Il nous faut quitter la ville..
Quelques kilomètres à la sortie, au barrage georgien, plutot symbolique, des observateurs de l’OSCE, dont un officier français, s’enquèrent de la situation.
Retour à Tbilissi, à 60 kilomètres où l’on est bien loin d’une atmosphère de "guerre".  Certes "l’etat de guerre" a été déclaré, les écoles sont parfois occupées par des réfugiées, mais le centre est toujours animé, bars.. restaurants.
Tres loin d’Israël et de la Palestine. Et puis, au coin d’une rue, une synagogue arbore fièrement un drapeau israélien.
Deuxième jour. Route vers la Mer Noire. Quelques 5 heures dans la campagne, en passant par Gori qui porte encore les traces de l’avancée russe. Des batiments détruits, des murs noircis, des impacts de balles, ici et là mais on reconstruit déjà. A la sortie de la ville, un camp de tentes pour les réfugiés.
Plus loin, la Georgie de l’Ouest, des montagnes, le serpentin d’une rivière, et l’arrivée sur Poti, le port pétrolier où campent encore des Forces spéciales russes. On aperçoit leur campement à la sortie dela ville. Ils patrouillent parfois avec un blindé et surtout controlent les mouvements du port. Du coup , les navires américains qui devaient amener de l’aide humanitaire ont débarqué plus bas sur la cote.  Mais à Poti, les habitants ne semblent pas trop effrayés. "Les Russes ne sont pas très visibles, il n’y a pas eu de problème avec la population". Les forces de Moscou ont cependant créé des dommages dans l’enceinte du port et verrouillent  toujours ce port purement georgien… qui n’a rien à voir avec l’Abkhazie, plus au nord.
Pourtant, dans le  coucher de soleil, on se baigne dans la Mer Noire. Il fait chaud. Des cargos mouillent aularge. La confrontation russo-américaine semble ici surtout symbolique.
Les navires américains ont débarqué leur chargement à Batoumi, plus au sud. Un port et une station balnéaire, plutot vide avec les événements.
Les déclarations diplomatiques, les analyses, le thermomètre de la tension entre la Russie, l’Europe et les Americains remplissent l’actualité tandis que la Georgie essaie de continuer à vivre simplement. En cette fin d’été,la croisette de Batoumi est assez déserte. Deux bars de plage font résonner de la techno mais la piste est déserte. Les marchands de pépites de tournesol ne font pas recette.
Comme si le sort de ce coin de Caucase était suspendu aux discussions dans des immeubles de Bruxelles, Moscou , New York, Paris..

source : blog.correspondant

L’Amérique profonde décidera de l’élection

Par Guy Millière

La seule question politique vraiment importante qui se posera d’ici la fin de l’année est celle qui trouvera sa réponse le 4 novembre prochain, tard dans la soirée, aux Etats-Unis. Elle se libelle ainsi : qui succèdera à George Bush à la Maison Blanche ? De fait, le Président des Etats-Unis est, que cela plaise ou non, le chef de ce qu’on appelait autrefois, et qu’on devrait toujours appeler ainsi, le « monde libre ». L’économie américaine continue de représenter plus du quart du produit intérieur brut mondial et tire la croissance planétaire. L’armée américaine est la seule à être présente sur les cinq continents et à avoir, partout, des capacités d’intervention crédibles. La politique étrangère américaine est la seule à pouvoir influer de façon majeure sur le cours du monde.

Il est de bon ton, de nos jours, de décrier la présidence Bush. Je fais partie de ceux qui pensent, comme Bush lui-même d’ailleurs, que le temps du jugement de l’histoire n’est pas venu. Que, lorsqu’il arrivera, il permettra de voir les choses différemment de la façon dont on les perçoit en restant le nez collé sur l’actualité.

 Il n’en demeure pas moins que Bush est présentement très impopulaire. C’est un fait, aussi, qu’une grande majorité d’Américains considèrent que le pays avance dans la « mauvaise direction » et que des changements sont nécessaires. Dans ces conditions, le candidat Républicain part avec un très net désavantage. Le risque existe qu’il soit battu. Je n’entends pas pour autant renoncer du tout à l’idée qu’il peut aussi gagner. J’entends même affirmer cette idée, et dire que c’est la façon dont John McCain mènera sa campagne, qui déterminera fondamentalement le résultat final : c’est lui et lui seul qui forgera son succès ou sa défaite.

Ce qui joue en sa faveur ? Ce qu’on appelle péjorativement dans les grandes villes « l’Amérique profonde », ou, pour user du vocabulaire des magazines, le fly over country, le pays que l’on survole sans s’y arrêter.

source : leblogdrzz

Du Caucase au Moyen Orient

Par Guy Senbel pour Guysen International News

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’exacerbation des tensions entre l’Occident et la Russie. Depuis la guerre éclair déclenchée contre la Géorgie par la Russie, et la reconnaissance par le Kremlin de l’indépendance des provinces d’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, les condamnations et les risques d’une rupture diplomatique se multiplient.

 

Les tensions russo-occidentales ne sont pas sans conséquences sur l’avenir politique du Moyen Orient où la question des pourparlers de paix n’est plus à l’ordre du jour, effacée par les craintes justifiées d’une généralisation du conflit armé dans le Caucase.

Rappelons d’abord son principal enjeu, et quelques vérités. La guerre déclenchée par la Russie en Géorgie a pour objectif de décourager un certain nombre de pays membres de l’ex Union soviétique tentés de rejoindre l’Otan. D’ailleurs les Ukrainiens, qui souhaitent adhérer à l’organisation atlantiste, ont compris qu’ils constituaient aussi un frein à la volonté d’hégémonie des Russes. Ils ont apporté leur soutien aux Géorgiens, et imposent désormais des restrictions aux mouvements de flotte russe en Mer Noire. Le chef de la diplomatie ukrainienne a averti que les Russes devraient se préparer dès maintenant au retrait des dix mille hommes qui composent sa flotte dans le port ukrainien de Sébastopol. L’Europe craint que Moscou prenne Kiev pour nouvelle cible, et qu’elle parachève son tour de force face à une Europe majoritairement atlantiste, en attaquant l’Ukraine.

La Russie ne renoncera pas à contrôler le Caucase, et ne se privera pas d’un accès, via le Bosphore, à la Méditerranée. Certes, Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev attisent un nationalisme dangereux et pensent sans doute incarner une certaine « âme russe », mais l’enjeu géopolitique reste le même depuis la guerre expansionniste qu’avait menée le Tsar Nicolas 1er en 1854 : l’accès aux mers chaudes, pour mieux contrôler les frontières de l’Europe de l’Est, et celles du Moyen-Orient.

De ce point de vue, le rapprochement entre Moscou et Damas, et la récente rencontre entre le Président russe et son homologue iranien, montrent un intérêt relativement soudain de la diplomatie russe pour cette région du monde. Encouragée vivement par l’Union européenne et les Etats-Unis, la question de la paix au Moyen-Orient n’est pas une priorité de la politique étrangère du Kremlin, qui souhaite désormais montrer sa capacité à intervenir, à jouer un rôle.

Jeudi 28 août, la Russie a annoncé qu’elle userait plus fréquemment des ports syriens pour abriter sa flotte navale, manifestant ainsi l’intérêt d’accroitre sa présence militaire dans les eaux méditerranéennes. Au cours d’une visite de Bachar El Assad à Moscou la semaine dernière pour soutenir la Russie dans son offensive en Géorgie, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov avait annoncé que son pays continuerait de vendre des armes à la Syrie « tant que l’équilibre régional ne serait pas menacé », répondant aux inquiétudes exprimées par Israël. En réaction, les Etats-Unis ont annoncé qu’ils renonçaient à tout contact avec Damas tant que la Syrie ne jouerait pas un rôle positif dans la région…

Le Président russe Dimitri Medvedev a demandé au Président iranien Ahmadinejad de poursuivre les négociations avec les pays occidentaux sur son programme nucléaire. C’est à l’initiative du Président russe que les deux hommes se sont rencontrés à la Conférence des pays asiatiques au Tadjikistan. Dans son discours annuel prononcé devant le corps diplomatique français mercredi 27 septembre, le Président Sarkozy a réitéré sa formule choc, sa mise en garde contre « l’alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », ajoutant que c’est aux côtés de la Russie, avec laquelle il faut « éviter toute confrontation stérile », que les Occidentaux traitent de ce problème.

Medvedev et Poutine savent que le Moyen Orient représente une région stratégique ; ils souhaitent voir la Russie y exercer désormais une influence concurrente à celle des Occidentaux depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. L’ombre du Caucase plane aussi sur le Proche Orient.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, otage du Hamas depuis 796 jours. Pour marquer le 22ème anniversaire du soldat franco-israélien, des centaines de personnes se sont réunies à Suffa mercredi 27 août, à l’endroit précis où Guilad Shalit avait été enlevé au mois de juin 2006. Parmi les participants, Miki Goldwasser, la mère endeuillée d’Ehoud Goldwasser, a reproché au gouvernement israélien de n’avoir pas tout mis en œuvre pour la libération du jeune caporal ; elle a aussi appelé les mères palestiniennes à rejoindre la lutte pour la libération de Guilad.

source : Desinfos

Pour notre soldat enlevé

Guilad Chalit, c’est le 797e jour

le soldat Guilad Chalit kidnappé par l’ennemi

http://www.freethesoldiers.org/section_display.html?ID=1532

http://www.habanim.org/en/France.html

9576e jour :

7979e jour : 4031e jour :

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