Géopolitique/ Plus qu’une vilénie, une faute
PAR Michel Gurfinkiel.
Le 2 juillet, la chancelière allemande Angela Merkel a exigé, devant le Bundestag, « des engagements de toutes les parties au Moyen-Orient, notamment en ce qui concerne un gel des constructions dans les colonies israéliennes en Cisjordanie ». Elle a estimé que ce dernier point conditionnait la poursuite d’un processus de paix et la mise en place « urgente et nécessaire » d’une solution fondée sur la coexistence de deux Etats en Palestine.
Ce propos est évidemment une vilénie. Sur le fond, puisqu’il fait retomber sur Israël la responsabilité principale, sinon exclusive, de l’échec de tous les processus de paix israélo-palestiniens, des accords d’Oslo de 1993 à la « feuille de route » de 2002, comme si Yasser Arafat n’avait jamais existé, comme si le Hamas, aujourd’hui, n’existait pas, et comme si le Fatah de Mahmoud Abbas, composante principale de l’Autorité palestinienne actuelle, avait réellement renoncé au démantèlement de l’Etat juif. Mais aussi dans sa forme, puisque la chancelière allemande oublie et renie purement et simplement les positions pro-israéliennes qu’elle n’avait cessé jusque là de défendre. En mars 2008 encore, Angela Merkel déclarait devant un autre parlement, la Knesset israélienne, que l’Allemagne assumait une « responsabilité spéciale » envers le peuple juif en raison de la Shoah. Elle n’avait pas évoqué, à cette époque, la question des « colonies » israéliennes, ni abordé celle de Jérusalem-Est, qu’elle jugeait « trop complexe ».
La seule excuse de Merkel, c’est qu’elle n’est pas seule dans ses palinodies. Elle ne fait que suivre le président français, Nicolas Sarkozy, pro-israélien presque excessif avant son élection, qui envisageait pourtant, sitôt élu, de nommer Hubert Védrine au Quai d’Orsay. Ou l’Américain Barack Obama, qui allait à Sdérot quand il n’était que candidat, et ne va plus, aujourd’hui, qu’à l’université Al-Ahzar.
Mais l’important n’est pas là. On n’attend pas d’un prince – même en démocratie – d’être un saint, mais un homme habile et sensé. En reniant aujourd’hui l’Israël qu’ils avaient feint hier d’encenser, Merkel, Sarkozy ou Obama, servent-ils leur propre politique ? Non. Pour reprendre et paraphraser – mutatis mutandis - le mot de Talleyrand : « Madame et Messeigneurs, ce que vous commettez est pire qu’un crime, c’est une erreur ».
Si le but est d’obtenir des concessions israéliennes, le procédé est mal choisi. George Mitchell, émissaire d’Obama au Proche-Orient, aurait dit, selon le Yedioth Aharonoth, au gouvernement israélien : « Quand vous aurez déclaré le gel de la colonisation en Cisjordanie, les pays arabes qui n’ont pas de relations avec vous permettront à vos avions de survoler votre territoire ». En d’autres termes : suicidez-vous et vous pourrez faire un peu plus de tourisme.
C’était déjà l’offre de Hafez el-Assad, le fondateur de la dynastie alaouite syrienne, dans ses négociations de l’an 2000 : « Donnez-moi le Golan et même la rive orientale du lac de Tibériade, en d’autres termes la suprématie géostratégique, et vous pourrez vous rendre à vos vacances turques, à Antalia, par la route, via la Syrie, plutôt que par avion ». Comme on le sait, Israël, alors dirigé par le travailliste Ehud Barak, accepta alors ce deal insensé, sous la pression de Bill Clinton. Et ce fut Assad qui refusa. Clinton n’en revint pas. Il ne comprenait que la logique du Moyen-Orient, d’Amalek à l’Iran des mollahs, et des Assyriens aux jihadistes, n’est pas de tout obtenir, mais d’obtenir plus que tout. Qu’elle n’est pas de gagner une guerre mais de manger le vaincu tout cru. Et que la concession israélienne ne servait qu’à démontrer qu’Israël, n’étant plus capable de se défendre, était destiné à mourir.
Israël n’a jamais méprisé les vacances, même chez l’ennemi. Mais son existence lui est plus chère encore. Et le précédent de 2000 lui est resté sur le cœur. C’est pourquoi, depuis, il vote à droite. C’est pourquoi Nethanyahu est aujourd’hui premier ministre, et non Tsipi Livni. (Barak, qui a tiré la leçon lui aussi, est le ministre de la Défense de Nethanyahu).
Mais allons plus loin. Quelle garantie Obama, Sarkozy, Merkel, appportent-ils à Israël si celui-ci souscrit à leur demande et gèle les constructions en Cisjordanie (y compris, selon la véritable pensée du Département d’Etat américain, du Quai d’Orsay français, et du Service extérieur allemand, Jérusalem) ? Leur parole. Mais celle-ci ne vaut hélas plus rien. Ils l’ont eux même brûlée, réduite en cendre, en tenant leurs propos d’aujourd’hui. Obama, en particulier, devrait savoir que son prédécesseur George W. Bush, partisan ardent de la solution des deux Etats en Palestine, a confirmé explicitement à Israël par un instrument appelé « lettre du président des Etats-Unis » que Washington reconnaissait la légitimité, quarante ans après la guerre des Six Jours et en conformité avec la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, d’un rattachement à Israël des principaux « blocs de population israélienne » en Cisjordanie, soit 3 à 5 % du territoire contrôlé par la Jordanie avant le 4 juin1967 – et 90 % du total des implantations.
S’il prétend ne pas être lié pas les engagements de George W. Bush, qu’Obama ne s’étonne pas de l’inefficacité de ses propres garanties. Ce n’est plus affaire de sentiments ou de morale, mais de simple bon sens. Il se prive d’un moyen important de persuasion, donc de pression. Plus qu’une vilénie – une erreur.
© Michel Gurfinkiel & Hamodia, 2009
source : lexpress
Terre et Mer d’Islam
par Michel Garroté
Lu pour vous aujourd’hui – Soixante mahométans brûlent 32 voitures. Un basque gouverne la Cisjordanie. Du sulfure d’hydrogène navigue au large de la Somalie. Le roi d’Arabie Saoudite autorise les bombardiers israéliens à faire usage de son espace aérien. Le Talipakistan vous souhaite la bienvenue. 400.000 déplacés et tout le monde – ou presque – s’en moque. Des Kolkhozes médiatiques subventionnés. L’Encyclique sociale de Benoît XVI publiée juste avant l’ouverture du G8.
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Beyrouth-sur-Loire – Une soixantaine de « jeunes » ont affronté cette nuit des forces de l’ordre. Les jeunes ont allumé de nombreux incendies et ont caillassé des policiers qui ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Le calme est revenu vers 4:30 du matin. Au total 32 véhicules ont été incendiés. Et des boutiques d’un centre commercial, ainsi que des locaux pour l’emploi, ont été endommagés. Les « jeunes » ont commis cela parce que, paraît-il, ils auraient appris, comme ça par hasard, que l’un des leur aurait, semble-t-il, commis une tentative présumée de suicide apparent dans un commissariat. Cela s’est passé à Firminy. Dans la Loire. En France.
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La Judée-Samarie annexée par le Pays basque – Le « Chef » (un fonctionnaire) de la Délégation de l’Union Européenne en Israël, un certain Ramiro Cibrian Uzal, sociologue d’origine basque (sociologue et basque à la fois, c’est tout dire…), a été judicieusement convoqué aujourd’hui mercredi 8 juillet le matin au Ministère israélien des Affaires étrangères, pour s’expliquer sur les déclarations (stupides) qu’il a balancées avant-hier lundi 6 juillet, déclarations (stupides) selon lesquelles les communautés israéliennes de Judée-Samarie étranglent, soi-disant, l’économie palestinienne et maintiennent, soi-disant, les palestiniens dans un état de dépendance vis-à-vis des pays donateurs (je suppose que c’est une plaisanterie, et si oui, elle est de très mauvais goût).
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Le « Chargé d’affaires de l’Union Européenne en Israël », Roy Dickinson, raconte lui aussi ce genre d’histoires. Roy Dickinson se passionne pour l’huile d’olive palestinienne depuis le temps ou il officiait comme « chef des opérations au Bureau de la Commission européenne en Cisjordanie et à Gaza », selon la courte formule usitée dans l’administration e l’UE. En fait, avec Ramiro Cibrian Uzal et Roy Dickinson, sans compter tous les autres fonctionnaires, plus personne ne sait exactement qui fait quoi, quand et où.
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Le Ministère israélien des Affaires étrangères rejette – évidemment – ces déclarations et souligne qu’elles outrepassent le mandat du Bureau de la Commission technique de la Commission européenne (purée, le labyrinthe bureaucratique européen ne s’arrange pas, la Commission technique de la Commission…) et que ces déclarations sont infondées. Le Ministère israélien des Affaires étrangères ajoute : « Elles (les déclarations) ignorent le fait que la question des implantations doit, selon un accord entre les parties, être traitée parallèlement au respect des autres obligations, notamment les obligations des Palestiniens concernant la sécurité d’Israël ».
la suite : Monde Info
Jérusalem libérée, indivisée et éternelle
Monsieur le Président Sarkozy,
L’engouement qu’a suscitée votre élection à la fonction de Président de la République française n’a d’égal que la déception actuelle.
Nombreux furent les électeurs juifs et amis d’Israël à espérer une politique nouvelle.
Les confusions inconscientes ou voulues de votre part furent nombreuses. Ainsi nous avons entendu votre ferme condamnation de “l’antisémitisme et de l’islamophobie”. En somme la condamnation de la haine du Juif quel qu’il fut, même s’il n’habite pas les terres historiques de Judée Samarie, qu’il soit laïque ou religieux, pauvre ou riche, sioniste ou même s’il ne l’est pas encore! Cet antisémitisme a coûté au peuple juif deux mille ans de pogromes, d’inquisitions, d’expulsions, de lois discriminatoires, de zones d’habitation interdite, de camps d’extermination et aujourd’hui encore des propos onusiens inadmissibles.
L’islamophobie est le rejet d’une religion de haine, de conquêtes et de “guerres saintes”, de djihad, d’avilissement du statut de la femme et du non musulman, de volonté d’imposer une loi cruelle sur le monde entier et du foyer d’un terrorisme ignoble et sanguinaire. Mettre sur un même plan l’antisémitisme qui vise la destruction d’un peuple et l’islamophobie qui rejette une doctrine totalitaire qui s’était d’ailleurs alliée au Reich nazi, est une malhonnêteté intellectuelle si elle est volontaire ou une incommensurable erreur si elle est le résultat de l’ignorance.
Mettre sur le même plan l’antisémitisme et l’islamophobie revient à l’objectivité que décrivait Anatole France à propos d’un décret municipal interdisant de mendier sur la voie publique aussi bien aux riches nantis qu’au pauvres miséreux!
Vous vous arrogez le droit de décider sur quelles parties de la Terre d’Israël, les Juifs auront le droit de construire et de vivre. Inutile de vous préciser que ce que vous appelez les “colonies juives” furent et continueront à être construites sur des terres qui furent désertifiées par l’absence forcée des Juifs, sur des terres dont nul propriétaire “non juif” ne fut spolié, des terres qui n’avaient plus connu verdure et civilisation depuis l’exil imposé aux Juifs il y a deux millénaires et que nul arabe n’a jamais cultivé.
Seul cet amour unique dans l’histoire porté par le peuple juif pour sa terre, seul le son de la langue hébraïque que cette terre attendait impatiemment ont permis la renaissance de ces sites historiques. Ces “colonies” étaient déjà habitées par des Juifs, mes ancêtres et peut être une partie des vôtres, qui discutaient des lois et de la philosophie alors que Paris, pour reprendre une formule célèbre, n’était encore qu’un vaste marécage.
Dans ce monde et cette France touchés par la crise, le chômage, la guerre en Afghanistan, la situation irakienne, les risques de prise de pouvoir des Talibans sur Islamabad et sa bombe nucléaire, les vociférations d’un Ahmadinejad, les essais nucléaires de la Corée du Nord, l’invasion de l’Europe par des idéologies totalitaires étrangères à sa culture, la pandémie de grippe… votre problème majeur reste la création d’une maison juive supplémentaire en Israël! C’est trop d’honneur et notre fierté s’en trouve en expan-sion.
Vous reprenez à votre compte des notions que l’on espérait disparues de l’Histoire et une politique qui coûta cher au monde civilisé face au nazisme.
“Judenrein”! C’est ainsi que vous désirez voir (dans un premier temps) la Judée et la Samarie. En dehors de ces zones, un “numerus clausus” pour les Juifs qui doivent réfréner leur accroissement naturel pour ne pas avoir à édifier de nouvelles maisons.”Quota imposé” et “quartiers réservés” dans lesquels les Juifs auraient le droit de subsister sans gêner les populations arabes qui, elles, devraient continuer à bénéficier des bienfaits de la démocratie israélienne et du racket imposé au monde. Peu vous importe que le peuple palestinien soit une invention récente de la Ligue arabe et du bloc communiste, que la “Palestine” n’ait jamais existé, que Jérusalem n’est jamais citée dans le Coran et qu’elle n’a rien de saint pour les musulmans! Vous prônez une politique de “territoires contre la paix” que la France a déjà expérimentée avec Hitler et Daladier: la Rhénanie remilitarisée en échange de la Paix, les Juifs sacrifiés en échange de la Paix, la Tchécoslovaquie dépecée en échange de la paix, la démocratie bafouée en échange de la Paix et le résultat que vous connaissez si bien que vous faites étudier la lettre de Guy Moquet aux jeunes générations. Nous avons connu trop de jeunes tombés en résistant à nos ennemis pour recommencer les erreurs du passé.
Les arabes ont autant de droit sur la Terre d’Israël que les musulmans français fraîchement immigrés en ont sur le Nord –Pas de Calais. Ils ont autant le droit de squatter le Mont du Temple qu’à établir leur muezzin sur les tours de Notre Dame.
En fait vous ne proposez pas “deux états pour deux peuples” mais 22 états pour un peuple et un état croupion- protectorat pour le peuple Juif. Une nouvelle forme de ghetto!
Toute cette politique nous amène à votre dernière diatribe contre notre ministre des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman et votre inadmissible ingérence dans les affaires internes de la démocratie israélienne. Vous ne pouvez le recevoir ni le voir! Il est vrai que le Kadhafi reçu en grande pompe à l’Elysée, les potentats arabes de pays esclavagistes conviennent mieux à votre diplomatie et trouvent grâce à vos yeux. Il n’y aurait donc qu’un Juif veillant aux intérêts sécuritaires et aux droits nationaux de son peuple qui ferait tache à l’Elysée. A moins que ce ne soit par pure convoitise devant un ministre courageux et déterminé comparé à celui qui occupe les locaux du Quai d’Orsay. Lui n’a pas encore compris pourquoi ses grands parents ont été déportés et ce qu’il eut fallu faire pour qu’ils ne le fussent point! M. Lieberman comprend ce qu’il faut réaliser pour que ses enfants puissent vivre libres. Il est vrai que son after-shave ne sent pas bon ce pétrole que votre prédécesseur aimait humer à l’Elysée.
Israël n’est ni un protectorat américain, ni un dom tom européen mais un pays souverain dont le peuple, a amené au monde la culture, la morale et la foi dans un avenir meilleur et a payé le lourd tribu du sang pour sa liberté. Cet héritage est peut-être trop lourd pour vous mais il est à notre mesure.
Nous avons effectivement ajouté la psychose d’Oslo au syndrome de Stockholm ! Nos dernières élections ont montré les signes encourageants de notre guérison.
J’espère que Madame Tsipi Livni vous adressera une protestation virulente devant votre “conseil”.
Nous aimons trop la France pour la voir s’enfoncer dans un abîme de lâcheté politiquement correcte que vous aviez su dénoncer et nous restons confiants dans notre destinée sur notre Terre et dans le retour de la lucidité chez nos amis.
Les Empires ont disparu et le peuple Juif persiste. Que voulez vous? C’est bien un de vos mentors qui a confirmé que nous étions “un peuple fier, sûr de lui et dominateur”.
Avec l’expression de mon ancienne haute considération.
Jacques KUPFER
Président du Bloc National des juifs francophones.
source : Houmous
Pour notre soldat enlevé
Guilad Chalit, c’est le 1111e jour

le soldat Guilad Chalit kidnappé par l’ennemi
http://www.freethesoldiers.org/section_display.html?ID=1532
http://www.habanim.org/en/France.html

5923e jour : 4372e jour :

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE
Mercredi 8 juillet 2009
Les titres
The Jerusalem Post
Obama affirme qu’israel n’a absolument pas le feu vert pour attaquer les sites nucléaires iraniens
Maariv (Le soir)
en Israël, on estime : Moubarak quittera ses fonctions
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Le médiateur dans de mauvais draps
Haaretz (Le pays)
Les négociations pour la libération de Shalit reprendront prochainement. Moubarak : « Il est en bonne santé »
Régional
Les contacts pour la libération de Shalit reprennent / Alex Fishman et Smadar Péri – Yediot Aharonot
Les négociations sur la libération du soldat captif Guilad Shalit devraient reprendre dans les prochains jours, ont indiqué hier des sources égyptiennes.
Selon ces sources, les nouvelles négociations reprendront exactement au point où se sont arrêtées celles menées par Ofer Dekel. De même qu’alors, Israël demande au Hamas de lui transmettre une nouvelle liste de 125 prisonniers à la place de la liste qu’il lui avait soumise par le passé. En effet, il semble que le Hamas dispose déjà d’une telle liste, qu’il devait remettre à Israël en mars dernier, avant de se rétracter.
Pour sa part, le Hamas exige d’Israël de réduire le nombre de prisonniers qui seront expulsés vers la bande de Gaza, et de le fixer à plusieurs dizaines. Rappelons que dans le cadre des échanges entre Ehud Barak et les Egyptiens, le mois dernier, ces derniers ont essayé de convaincre Israël de réduire ce nombre, mais en vain.
Le président Shimon Pérès a entamé hier sa visite au Caire par un long entretien en tête-à-tête avec le président Moubarak. Ils ont discuté de l’initiative de paix arabe ainsi que de la libération de Guilad Shalit. « Je crois que Guilad Shalit est en bonne santé et j’espère que cette histoire se terminera prochainement », a déclaré Moubarak. (…)
De hauts responsables au Caire ont informé leurs homologues israéliens qu’en évoquant l’état de santé de Shalit, Moubarak s’est fondé sur des informations qui lui avaient été communiquées par son ministre chargé des services de renseignements, Omar Suleiman. En effet, on apprend qu’une délégation de hauts responsables des services de renseignement égyptiens s’est rendue à Gaza il y a une dizaine de jours et aurait reçu des informations sur l’état de santé de Shalit.
Diplomatie
Feu vert américain pour une construction limitée en Cisjordanie / Maya Bengal – Maariv
De façon surprenante, les Américains acceptent la construction de 2 500 logements dans les colonies et ce, contrairement à toutes les déclarations qu’ils ont tenues concernant Israël ces derniers mois, depuis l’entrée en fonction de la nouvelle administration.
En effet, le ministre de la Défense Ehud Barak est parvenu à convaincre les Américains de permettre à Israël de terminer la construction de tous les bâtiments dont les travaux avaient déjà été entamés. Il s’agit de 700 immeubles qui correspondent à 2 500 logements.
Cette percée, très significative pour les relations israélo-américaines en général et pour l’attitude américaine envers les colonies en particulier, a été obtenue avant-hier, lors de l’entretien de Barak avec l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, à Londres. Barak est venu à cette rencontre muni d’un dossier détaillé sur les constructions dans les colonies. L’objectif était de présenter aux Américains une « capture d’écran » des projets en cours pour que, dans le cadre de tout accord futur sur les colonies, on ne puisse pas accuser Israël d’avoir lancé de nouveaux projets sur ces sites. (…)
Barak a par ailleurs convenu avec Mitchell que si un accord était conclu sur le gel de la construction dans les colonies, cela ne se ferait que dans le cadre de négociations régionales impliquant la Syrie et le Liban (…) Autrement dit, les Américains ont accepté la position israélienne, selon laquelle on ne demandera pas à Israël de geler préalablement la construction dans les colonies, si ce n’est dans le cadre d’un processus diplomatique global, impliquant les pays arabes et l’Autorité Palestinienne.
Un haut responsable politique explique qu’un développement important qui obligerait Israël à geler les colonies pourrait être la tenue d’une conférence internationale à l’initiative de Barack Obama, où les pays arabes devront démontrer leur engagement en adoptant des mesures de normalisation avec Israël.
Obama réagit aux propos de Biden : « il n’y a absolument pas de feu vert pour attaquer l’Iran » / Natasha Mozgovaya – Haaretz
Le président américain Barack Obama a affirmé hier qu’il ne faut pas interpréter les propos tenus avant-hier par son second, Joe Biden, comme un feu vert pour Israël d’attaquer en Iran. Biden avait déclaré qu’Israël a le droit de décider pour lui-même du lancement d’une telle attaque.
« Les Etats-Unis ne donnent absolument pas de feu vert à Israël pour lancer une attaque en Iran », a déclaré Obama, lors d’une interview à la CNN, donnée depuis Moscou. « Nous avons dit directement aux Israéliens qu’il est important d’essayer de résoudre (la crise) au niveau international, de façon à ne pas provoquer de grave conflit au Proche-Orient », a-il-ajouté. Selon Obama, son second Joe Biden a voulu rappeler un fait et non pas envoyer un signal à Israël (…).
Intérieur
Laissez tomber l’idéologie, l’essentiel c’est la politique / Aluf Benn – Haaretz
Binyamin Netanyahu a eu beaucoup de chance dans les 100 premiers jours de son deuxième mandat de Premier ministre d’Israël (…)
Grâce à l’accalmie dans les Territoires et aux frontières, il a pu œuvrer pour atteindre son objectif principal : la consolidation de son statuts politique. Lorsqu’on lui demandait, avant les dernières élections, en quoi il avait changé depuis son premier mandant, il répondait : j’ai appris à être un homme politique. J’ai vu comment Sharon et Olmert se conduisaient à l’égard des gens et des autres hommes politiques, et je l’ai intégré. J’ai compris que la politique était un « people business » et j’ai appris à tendre l’oreille lors des réunions.
Netanyahu peut être satisfait de lui au terme des 100 premiers jours au pouvoir. Il s’est déplacé de la droite vers le centre de l’échiquier politique en faisant sien le principe de deux Etats pour deux peuples qu’il a fait adopter par le Likoud sans véritable opposition. Sa coalition est stable, les ministres les plus éminents lui apportent leur soutien et sont responsables de peu de fuites diffamantes à son égard. L’opposition dirigée par Tzipi Livni est neutralisée depuis que Netanyahu lui a dérobé sa raison d’exister : le soutien à un Etat palestinien.
Son nouveau positionnement politique ne s’est pas fait sans sacrifices. Cela lui a coûté un reniement cynique des idées auxquelles il croyait par le passé, aussi bien dans le domaine politique que dans la sphère économique. (…) Pour le nouveau Bibi, comme pour Sharon à l’époque, l’idéologie est l’apanage des naïfs ; il change de politique selon ses objectifs immédiats. C’est la raison pour laquelle il a décidé de soutenir l’idée de deux Etat pour deux peuples et d’augmenter les impôts.
source : ambassade de France en israel
LA SYRIE EXIGE LE GOLAN ” SUR UN PLATEAU EN OR ”
par Shraga Blum
Pour ne pas faillir à la tradition, le Président de l’Etat Shimon Pérès, dont les fonctions sont purement honorifiques, avait saisi hier lundi son bâton de pélerin infatiguable de la paix, et avait annoncé aux Syriens “qu’ils pourraient récupérer le Golan, non pas sur un plateau d’argent (pour paraphraser une phrase de Nathan Alterman), mais qu’ils devraient auparavant revois leur lien avec l’Iran et le Hezbollah”. En cela, Pérès était dans la droite ligne de…Shimon Pérès, qui il y quelques années provoquait une onde de choc dans la société israélienne en déclarant aux médias “que le Golan est un terre syrienne”. Mais comme d’habitude, la générosité envers nos ennemis manifestée par les représentants de cette frange politique du pays a été payée en retour par une gifle venue de Damas.
Lors d’une conférence de presse donnée par le ministre syrien des Affaires Etrangères, Walid Al-Moualem en présence de son homologue allemand, Frank Walter Steinmeier, le chef de la diplomatie syrienne a tenu à mettre les choses aux point le plus nettement possible: “Nous voulons récupérer le Golan sans aucune condition, car cette terre est à nous, et nous exigeons de le recevoir sur un plateau en or et non en argent !” Il a rajouté que les discussions indirectes entre Israël et la Syrie ne reprendraient “que lorsque’Israël aura montré de manière claire sa volonté de paix” (traduction: “se sera engagé à se retirer du Golan sans conditions”).
Le ministre allemand a relevé “la volonté syrienne de s’insérer dans le processus de paix” et a “demandé à Damas de jouer son rôle dans la pacification de la région”…
source : Riposte sefarade
Les raisons de l’entente Sarkozy-Nétanyahou
Par Pierre Rousselin
Benyamin Nétanyahou est reparti satisfait de ses entretiens à Paris. Il n’a pas convaincu Nicolas Sarkozy de l’utilité de poursuivre la colonisation en Cisjordanie ni de la nécessité pour l’État palestinien à venir d’être « démilitarisé », mais il a le sentiment d’avoir été entendu et de disposer à l’Élysée d’un ami sur qui compter.
Pour les relations franco israéliennes, il y a là quelque chose d’assez remarquable. Sur la forme, l’entente a rarement été aussi bonne. Avec un interlocuteur aussi coriace que Nétanyahou, cela tient du prodige diplomatique.
Trois raisons expliquent l’embellie franco israélienne.
La première est évidente : c’est le refroidissement israélo-américain. Nétanyahou sait qu’il ne peut pas se battre sur tous les fronts. En difficulté face à un Barack Obama qui insiste pour qu’Israël arrête « totalement » la colonisation et qui ne va pas mollir sur ce point, le chef du Likoud a besoin de montrer aux Israéliens, aux Américains et à tous les autres qu’il lui reste des amis. Il ne va pas s’étendre sur les divergences de fond, bien réelles, avec la France. Pour Nicolas Sarkozy, les tensions entre Israël et les États-Unis ouvrent le jeu au Proche-Orient en faveur de la France et à l’Europe. Les bonnes dispositions de Nétanyahou en sont un premier signe.
La deuxième raison, c’est l’Iran. Sur cette question-là, Nicolas Sarkozy est en pointe. Israël apprécie la fermeté de la France qui, à la différence des États-Unis, dénonce la fraude électorale à la présidentielle du 12 juin, condamne sans réserves le durcissement du régime des mollahs et appelle à des sanctions renforcées contre Téhéran. Nétanyahou voit d’un très mauvais œil les offres de dialogue de la Maison-Blanche. Il pense qu’Obama serait plus coulant avec Israël s’il ne s’était pas mis en tête de bâtir une coalition avec les pays arabes pour isoler Téhéran. Nétanyahou se trompe parce qu’au-delà de l’Iran, Obama s’est donné pour mission de rétablir l’image de l’Amérique dans le monde musulman, quitte à affaiblir les liens avec Israël.
La troisième raison tient au fait que Sarkozy et Nétanyahou pensent à l’avenir. S’il doit céder aux pressions américaines sur la colonisation, comme cela est vraisemblable, Bibi Nétanyahou devra changer d’alliés politiques en Israël. Un vrai gouvernement d’unité nationale, avec la participation de Kadima, le parti de Tzipi Livni, serait alors en mesure de conduire des négociations de paix. C’est alors que les choses sérieuses commenceront. Chacun s’y prépare et relativise les divergences du moment présent.
Nétanyahou a accepté la notion d’un État palestinien. Les conditions qu’il pose sur Jérusalem, sur la « démilitarisation », sur le refus absolu de tout « droit au retour » sont des positions de départ. L’important est que les négociations puissent un jour commencer. Mais nous n’en sommes pas encore là.
source : lessakele
Une journée avec Amos Gitaï au festival d’Avignon
A Avignon, Amos Gitaï adapte La Guerre des Juifs, de Flavius Josèphe. Une distribution internationale et une Jeanne Moreau narratrice rejouent l’épisode de la conquête romaine en Judée.
Il est 21 heures tapantes lorsque le taxi repart vers Avignon, nous laissant, dans la solitude d’un soir chaud et parfumé, à l’orée de la carrière de Boulbon. C’est là que le réalisateur israélien Amos Gitaï et son équipe répètent pour la première fois La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres, d’après l’oeuvre de Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs. De la falaise de craie à demi-dévorée par l’ombre s’élève une mélopée singulière, écho lointain à celles que fit résonner Peter Brook dans le Mahabharata. Au loin, un lapin file, agile. Lieux déserts tellement habités.
D’emblée, Christine Chalas, l’assistante du réalisateur, annonce que Jeanne Moreau, la narratrice du spectacle, ne viendra pas ce soir. Dommage. La veille, dans le mistral qui fouettait durement, elle était présente au rendez-vous qui réunissait les différents éléments de la troupe: cinq Israéliens, un Américain, un Palestinien et quatre Français. Tant de langues à entendre, à se mêler, à se répondre… Assis en bas des gradins, micro en main, Amos Gitaï est entouré d’une dizaine de personnes, dont sa conseillère artistique, Chloé Obolensky. Certains, comme l’acteur Eric Elmosnino, portent des châles aux couleurs éteintes, préfiguration des costumes à venir. La scène évoque quelque conjuration autour d’un chef aux cheveux noirs et bouclés.
Devant eux, terreuse et caillouteuse, la piste est habitée par trois hautes tours en échafaudages métalliques. Ce sont les fortifications d’où tomberont le feu et l’huile bouillante, qu’attaqueront de redoutables béliers et où mourront femmes, enfants et guerriers. Au milieu de ces géants de métal, émouvante dans sa fragilité, une petite table est installée sur une estrade à peine surélevée. C’est là qu’hier Jeanne Moreau, robe et manteau de soie bleu ciel, a lancé les premières paroles de l’historien Flavius Josèphe. Ce soir, elle est remplacée, en toute modestie, par la dramaturge de Gitaï, Marie-José Sanselme, laquelle ne se prive pas de brocarder gentiment “l’immense talent” de cette nouvelle Jeanne.
“Lorsqu’on annonça à Néron les revers subis par les Romains en Judée, il fut envahi d’appréhension. A qui confier l’Orient ébranlé?” Ainsi commence l’extraordinaire récit-reportage de Josèphe, qui raconte l’insurrection des Juifs contre les Romains, en l’année 66 de notre ère. Juif lui-même et devenu romain à cause de la guerre, Josèphe était le scribe des vainqueurs. Un moyen de consigner, aussi, l’histoire du peuple juif.
la suite : jss
Les médias pakistanais rapportent : la montée des Talibans et la chute de Karachi
Des articles dernièrement parus dans les médias pakistanais indiquent une préoccupation croissante face à la montée des activistes talibans à Karachi, plus grande ville commerciale du Pakistan. Selon un rapport paru le 15 avril 2009 dans le Daily Times, basé à Lahore, “les Talibans agissent secrètement à Karachi et extorquent des millions de roupies, sous forme de “dons”, des membres des tribus de Mehsud et Wazir résidant dans la ville”. (1)
“Il y a quelques mois, un représentant taliban a réuni plus de deux millions de roupies en quelques jours”, relève le rapport, notant que si certains donateurs sont solidaires des talibans, d´autres paient par crainte de réprimandes.
Un rapport du 30 mars 2009 paru dans le quotidien pakistanais The News, intitulé “La montée des Talibans, la chute de Karachi”, souligne que ces militants menacent notamment les femmes et les hommes d´affaires de Karachi.
la suite : Ashomer
Pour notre soldat enlevé
Guilad Chalit, c’est le 1110e jour

le soldat Guilad Chalit kidnappé par l’ennemi
http://www.freethesoldiers.org/section_display.html?ID=1532
http://www.habanim.org/en/France.html

5922e jour : 4371e jour :
