Archives Mensuelles: juillet 2008

Les pourparlers de paix avec la Syrie

Freddy Eytan  |  Général

La quatrième rencontre avec les Syriens n’a pas dissipé les profondes divergences politiques et Jérusalem est toujours perplexe quant aux réelles intentions de Damas. Les négociations  demeurent indirectes et se déroulent dans le cadre des bons offices de la Turquie. Ce grand pays musulman accueille les pourparlers dans un climat incertain;  déchiré entre laïcs et religieux et préoccupé par la vague d’attentats terroristes des séparatistes kurdes. Face à la course vers l’hégémonie régionale  et devant la situation chaotique en Irak, Ankara cherche à jouer le rôle d’intermédiaire et de conciliateur pour faciliter son entrée à l’Union européenne.
Les pourparlers avec Israël sont un atout stratégique pour le président Assad. Il a redoré son blason et retourne par la "grande porte" au Liban. Il poursuit sa politique envers la "résistance" palestinienne et n’a pas fermé les bureaux des organisations terroristes à Damas. Il continue à refuser des négociations directes pour pouvoir exercer des pressions sur la question de l’avenir du plateau du Golan. Damas, Ankara et Jérusalem ont un intérêt commun  pour la poursuite des pourparlers mais Israël est le grand perdant jusqu’à présent. .  .
La Syrie refuse à se détacher de l’Iran et Damas continue à  réarmer le Hezbollah par des armes et des munitions iraniennes. Le Président syrien souhaite sortir de son isolement international. La dernière visite en grande pompe et médiatisée à Paris démontre qu’il a réussi. Il a obtenu du président Sarkozy le statut d’homme d’Etat « responsable » et il ne fait plus partie de l’axe du Mal aux yeux des Occidentaux. Quant à la France, elle a réussi à obtenir un rôle d’influence et à établir des relations diplomatiques complètes entre Damas et Beyrouth. La Syrie est un pays sous-développé et la situation économique est au bord du gouffre. La seule compensation du régime d’Assad a été l’intime alliance avec l’Iran et le Hezbollah.
Le Hezbollah joue au Liban le rôle d’amitié envers la Syrie, mais ne souhaite pas pour autant le retour des Syriens dans le pays du Cèdre. Le Hezbollah a ses propres projets pour régner et prend tout son temps pour réaliser ses ambitions. Damas souhaite diviser pour régner et le retour des Syriens  mettrait en péril le rêve du Hezbollah au Liban.
Aux Etats-Unis, un débat est ouvert à  savoir si l’administration actuelle  devrait engager un dialogue direct avec Damas tout en sachant à l’avance que Bachar el Assad exige préalablement un retrait total des forces américaines en Irak.
Assad est inquiet de l’existence d’un régime pro-occidental instauré en Irak et ne désire aucun compromis en ce qui concerne le Liban. Dans l’acheminement de ce raisonnement,  il ne reste à Bachar el Assad qu’un seul intérêt, c’est d’engager un processus de paix avec Israël, conscient que la concrétisation est  purement théorique.
Concernant ses rapports avec Israël, Assad a toujours hésité à riposter contre des raids de Tsahal. L’aviation israélienne a survolé à plusieurs reprises son palais présidentiel, elle a bombardé un camp d’entraînement palestinien situé à 7 kilomètres au nord de Damas et en septembre 2007, la chasse israélienne a attaqué un site nucléaire coréen en Syrie.
Tous ces raids israéliens n’ont pas entraîné de représailles et prouvent que les Syriens sont conscients de l’équilibre de forces entre les deux pays et ils n’ont aucun intérêt à s’engager dans une nouvelle guerre.
En revanche, les Syriens se servent des milices du Hezbollah pour attaquer des cibles civiles israéliennes. Le président syrien n’a ni le désir ni la fermeté ou le courage du président Anouar el Sadate. Il ne viendra pas à Jérusalem pour parler de paix devant le parlement israélien. Les dirigeants syriens refusent toute négociation directe avec Jérusalem et évitent même les contacts avec des correspondants israéliens. Assad a refusé de serrer la main à Ehoud Olmert dans le cadre de la conférence de Paris pour la Méditerranée.  Les déclarations de diplomates syriens sur le sérieux des négociations sont à prendre en considération et sans doute Damas détient la clé d’une paix globale dans la région, néanmoins, il serait naïf de croire que ces pourparlers aboutissent à la signature prochaine d’un accord de paix.   
Dans ce contexte, nous devons attendre l’installation d’une nouvelle administration américaine pour savoir si les intentions du Lion de Damas ont changé de cap et sont vraiment sincères.
source : CAPE

RSF publie des conseils aux journalistes étrangers

Alors que Pékin a annoncé, malgré ses promesses, son intention de censurer internet pour les médias présents sur place, l’organisation de défense de la presse invite entre autres les journalistes à rapporter toute atteinte à leur liberté auprès de leur ambassade ou à suivre les conseils édictés par le Club des correspondants étrangers en Chine.

La campagne de RSF sur les JO de Pékin (DR)

La campagne de RSF sur les JO de Pékin (DR)

L‘organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) publie mercredi "quelques conseils aux journalistes étrangers" qui souhaitent couvrir la situation des droits de l’Homme en Chine pendant les jeux Olympiques de Pékin en protégeant leurs communications.
RSF publie notamment une liste de sites pour installer sur les ordinateurs des programmes permettant de contourner les pare-feux (firewalls, logiciels et/ou matériels, qui ont pour fonction de faire respecter une politique de sécurité déterminée).
Les journalistes sont invités à équiper leurs ordinateurs personnels de code d’accès, à ne pas les laisser sans surveillance et à tenir compte de l’absence de confidentialité dans leurs communications.
RSF leur conseille de rassembler avant leur départ des contacts de dissidents, de ne pas utiliser sur place les services d’entreprises chinoises (généralement liées aux autorités) et de garder sur eux une traduction en chinois des règles en vigueur pour les journalistes étrangers.

Dénoncer "toute atteinte" à leur liberté

L’organisation propose aussi de consulter quelques "sources indépendantes d’information sur la Chine en chinois", telles que la BBC en chinois.
Enfin, les journalistes sont invités à rapporter à leur ambassade, au Club des correspondants étrangers en Chine, à RSF ou au Comité international olympique "toute atteinte" à leur liberté de mouvement et d’interview.
En complément, RSF publie un document du club des correspondants étrangers en Chine (Foreign Correspondants Club of China), disponible sur le site du club (www.fccchina.org), qui expose sur 36 pages des règles et des conseils pour travailler en Chine le plus librement possible, y compris l’attitude à adopter "si vous êtes arrêté".
Ces conseils sont publiés alors que les journalistes étrangers arrivés en Chine pour couvrir les JO viennent de constater qu’ils n’auront accès, contrairement aux promesses des autorités, qu’à une version censurée d’internet.

source : NouvelObs

Guy Millière : Obama ne sera pas élu

En septembre 2004, Guy Millière publiait "pourquoi Bush sera réélu", ouvrage fascinant qui trouvait sa confirmation deux mois plus tard. Il récidive dans un nouvel ouvrage à paraître en septembre 2008, prédisant la défaite de Barack Obama.

Par Guy Millière4Vérités

"Un nouveau Kennedy", dit-on ici. Un charisme supérieur à celui de Martin Luther King, ajoute-t-on là-bas. Et puis qu’il est beau ! C’est ce que précise, extatique, la rédactrice en chef d’un magazine féminin.

Un comité de soutien s’est trouvé formé où on retrouve tout ce qui compte à Saint-Germain des Prés : Sonia Rykiel, le mari d’Arielle Dombasle, l’ex-compagnon d’Yves Saint-Laurent…

la suite : leblogdrzz

Je n’ai pas d’autre pays….

Le titre de la chanson est Ein li Erets Ha’heret, je n’ai pas d’autre pays. Je trouve l’association de la musique et des images fort bien faite, MAIS, comme toujours, je ne peux m’empêcher de dire mon petit mot.

Bon, tout d’abord, il est interdit d’écouter de la musique ces trois semaines avant le 9 Av, mais je vous connais un peu, enfin, soit…

Pour le reste, en effet, nous n’avons pas d’autre pays. Bien dit bien vu !

Alors, pourquoi nous comportons-nous avec cette Terre comme si elle ne nous appartenait pas ? Parce que vous la situation politique actuelle, on ferait mieux de chanter « Ein li Erets bi’hlal » (je n’ai pas de pays du tout).

Pire encore, nous savons, enfin pour ceux qui se prêtent à réfléchir sur autre chose que la reproduction des mouches en Zambie, nous savons que cette Terre nous a été donnée. Puis elle nous a été reprise. Puis redonnée, puis reprise, pour 2000 longues années. Nous sommes de retour, c’est que D.ieu a du nous la redonner, sinon nous ne serions pas là.

Mais Il nous l’a donné pour les mêmes raisons que les deux fois précédentes : pour y pratiquer Torah et Mitsvot. La Torah, on le sait, le Peuple en est volontairement ignorant. Les Mitsvot, on l’a vu aussi, c’est pas trop notre truc non plus.

Je n’ai pas d’autre pays non, pas d’autre Terre, mais je fais tout pour la perdre à nouveau… Plutôt étonnant non les amis ? Le 9 Av approche, j’espère que plutôt que de pleurer sur la destruction des Temples (ce qui ne doit déjà pas arriver souvent), nous réfléchirons plutôt à ce qui a provoqué cet état de galoute dans lequel nous sommes encore aujourd’hui. Et si on réfléchit bien, il n’est pas interdit de prendre quelques bonnes décisions…

Video

source : Houmous

Le médicament Ritalin, utilisé pour les enfants hyperactifs, pourrait aider les personnes âgées

Le médicament Ritalin, utilisé pour les enfants hyperactifs, pourrait aider les personnes âgées à être plus alertes, selon une étude menée par l’Université de Tel-Aviv en Israël.

Les aînés qui prennent du Ritalin pourraient donc améliorer leurs capacités cognitives et leur démarche, réduisant ainsi le risque de chutes sérieuses. L’étude a été faite sur seulement 26 patients avec une dose unique de Ritalin. Les chercheurs veulent mener d’autres études pour évaluer ce concept.

Le RITALIN est répertorié par la Convention sur les substances psychotropes de 1971, ce qui en fait un produit controlé dans la plupart des pays.

Ainsi, en France et en Belgique, il fait partie des substances réglementées assimilées aux stupéfiants. En France toujours, il ne peut être prescrit initialement que par un spécialiste hospitalier ; le généraliste peut le renouveler, sur une période d’un an, au terme duquel l’enfant doit retourner consulter le spécialiste.

C’est un stimulant du système nerveux central, il agit en inhibant la recapture de la dopamine, augmentant sa concentration dans le cerveau.

La plupart des produits contenant du méthylphénidate contiennent un mélange racémique de dextro-méthylphénidate, qui est considéré comme ayant un effet plus satisfaisant.

source : IsraelValley

Yasmine Lévy : retour aux sources

par Raphael Aouate

Yasmine Lévy connaît, étrangement, le même destin que Yaël Naïm. Reconnue davantage, et d’abord, en dehors des frontières israéliennes, avant de redevenir prophète en son pays.

Jusqu’à présent, il est vrai que Yasmine s’est avérée être une ambassadrice artistique de charme. Yasmine n’est certes pas encore reconnue à sa juste valeur, et c’est bien dommage. Pourtant, elle représente la culture séfarade par excellence, et non la "musique du monde" comme certains critiques israéliens ont la bêtise de la cataloguer. Ainsi donc, la musique qu’elle développe depuis de longues années, toute entière empreinte des influences espagnoles judéo arabes, serait "une musique du monde" ? Alors que ce "monde" dont il est question est un "monde" tellement juif, puisqu’il est l’héritage d’une grande partie de notre peuple !

Yasmine est, en quelque sorte, devenue la représentante de la musique israélienne à l’étranger, en Europe plus particulièrement. La semaine dernière encore, elle participait à un programme télévisé turc, en compagnie du célèbre Ibrahim Tatlisis. Quelques semaines auparavant, elle se produisait à travers les scènes du monde entier : en Australie à l’Opéra de Sydney, en Allemagne, Espagne, Italie, Autriche, Russie, ou aux Pays Bas !

En novembre dernier, Yasmine a sorti son troisième album : Yad Anouga, chaleureusement accueilli par la presse et le public étrangers.

La chanteuse proposera des titres de son répertoire ladino et flamenco, dont elle est une grande spécialiste. "C’est très émouvant pour moi de me produire en Israël. Il n’y a pas plus impressionnant de chanter chez moi à Jérusalem, devant un public dans lequel j’ai grandi", s’exclame t-elle déjà.

Cette fidèle adepte de la culture espagnole chante aussi des prières et des textes de la Tradition juive. Accompagnée par cinq musiciens qui l’ont suivie à travers le monde, Yasmine tentera maintenant de conquérir les cœurs israéliens.

Yasmine Lévy est depuis ses premières œuvres influencée par la culture judéo espagnole chère à son père, Itshak Lévy. Celui-ci s’est efforcé, sa vie durant, de préserver la tradition des chants les plus anciens de cette culture.

Et Yasmine, sur ce plan, est bien la digne fille de son père …

source : Aroutz7

IRAN : un réacteur nucléaire secret à Al-Zarkan.

par Miguel Garroté

Monde-Info, mercredi 30 juillet 2008, 11:56. L’Institut MEMRI dans son Dossier N° 2006 du 29 juillet, le quotidien de langue arabe Al-Siyassa du 29 juillet également et le journal anglophone Arab Times du 29 juillet lui aussi confirment tous les trois – document et photo satellite à l’appui – la construction d’un réacteur nucléaire secret par l’Iran. La construction a lieu dans la région d’Al-Zarqan près de la ville d’Ahwaz dans le sud-ouest de l’Iran. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique ignorait tout de ce réacteur qui ne figurait pas dans les dossiers négociés début juillet avec l’Iran à Genève. Entre 2000 et 2003 l’Iran a exproprié des milliers d’Iraniens arabophones de la région d’Al-Zarqan. L’Iran a détruit leurs maisons et construit un mur autour du nouveau site. La construction du réacteur nucléaire a débuté avec l’installation d’un pipeline acheminant vers le site l’eau du fleuve Karoun. Le site est surveillé par les Gardiens de la Révolution islamique. Une lettre datée du 7 avril 2008 écrite par le bureau du Commandant des Gardiens de la Révolution islamique de la ville d’Ahwaz – le Brigadier Hassan Jalaliyan – lettre adressée à Mohammed Kayafir, patron de la société Mehab Qudus chargée de la construction et de la supervision du réacteur nucléaire d’Al-Zarqan, indique notamment : « …il est absolument interdit d’embaucher des arabophones du Khuzestân dans le cadre de la construction du réacteur nucléaire d’Al-Zarqan (…) l’ensemble de la construction liée à ce projet doit être mené dans le secret le plus absolu ». Une copie de cette lettre ainsi qu’une photo satellite du site sont disponibles sur http://www.alseyassah.com et sur www.memri.org.

source : Monde-Info

PAROLES DE TERRORISTES

par Ruthie Blum
Pour Aaron Klein, auteur du livre "Discuter avec des Terroristes" (Schmoozing with Terrorists), le mobile des attentats suicides repose sur le djihad mondial et non sur la pauvreté ou l’occupation, comme le proclament les médias occidentaux. "S’il y a bien une chose que les terroristes n’aiment pas, c’est d’être qualifiés de terroristes", explique Aaron Klein. C’est pourquoi les protagonistes de son enquête n’ont pas apprécié le titre de son ouvrage.

Ils lui préfèrent le terme "djihadiste" : "Quand ils m’ont reproché l’utilisation du mot ’terroriste’, je leur ai répondu que c’est ainsi qu’on appelait une personne qui s’en prend violemment à des civils."

Pour le rédacteur en chef du site Internet WorldNetDaily.com à Jérusalem, cette simple nuance de vocabulaire est fondamentale pour ceux qui se donnent comme devoir religieux de propager l’Islam dans le monde entier. Par n’importe quel moyen.
la suite : Ashomer

Quelques conséquences désastreuses de l’échange Hezbollah-Israël

Samir Kuntar accueilli dans son village de Abaï,
par le leader druze Walid Joumblat
(photo AFAP, 17 juillet 2008)
Il y a quinze jours, j’évoquais « l’échange » qui venait d’avoir lieu avec le Hezbollah, en faisant un « zoom » sur le prisonnier libéré le plus emblématique, le druze libanais Samir Kuntar qui avait assassiné de façon atroce une fillette de quatre ans (lire ici). Très vite, de nombreux sites et blogs se sont fait l’écho du dangereux précédent que constituait cette incroyable transaction – les corps de deux malheureux réservistes, contre des terroristes vivants … Mais, au-delà du risque à terme que seul l’avenir pourra confirmer, il s’avère que ce cadeau au Hezbollah a déjà eu trois conséquences désastreuses : redonner du prestige au Hezbollah, qui en avait un peu perdu au moment de son « putsh » du mois de mai ; effrayer les « modérés » convaincus que le vent avait tourné en faveur des radicaux ; et gonfler à bloc tous les extrémistes du Monde arabe. En voici quelques illustrations inquiétantes …

1) Le leader druze Walid Joumblat, qui avait pris des positions en flèche contre le Hezbollah au moment de la guerre de l’été 2006 (revoir sur le blog une de ses interviews télévisées), a adopté « profil bas », en accueillant dans son village natal son compatriote druze, le monstre Samir Kuntar (voir photo).

2) Le même Kuntar n’en finit pas de parader sur les chaînes de télévision arabes, jurant qu’il est prêt à reprendre du service. Dans cet interview de la chaîne Al-Jazeera en date du 26 juillet (voir en lien le clip vidéo sur le site de MEMRI), il glorifie l’assassinat d’Anouar el-Sadate en 1981, menaçant du même sort les autres « traîtres » à la cause arabe !

3) En même temps que les terroriste vivants furent rendus au Hezbollah les corps d’environ 200 tués, et parmi eux (parfaitement identifiés) de combattants non libanais. En faisaient partie … des Tunisiens, tombés lors des opérations du Hezbollah dans les années 90. Leurs corps ont été rapatriés pour être inhumés en grande pompe dans leur pays natal, ce qui a été l’occasion, dans la presse locale, de les honorer comme « martyrs » et de vilipender « l’ennemi sioniste » ! Lire en liens ici et encore . Une opération menée par les plus acharnés antisionistes de ce petit pays pacifique, et qui contraste, vraiment, avec les marques de réalisme dont j’ai souvent parlé sur le blog ; et en particulier dimanche dernier, en vous faisant découvrir un article bien émouvant publié dans la presse tunisienne !

source : rencontrejfm

"Affaires atomiques" de Dominique Lorentz

par Ronan Blaise

«Affaires atomiques» : voilà un ouvrage à lire absolument pour connaître les dessous de la prolifération nucléaire, domaine où – depuis au moins un demi-siècle – la vérité historique n’a souvent absolument rien à voir avec les discours politiques et/ou diplomatiques officiels…

Un ouvrage pour lequel, en octobre dernier, j’avais écrit une critique pour le webzine « le Taurillon » (www.taurillon.org) dont j’étais alors rédacteur en chef (et secrétaire de rédaction). Critique qu’on retrouvera à la suite du lien http://taurillon.org/Affaires-atomiques.

Où l’on apprend – entre autres choses – que c’est l’Etat d’Israël qui aida la France à se doter de l’arme nucléaire (et non l’inverse…), que c’est ce sont les derniers gouvernements de IVe république (composés de ministres socialistes, radicaux et chrétien-démocrates) qui mirent en place le projet de force de frappe (et non le général de Gaulle) et que cet arme nucléaire avait initialement une vocation européenne dans le cadre d’une stratégie atlantiste (et non pas seulement franco-française).

affaires atomiques
Où l’on apprend égalerment que la France et l’Iran impérial avaient signé un partenariat nucléaire cachant un volet militaire destiné à aider l’Iran à se doter de la bombe atomique. Où l’on apprend que l’investissement de l’Iran dans le consortium nucléaire européen Eurodif lui garantissait ainsi une part de la production d’uranium enrichi par cette entreprise. Seule la révolution iranienne et l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeini ayant pu changer la donne géostratégique, la France mettant alors un terme à cette coopération et bloquant les avoirs de l’Iran dans Eurodif.

Où l’on appprend donc que les attentats "parisiens" de 1985-1986, l’affaire des otages français détenus au Liban par des groupes terroristes manipulés par l’Iran, l’assassinat de Georges Besse (ancien président d’Eurodif, consortium nucléaire "européen" dont l’Iran des mollahs était actionnaire…) par les militants d’ extrême-gauche « Action Directe » et l’accident d’avion inexpliqué de Michel Baroin auraient fait partie d’une campagne terroriste de l’Iran cherchant à poursuivre son programme nucléaire.

la suite : Terre d’Israel

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